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NO PASARAN…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la lutte finale et de la tortilla réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 17 août 2013, 30è et denier jour de thermidor dédié au moulin.

Alimentons notre galerie de portrait en souvenir de ce grand résistant anti-franquiste qu’était Francisco Ponzan-Vidal. Il est mort le 17 août 1944, (fusillé par les nazis) à Buzet-sur-Tarn près de Toulouse. Militant anarcho-syndicaliste espagnol, guérillero antifranquiste et résistant. Né le 30 mars 1911, à Oviedo (salut Bennie), il passe son enfance à 56082007_pHuesca puis fait des études à l’école normale. Il s’affilie à la C.N.T. et collabore à la presse libertaire. Son militantisme lui vaut alors d’être à plusieurs reprises arrêté et détenu pendant plusieurs mois durant les années 1932 et 1933. En avril 1936, il entame une tournée de conférences, il est à Huesca lorsque survient le soulèvement fasciste. Il se démène alors pour organiser une contre offensive. Le 6 octobre 1936, à Bujaraloz, il prend une part très active à la création du « Conseil d’Aragon » où il s’occupe du ravitaillement puis de l’information. Puis il rejoint durant l’été 1937 la « Colonne Rouge et Noire » où il organise un groupe de contre-espionnage « Los Libertadores ».

Début 1939, après la déroute du camp républicain, il se réfugie en France où il est interné dans le camp de concentration du Vernet. A DownloadedFilecette époque là, la France ouvrait des camps pour se débarrasser des républicains espagnols, aujourd’hui elle les ferme pour se débarrasser des Roms! Il s’en échappe et commence à organiser des groupes antifranquistes qui participent à des actions de guérilla en Espagne dont la libération de Manuel Lozano Guillén et Bernabé Argüelles emprisonnés à Huesca. Blessé en mai 1940, à Boltaña, il retourne en France quelques mois plus tard, où en pleine occupation allemande, il organise le célèbre réseau de résistance composé exclusivement de libertaires espagnols qui en liaison avec le groupe « Pat O’Leary » se chargeront d’organiser l’évasion et la fuite de 56120281_pnombreux antifascistes. Arrêté en 1943 après de nombreuses péripéties, il est emprisonné à Toulouse jusqu’à la libération, où les nazis contraint à la fuite l’emmèneront avec un groupe d’une vingtaine de prisonniers avant de les fusiller et de brûler leurs corps à Buzet-sur-Tarn.

A lire le merveilleux bouquin de Antonio Tellez Sola: Un anar dans la guerre secrète – aux éditions Coquelicot. Autres sources: Ephéméride anarchiste.

Allez, no pasaran, portez vous bien et à demain peut-être.