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Black velvet…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de l’homélie et de l’omelette réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 21 juillet 2013 et, si on continue à cette allure là, vous allez voir qu’on va se retrouver en août sans y prendre garde. C’est le 3è jour de thermidor dédié au melon.

En Bretagne, il est dédié à sainte Triffin : Trifina (ou Trivina) Ce nom apparaît 66689426_p
comme la forme féminine de Trivin, il pourrait dériver d’un terme apparenté au gallois triw, « vrai, exact, fidèle ». Fille de Waroc, comte de Vannes au 6e siècle, elle épouse le tyran Conomor, comte du Poher et régent de la Domnonée. Ayant
appris qu’elle attendait un enfant, il la décapite. Ressuscitée par Gweltas (St Gildas de Rhuys), elle se réfugie à la cour de son père et met au monde un garçon, Treveur. Puis elle fonde un monastère à Vannes où elle se retire. Elle est l’éponyme de Sainte-Tréphine, commune proche de St Nicolas-du-Pelem (22).

 

C‘est aussi l’anniversaire de la disparition d’un de mes pianistes (de jazz) préférés, je veux parler de Sonny Clark. Sonny Clark pianiste de jazz américain né à Herminie, en Pennsylvanie le 21 juillet 1931 et mort à New York le 13 66689493_pjanvier 1963. Il débute sa carrière professionnelle au début des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et notamment comme sideman du saxophoniste ténor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une tournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney en février. De retour aux États-Unis, il effectue de nombreuses tournées à travers le pays. L’année 1957 représente un tournant dans sa carrière musicale; il s’installe à New York et sa renommé naissante l’amène à effectuer de nombreuses collaboration avec des musiciens confirmés (Charles Mingus, Sonny Rollins…).

Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note. A partir de ce moment, il ne quittera plus le prestigieux label d’Alfred Lion. Un mois plus tard, le 21 juillet 1957, il 66689510_penregistre son premier album en tant que leader, Dial « S » For Sonny. Par la suite il constitue son propre trio, avec Sam Jones et Art Taylor, enregistrant quelques albums dans lesquels il joue ses propres composition et continuant de collaborer avec des grands noms du jazz (Curtis Fuller, Kenny Burrell, Grant Green, Dexter Gordon, Johnny Griffin, Lou Donaldson, Tina Brooks, Bennie Green, Philly Joe Jones, Stanley Turrentine, Don Wilkerson…).

Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée (à l’age de 31 ans, d’une crise cardiaque, la rumeur veut que ce soit à la suite d’une overdose d’héroïne) a été longuement injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années 1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, l’une des références majeures du hard bop. L’extrait vidéo c’est Black Velvet, un vrai petit bijou (bravig en breton).

 

Allez, merci à vous d’être venu jusqu’ici. Portez vous bien et à demain peut-être.