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Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 31 juillet 2013, autant dire que c’est la fin du mois…  A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès. Mais, que les dieux me tripotent, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

A part cela les jeux du cirque continuent d’endormir le petit peuple pendant que simultanément de l’autre côté de la Méditerranée on bombarde des populations civiles, on s’entretue en Egypte, on égorge 7763455134_le-quartier-de-khaldiye-a-homs-est-tombe-aux-mains-de-l-armee-ici-des-forces-gouvernementales-le-28-juilletjoyeusement en Afghanistan, Israéliens et Palestiniens nous rejouent l’acte II de la scène IV, les cathos se la joue « girl of Ipanema », les cars tombent des ponts, les trains jouent aux auto- tamponneuses, ça s’échauffe à nouveau en Tunisie, ça ne refroidit pas en Grèce et Nelson Mandela n’en finit pas de finir….  Et pourtant les envoyés spéciaux sont plus nombreux aux championnats du monde handisport où à ceux de natation où encore au chevet des bleuets-qui-ont-battu-l’Espagne qu’à Homs où à Fukushima et nos journaleux cocardiers s’égosillent à saluer les médailles en chocolat qui cachent mal l’hideux nationalisme de nos « monsieur-muscle » en string bleu-blanc-rouge. Mais bon, c’est l’été madame Michu. Allez faisons court en attendant la suite; portez vous bien et à demain peut-être.

 

Les fruits de l’amer…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la tragédie grecque et du savon de Marseille réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 30 juillet 2013, douzième jour de Thermidor que nos amis 250px-Salicornia_europaea-150x150républicains avaient dédié à la salicorne dans leur calendrier. Abondantes sur nos côtes, ses pousses tendres sont comestibles. Confites dans du vinaigre, elles sont consommées comme hors d’œuvre et, mon aïeule, qui avait une vision très personnelle de la gastronomie, en mettait dans l’omelette ou dans ses salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts, c’est vous qui voyez.

On s’en sert encore aujourd’hui pour produire de la soude végétale, qui était autrefois utilisée pour la fabrication du savon et qui entre encore aujourd’hui dans la composition du fameux savon d’Alep. Aujourd’hui à Alep, se sont les habitants qui sont en train de se faire passer un sévère savon par ce bon images-17-150x150Bachar al Assad et ses sbires; et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’en lavent les mains au savon noir. Admirez l’enchaînement. En effet, la soude végétale est aussi présente dans le non moins fameux savon noir Le Briochin, inventé au début du siècle dernier par un certain Raoul Renaud, marchand cirier en Côte-du-Nord. Aujourd’hui on dit Côtes-d’Armor, ça fait plus chic… On dit encore que la soude servant à la production de verre, provenait de la combustion de la salicorne. Aussi, au 14e siècle, on raconte que les verriers déplaçaient leurs ateliers en fonction des zones de pousse de cetteblog-702-le-savon-noir-briochin-030711021531-3768983688 plante herbacée si étroitement liée à leur métier. Ce savon noir traditionnel à l’huile de lin nettoie, dégraisse, nourrit, protège et fait briller toutes les surfaces de la maison. Saponifié lentement à chaud, il est fabriqué dans le plus grand respect des traditions savonnières. Rien que du bon, rien que du savon! Il n’y a ni solvant, ni conservateur, ni colorant, ni parabène, rien de nocif! Le savon noir est 100% naturel et biodégradable!  Savez-vous que vous pouvez utiliser le savon noir comme répulsif contre les insectes? Pour cela, diluez du savon noir dans de l’eau chaude (en gros, une cuillère à café pour un litre). Versez votre préparation dans un pulvérisateur et secouez vigoureusement, patientez le temps que la préparation refroidisse si vous avez utilisé de l’eau chaude. Vaporisez sur vos plantes.

