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UTOPIE, JE CRIE TON NOM…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’utopie majuscule et de la côte de bœuf réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 6 juillet 2013, 18è jour de Messidor, et c’est le jour que les républicains dédiaient à la Gesse. Espèce de plante grimpante comme le pois de senteur… Aujourd’hui, profitant de la date anniversaire de sa mort, voici quelques mots sur l’un des grands utopistes de l’histoire.

Le 6 juillet 1535, Thomas MORE où MORUS, lui, va perdre la tête. Non pas qu’il soit devenu fada mais sous l’effet d’une décapitation voulu par Henry VIII. 66247271_pHomme politique anglais, philosophe et écrivain, précurseur du communisme libertaire et père des utopistes, il est né à Londres le 7 février 1478. Fils d’un magistrat, il entame une carrière politique qui le mènera au poste d’ambassadeur extraordinaire, puis à celle de chancelier du royaume en 1529. Mais Thomas Morus est surtout connu pour son livre « L’Ile d’Utopie ou la Meilleure des Républiques » publié en 1516, il décrit une société idéale ayant aboli la propriété et où la tolérance est une règle. « Fay ce que vouldras » (Fait ce que tu veux) est d’ailleurs emprunté à Morus, par Rabelais, pour son Abbaye de Thélème.

Comme celle de la république de Platon, l’économie utopienne de More repose 66247297_psur la propriété collective des moyens de production et l’absence d’échanges marchands. Critique de la société de son temps dont il brosse un sombre tableau, il dissèque et condamne les abus et les privilèges de la noblesse et du clergé.

 

« Dans tous les Etats où la possession est individuelle, où tout se mesure par l’argent, on ne pourra jamais faire régner la justice ni assurer la prospérité publique. Pour rétablir un juste équilibre dans les affaires humaines, il faudrait nécessairement abolir le droit de propriété. » . A boire comme du petit lait…

En 1535, désapprouvant la politique religieuse du roi, il refuse de prêter serment66247317_p à Henry VIII. Arrêté et condamné pour trahison, il monte sereinement sur l’échafaud où il est décapité. On dit qu’il aurait parlé en ces termes avant d’y monter  : Je vous en prie, je vous en prie, Monsieur le lieutenant, aidez-moi à monter, pour la descente, je me débrouillerai.

Ce grand ami d’Erasme participa pleinement au développement de la pensée humaniste.

 

 

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.