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Nom d’une pipe en bois…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de l’addictologie et du pétard mouillé réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 04 juillet 2013, 16è jour de Messidor dédié au tabac. Cette plante, que l’on prend dans ses doigts et qu’on roule fut introduite en France par André THEVET et non par Nicot comme on le pense souvent. Voici ce qu’il en dit dans son compte-rendu d’un voyage aux Amériques (1558):

« Autre singularité d’une herbe qu’ils nomment en leur langue pétun, laquelle il porte ordinairement avec eux, pource qu’ils l’estiment merveilleusement images-1profitable à plusieurs choses. Elle ressemble à notre buglosse. Or ils cueillent soigneusement ceste herbe et la font sécher à l’ombre dans leur petites cabanes. La manière d’en user est telle : ils l’enveloppent, estant seiche, quelque quantité de ceste herbe en une feuille de palmier qui est fort grande, et la roulent comme de la longueur d’une chandelle, puis mettent le feu par un bout, et en reçoivent la fumée par le nez et par la bouche. Elle est fort salubre, disent-ils, pour faire distiller et consummer les humeurs superflues du cerveau. Davantage, prise en cette façon, fait passer la faim et la soif pour quelque temps. Parquoi ils en usent ordinairement, même quand ils tiennent quelque propos entre eux, ils tirent cette fumée, et puis ils parlent…Vrai que si on en prend trop cette fumée ou parfum, elle entête et enivre, comme le fumet d’un fort vin. » Je m’en vais donc pétuner ma vieille pipe d’écume sans craindre qu’un voisin ne s’exclame comme dans Cyrano:  » Ca Monsieur, lorsque vous pétuner, la vapeur du tabac vous sort-elle du nez sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? ».

Pérégrinations parisiennes (2)

Or donc, après la cacophonique démonstration des LGBT il nous fallait renouer avec le calme et la tranquillité. Nous les avons trouvé le long du canal Saint-Martin où se déroulait une manifestation tout à fait sympathique puisque une centaine ev_crl_vsb_juin_2013de chorales étaient éparpillées le long des berges. Ce festival s’appelle d’ailleurs « les voix sur berges » et rassemble près de 4000 choristes, tous genres confondus, répartis sous les ombrages des quais entre plus de 150 groupes. Quand je dis « tous genres » cela n’a rien à voir avec la Gay-pride… Non, il s’agit de groupes vocaux qui vont du classique au contemporain en passant par le jazz, le gospel et les cultures du monde. De temps en temps passe une péniche que l’on suit du regard depuis la terrasse du bistro. Tout cela est gratos, bon enfant et ensoleillé.

Bref, comme vous pouvez le constater l’éclectisme était de rigueur comme d’habitude chez « les cénobites tranquilles ». Allez, portez vous bien et à demain peut-être.