La salicorne  évoque irrémédiablement la mer et, pour moi la mer, c’est quelque 55572685_ppart entre Le Port-rhu et la baie des trépassés en passant par Beuzec-conq, Brézellec et la roche jaune… Pour les non-initiés, cela se situe entre Douarnenez et la pointe du Raz. En tous cas, c’est là que nous allions « cueillir » plutôt que pêcher, les fameux pouces-pieds qui aujourd’hui ont quasiment disparus de nos assiettes sauf pour quelques espagnols chanceux et/ou roublards… Et mon aïeule de rajouter un jeu de mots à faire pleurer Corsico: te fais pas d’bile, ce sont les fruits de l’amer… Bon, il est temps de s’arrêter. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

ELLE VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis de l’anticléricalisme respectueux et du pouce-pied mayonnaise réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 29 juillet 2013 et c’est toujours thermidor. Aujourd’hui est dédié à la Panic. Ou plutôt au Panic. Pas de quoi s’inquiéterDownloadedFile outre mesure, il s’agit d’une plante herbacée cultivée dans certaines contrées comme céréales alors qu’ailleurs on la considère comme une vulgaire mauvaise herbe. C’est-y pas triste… Et pourtant, cette plante pourrait constituer selon une étude publiée en 2008 une source intéressante d’agrocarburant grâce à un bilan écologique et énergétique bien meilleur que celui du maïs selon Hen Vogel et ses associés (il produit 540% d’énergie par rapport à l’énergie fournie pour le produire). C’est pas beautiful ça mes body boys ? On apprend tous les jours quelque chose sur « les cénobites tranquilles ».

Coup de chapeau à BUDDY GUY. Bluesman né au mois de juillet en Louisianne. 55573124_pPour les plus jeunes, il est le père de la rappeuse Shawnna, très connue dans son immeuble. Dès son plus jeune âge il est influencé par John Lee Hooker et donne son premier concert à Bâton-Rouge avec des bluesmen locaux comme Lightin’Slim dont je vous parlerai un de ces jours. En 1957 il débarque à Chicago la ville de ses idoles. La légende veut qu’il rencontre un inconnu qui lui demande s’il veut jouer de la guitare en échange d’un whisky. Il est aussitôt engager et joue avec Otis Rush. dans la vidéo qui suit, il nous fait une petite démonstration de son talent. Et puis, c’est la rencontre avec sa première source d’inspiration, B.B. KING.

 

Plus tard, il va enregistrer avec Ike Turner, Muddy Waters et Willie Dixon. Le véritable succès arrive au milieu des années 60 où il va enregistrer A man andDownloadedFile-1 the blues, this is Buddy Guy (avec Clapton) et surtout, Stone grazy. En 65 il entame une grande tournée européenne et fera en 70 la première partie de la tournée des Stones. C’est en 1989 qu’il ouvre son propre club à Chicago, Legend. En 90, grâce à un renouveau du Blues aux États-Unis et en Europe, il sort un nouveau disque qui relance sa carrière. Je vous conseille Sweet Tea, du blues lancinant dans la plus pure tradition. Il est aujourd’hui considéré comme une légende au même titre que BB King, John Lee Kooker, Muddy Waters ou Albert King.

Tiens, à ce propos, l’été en Bretagne ce n’est pas seulement des biniouseries… Ce week-end se tenait à Chateauneuf-du-Faou (entre Carhaix et Chateaulin), la 9è édition de Fest-Jazz. Se produisait notamment Andréa MOTIS avec le Joan Chamorro quintet. Un talent époustouflant que cette jeune trompettiste, saxophoniste et chanteuse. A suivre, y’a rien à jeter. Petite vidéo ci-dessus…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

ADIEU L’EMILE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de la raison pure et des causes perdues réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 28 juillet 2013, dixième jour de Thermidor dédié à l’arrosoir.

Vous ai-je déjà parlé de Emile MASSON, né à Brest un 28 juillet en 1869. Il ne fut  pas élevé en breton et n’apprendra la langue que plus tard non sans avoir 55537673_pobtenu deux licences, en philosophie et en anglais. A Paris il fréquente les mouvements Dreyfusard, anarchistes, antimilitaristes et se lie d’amitié avec Elisée Reclus, Kropotkine et Romain Rolland. Il deviendra professeur d’anglais au lycée de Pontivy entre 1904 et 1921. On lui doit la création de la revue « Brug » (bruyère), revue anarchiste en langue bretonne. Il a traduit une brochure d’Elisée Reclus « à mon frère paysan » en dialectes Léonard et Vannetais.

Son oeuvre est toute axée sur la libération de l’homme, il accorde une place essentielle à l’éducation et se réfère sans cesse aux concepts de pédagogie, humanisme, tolérance, non violence…Il y a du Gandhi chez Emile Masson. On peut se demander pourquoi cet écologiste avant l’heure, antimilitariste en pleine boucherie de 14/18, féministe déclaré, socialiste ET breton, intellectuel original et prolixe (il faut lire « l’utopie des iles bienheureuses dans le Pacifique ») a disparu des mémoires.

Plus qu’oublié, il semble avoir été refoulé de la mémoire collective des uns et des autres tant ses idées refusaient la simplicité et le manichéisme, le bien et le mal. Parce que il était athée ET tolérant, parce que son nationalisme breton était la voie vers l’internationalisme, parce que ses idées anarchistes étaient faites55537807_p d’amour et de fraternité. Bref, Emile Masson emmerdait tout le monde et particulièrement le petit monde de gauche franchouillard et Jacobin. Dans « Brug » en 1914, il écrit ceci:  » …Les ouvriers manifestent pour leur langue un mépris de civilisés et les intellectuels bretons, nourris aux lettres françaises et latines, considèrent qu’un honnête homme (un bon français) commence par cesser d’être breton. »  Il va mourir à Paris le 9 février 1923. Son fils Michel Masson a été maire de Pontivy. Il est intéressant de relire Les bretons et le socialisme  paru aux éditions Maspero accompagné d’une présentation de Jean-Yves Guiomar. Un recueil de textes et de lettres où la question nationale bretonne se mêle au socialisme libertaire.

Supplément gratuit: Voici ce que m’a fait parvenir MHPA, fidèle parmi les fidèles. 1001676_129883757220989_696706424_nJe voulais en faire profiter tout le monde. 

Mais la libération, je crois pas que ce soit du goût de tout le monde, justement.
(ci-dessous dans les ruelles sympas de Rennes, alors que je faisais un footing…)

 

 

 

 

 

Bon et bien, je vous abandonne à vos méditations, mes tomates réclament leurs soins quotidiens et Dieu sait qu’il n’y a pas plus susceptible que la tomate…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Jean Roumilhac. Juste quelqu’un de bien…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des blés dorés et de la crèpe de froment réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 27 juillet 2013, 9è jour de Thermidor dédié à la mûre (j’accepte les dons en pots de confiture). L’été étant le temps des rediffusions et de la légitime paresse, je vous propose un billet déjà paru.

Le 27 juillet 1949, mort de Jean ROUMILHAC dans un accident de voiture   à Aix-en-Provence. Militant libertaire français, Il naît le 2 novembre 1892, à Compreignac (Haute-Vienne), dans une famille de paysans limousins. J’ai beaucoup de sympathie et même d’admiration pour ce libertaire éloigné des clichés de l’anarchiste poseur de bombes. Très jeune, il fréquente les libertaires de Limoges puis part à Paris faire des études commerciales. Il séjourne ensuite en Angleterre où il s’initie à la technique des filatures (ce qui ne signifie en rien55503491_p qu’il était détective privé). De retour en France au moment de la guerre, il est alors réformé et profite de ses activités commerciales pour voyager en Espagne où il entre en contact avec les groupes anarchistes de Bilbao et de Barcelone. Après la première guerre mondiale, il crée à Marseille sa propre filature « La Compagnie du Fil de Lin », les 250 employés qui la composent bénéficient alors de nombreuses mesures sociales. Il reste fidèle malgré ses responsabilités patronales à ses amitiés libertaires, et c’est tout naturellement qu’il apporte son aide aux anarchistes espagnols après le déclenchement de la révolution en Espagne le 19 juillet 1936, effectuant de nombreux voyages à Barcelone. Il est le premier président de S.I.A. (Solidarité Internationale Antifasciste) fondée par Louis Lecoin. En 1939, après la défaite du camp républicain, il se dépense sans compter pour faire libérer le plus grand nombre possible de réfugiés espagnols des camps de concentrations français, et embauche plusieurs libertaires espagnols dans sa filature. En 1940, il crée « la Fraternelle agricole provençale », et poursuit sa solidarité en hébergeant de nombreux républicains espagnols et en créant des colonies d’accueil pour les enfants. Parallèlement à ses activités, il prend part au mouvement de résistance « Combat ».

Arrêté en novembre 1941, et emprisonné durant l’hiver 41-42, il parvient à s’enfuir et à poursuivre des actions de résistance dans les Alpes. A la Libération, 55503512_pil reprend la direction de sa filature tout en continuant à apporter son aide aux réfugiés. Il était également un membre actif de la Franc-maçonnerie depuis 1920. Jean Roumilhac, fut initié à l’âge de 28 ans après une entrée atypique, ayant connu la Maçonnerie par la Grande-Bretagne. Il travailla dans la Loge La Parfaite Union du Grand Orient de France à Marseille (l’atelier de Garibaldi), dont il fut vénérable en 1935. Il fut élu au conseil de l’ordre en 1937 puis en 1946, élu enfin grand maître adjoint de l’ordre en novembre 1948.

Voilà un personnage qui a toute sa place dans notre galerie. Allez, n’hésitez pas à repasser par ici, c’est ouvert tout l’été. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Lez-Breizh est mort…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tragédie grecque et du savon de Marseille réunis, bonjour ! Nous images-3sommes le vendredi 26 juillet 2013, huitième jour de Thermidor, dédié à la Carthame. Cette plante que l’on appelle aussi le safran des teinturiers est utilisée depuis fort longtemps, on en aurait retrouvé dans la tombe de Toutânkhamon. A partir des graines on confectionne de l’huile de massage. Les jeunes feuilles de carthame peuvent se manger crues, en salade. Ce sont les pistils qui sont utilisés en teinturerie ou comme mauvais substitut au safran.

Le 26 juillet 1488 marque le début de la bataille de Saint Aubin du Cormier considérée par les nationalistes bretons comme le début de la fin. Après avoir été défait par les troupes royales, François II, Duc de Bretagne, doit accepter le traité du verger signé le 19 août 1488. Le duc s’engageait à éloigner du duché les princes et tous les étrangers qui s’étaient mêlés de la guerre contre le roi de 66824063_pFrance ; il ne marierait pas ses filles sans consulter le roi de France ; St Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin sont remises en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale sont réservés pour le cas où le duc décèderait sans enfant mâle. Les mariages d’Anne de Bretagne avec Charles VIII puis avec Louis XII résultent de ce traité. A droite un dessin de Jeanne Malivel -1922-

La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier met un coup d’arrêt à la révolte des princes : Louis d’Orléans, futur Louis XII, et le prince d’Orange sont capturés. Alain d’Albret et le sire des Rieux réussissent à s’échapper et jouent par la suite un rôle important dans le conflit qui a lieu en Bretagne. En effet, malgré cette 66824720_pvictoire, et le traité du Verger, dès la fin 1488, la guerre reprend pour encore trois ans, jusqu’à ce qu’en décembre 1491, Charles VIII épouse Anne de Bretagne. Cette bataille est considérée par les nationalistes bretons comme le moment où la Bretagne perd son indépendance, malgré les trois années de campagne qui suivent ; elle est donc considérée comme un moment fort de l’histoire de la Bretagne. Comme l’écrit Léon Le Meur, « La bataille de Saint-Aubin sonna le glas de l’indépendance bretonne ». Des nationalistes bretons, tel Célestin LAINÉ (triste sire peu fréquentable, créateur du Bezenn Perrot, milice bretonne de collaboration) , ont fait disperser leurs cendres sur le lieu de la bataille. Je hais tous les nationalismes. Excellent travail de recherche à propos de Lez-Breizh. Allez, merci d’être passé pendant les vacances; portez vous bien et à demain peut-être.

Le jardin extraordinaire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du rêve éveillé et de la potée bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 25 juillet de l’an de grâce 2013. Ce jour correspond au 7è de thermidor dédié à l‘armoise, plante de la famille des astéracées dites Artémisia du nom de la déesse (remarquez que je vous épargne le jeu de mots sur l’armoise images-1normande). Les Aztèques et autres indiens des Amériques utilisaient l’armoise pour des rituels et la médecine. Depuis les époques reculées en Europe l’herbe était un remède contre la fatigue et pour protéger les voyageurs contre les mauvais esprits et les animaux sauvages. Les indiens utilisent l’armoise toujours comme sauge. Ils utilisent l’herbe pour la purification spirituelle, pour chasser des mauvais esprits et des énergies négatives. En Chine, des faisceaux de feuilles de Calamus avec l’armoise sont toujours utilisées comme talisman pendant le festival des bateaux dragon. Mon aïeule, que décidément rien n’arrêtait, s’en faisait une ceinture avant de nous emmener caracoler autour du feu de la St Jean. Avant l’extinction du feu il fallait y jeter la ceinture afin de se protéger de tout un tas de tourments durant l’année à venir. D’où son nom d’herbe de la st Jean.

Si l’on en croit Albert le Grand, dans ses conseils aux pélerins, il convient de ph--Armoise-biolandes-1229957978s’en faire une ceinture en marchant et ensuite la faire cuire pour s’en laver les pieds. Ainsi on ne se fatigue jamais; il reprend ainsi les conseils déjà prodigué par Pline l’ancien aux voyageurs… Ici à gauche: cueillette d’armoise au Maroc. On dit que les coureurs de marathons enduisaient les semelles de leurs sandales de suc d’armoise pour se donner « des ailes aux talons ». Et puis tiens, puisqu’on en est aux confidences, savez vous que le nom de la ville de Tchernobyl (de sinistre mémoire) ou plutôt чорнобиль (tchornobylj) en ukrainien, désigne l’armoise, en particulier l’armoise ordinaire (Artemisia vulgaris). Il vient de tchorno = noir et bylj = herbe. Ces « herbes noires » sont très communes dans les steppes, où elles finissent pas se casser et par rouler sur de longues distances. Etonnant, non !

On dit que l’armoise est utile pour l’induction de rêves lucides et du voyage imagesastral. Fumer ou consommer de l’armoise sous forme de plante ou en solution avant de dormir pourrait intensifier les rêves ou leur contrôle et aider à s’en souvenir. Au Mexique, l’herbe est souvent fumée comme substitut de la marijuana.

 

 

 

Bon, et bien tout cela m’a l’air très sympathique… A vous d’expliquer aux pandores que vous avez une ordonnance. Allez, portez vous bien et à demain peut-être

 

Le roi des c…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 24 juillet 2013, sixième jour de Thermidor dédié à la 290px-Equisetum_sylvaticum_240405
Prêle. Je me souviens d’un compère, sonneur de bombarde (talabarder en breton) du côté de Bolazec, qui s’en servait pour abraser ses anches. Entendons nous bien, il ne s’agissait pas de raboter sa cellulite, non, mais les anches de son instrument. Quand à mon aïeule, toujours à faire son intéressante, elle l’utilisait pour récurer ses casseroles et Dieu sait si elle en avait quelques unes des casseroles… D’ailleurs, le verbe prêler à longtemps été utilisé pour désigner l’action de poncer; notamment en ébénisterie. Etonnant, non !

Dans l’actualité, avez vous remarqué l’étrange enthousiasme de « nos amis » belges pour leur nouveau roi ? Je dis étrange car cela interpelle le vieux républicain qui sommeille en moi. Quand à « nos amis » d’outre Manche, ils attendent comme le messie l’héritier de la couronne. L’humanité me désespère… Je lui dédie cette chanson du grand Georges, fort bien entouré.

Bon, c’est pas tout, l’ermitage de Keramoal reçoit des visiteurs de marque et je dois m’employer tout de go. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Il voit des saints partout…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’onomastique et du Télégramme de Brest réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 23 juillet 2013, 5è jour de Thermidor dédié au bélier (ar maout en breton). C’est aussi, la sainte Sève au nom aussi énigmatique que sa vie. imagesLes experts de l’expertise ne sont même pas d’accord pour affirmer qu’il s’agit d’un saint ou d’une sainte… En effet, on trouve aussi bien: Sev (breton), Sewo (gallois), Sewa, Loève, Loaven (breton), mais aussi Sant Segne (XIè siècle), Sent Seguot(1128), sainte Scevat (1598). On sait très peu de chose sur cette sainte, semi-légendaire du VIè siècle, non reconnue par l’Église de Rome. Et pourtant…

Fille de Hoël Ier, roi de Domnonée  et de sainte Koupaia (Pompée), sœur de saint Tugdual, évêque, l’un des sept fondateurs de la Bretagne christianisée, DownloadedFilesœur de saint Lunaire (Léonor) et de Hoël II. Albert le Grand, de Morlaix (1637), raconte que son saint frère Tugdual parcourant l’Armorique avec ses disciples, reçut au cours de ses prêches, en dons, plusieurs terres (appelées paroisses dans les textes), où il installa des monastères. Sur le domaine de l’actuelle village de Sainte-Sève, où se trouve le joli manoir du Grand-Plessis, près de Morlaix, il fonda une abbaye pour sa sœur, vers 530.

Sainte Sève est la patronne des paroisses de Sainte-Sève et de Langoat. Elle a donné son nom à l’île de Loaven située à deux encablures dans l’Ouest-Nord-Ouest de Roc’h Skeiviec face à Plougrescant ( je peux assurer par expérience, qu’elle offre un très bon mouillage par gros temps) où est inhumée, dans sa chapelle, sainte Elibouban aussi mystérieuse qu’elle, dont j’ai déjà parlé ici. Voici ce qu’écrivait Louis Thiercelin (1894): Le pardon de sainte Elibouban se déroulait autrefois le lundi des Rogations, le 25 juillet…

 …A la fin du 19ème siècle, les jeunes filles, vêtues de blanc, avec un ruban bleu sur la poitrine, portant la grande coiffe à deux larges cornets de dentelles, forment la procession, accompagnées des petits choristes, du prêtre, des moines, du maire et de son conseil et de la foule des fidèles. Les barques des marins pêcheurs transportent les pavillons, portés par les hommes. la statue de getatt-2sainte Elibouban est portée par des femmes vêtues de noir. Elles sont une trentaine à se relayer pour ce pieux devoir, faisant une garde d’honneur à la sainte, qui va rendre visite à son fils saint Gonéri en la chapelle de Plougrescant. Le lundi 25 juillet, la statue s’en retourne dans son île, accompagnée par la statue de saint Gonéri et des paroissiens. La statue de la sainte est conduite vers son oratoire, bâti de l’autre côté de l’île, au Nord, à cinquante pas de l’ancienne chapelle (en ruines vers 1890 et reconstruite plus tard). A droite, s’élève le rocher qui sert d’autel aux rogations. Les porteurs de bannières grimpent au sommet du rocher, d’autres l’entourent ; un des moines adresse quelques paroles aux fidèles, et la sainte qui attendait à la porte de son oratoire, la franchit. On la replace sur son autel. Si la tempête ou quelque fête plus grande empêchent cette visite annuelle du saint à sa mère, sainte Elibouban, suivant les uns, saint Gonéri, suivant les autres, à la nuit, feront seuls le voyage ; mais malheur aux bateaux rencontrés par la barque mystérieuse ; ils sont impitoyablement chavirés.

Et voilà pour la petite histoire bretonne. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le bon grain…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de mes amis et du petit salé aux lentilles réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 22 juillet 2013 qui correspond au quatrième jour de Thermidor c’est à dire au jour consacré par le calendrier républicain à l’ivraie. Séparer le bon grain de l’ivraie… C’est quelque part dans les évangiles mais j’avoue que je ne me 3390620-5143802souviens pas à quel endroit (Matthieu peut-être). L’ivraie est une plante très commune de la famille des graminées, utilisée comme fourrage et autrement nommée « Ray-grass ». L’ivraie enivrante, Lolium temulentum, est la seule graminée dont les graines sont toxiques pour l’homme. Consommées en petite quantité, elles induisent des effets comparables à l’ivresse, d’où son nom populaire. C’est sans doute ce qui faisait dire à mon aïeule, toujours à l’affût d’un jeu de mots pourri: qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivraie… De caisse d’épargne évidemment ! Et puis tiens, histoire de vous permettre de vous présenter à « questions pour un champion ». Saviez vous que les terrains de tennis « gazonnés » sont semés d’ivraie; notamment celui de Wimbledon…

C‘est aussi la date anniversaire du jazzman Illinois Jacquet.Ce saxophoniste ténor était né un 31 octobre en 1922 en Louisiane. A moitié Sioux et moitié créole, il a joué dans les orchestres de Lionel Hampton, Cab Calloway et count Basie avant de créer son propre big band. C‘est en Californie qu’il sera 58431591_premarqué par Nat King Cole et très vite il deviendra célèbre autant pour son style propre, le screeching que pour son fameux chapeau en croûte de porc.  Il a été le premier musicien de jazz à être artiste résident à l’université de Harvard. Il a joué le C-Jam Blues avec le président Bill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche au bal inaugural de Clinton en 1993. Il apparaît dans le court-métrage Jammin’ the blues avec Billie Holiday et Lester Young. Il remplace Lester Young dans l’orchestre de Count Basie en 1946. La légende dit qu’il insistait pour que son nom soit prononcé « à la française », Jacques. Il est mort d’une crise cardiaque chez lui à New-York en juillet 2004. Je vous recommande Swing’s the thing de 1957 qui a été réédité en CD.

 

Allez, bel été à tous, portez vous bien et à demain peut-être.