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La complainte de la butte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des miscellanées et du caviar d’aubergines réunis, bonjour ! Nous voici le lundi 10 juin 2013, 22è jour de prairial, dédié à la camomille. Je voulais pour ma part dédié ce billet à une grande dame de la chanson française, PATACHOU.

Née Henriette Ragon le 10 juin 1918 à Paris XIIème, la future Patachou commence dans la vie par des petits boulots avant de rencontrer et d’épouser patachou_005Jean Billon au début de la Seconde Guerre Mondiale. Après la Libération de Paris, ils achètent une pâtisserie Butte Montmartre, puis un restaurant. La délurée Patachou pousse un jour la chansonnette avec des fêtards et est repérée par maurice Chevalier. Le restaurant se transforme alors en cabaret, Patachou commence une carrière d’interprète en 1948.

Son cabaret permet à maints chansonniers de faire leurs premiers pas ou de conforter leur succès, Georges Brassens, Hugues Auffray, Michel Sardou, Jacques Brel, Charles Aznavour…  L’endroit est même le théatre de la dernière apparition d’Edith Piaf.

Brassens débutera dans son cabaret et chantera en duo avec elle le titre « 65487921_pMaman, papa ». En effet, elle fut la première à interpréter ses chansons (« Le bricoleur », « La chasse aux papillons » …). Et le soir où elle les chanta pour la première fois, elle proposa à son public de rester à la fin du spectacle, afin de découvrir l’auteur de ces chansons. Georges Brassens monta alors sur la scène du cabaret pour la première fois et chanta « Le Gorille » et « Putain de toi » (entre autres), que Patachou estimait ne pas pouvoir interpréter elle-même. on la voit ici avec Brassens en 1952. Le répertoire de Patachou chanteuse est65487894_p principalement composé de chansons réalistes comme « Gamin de Paris » et « La Complainte de la Butte », ou de ritournelles légères dont « Le Tapin tranquille », « Douce Marijane ». Le parfum d’un Paris aux pavés intacts et à l’air respirable. Patachou se consacre au Restaurant de la Tour Eiffel dans les années 70, puis à partir de 1979 elle délaisse la chanson pour la comédie, réussissant une seconde carrière honorable. Seules des apparitions dans La Chance aux Chansons viennent rappeler au public son passé de chanteuse. Patachou reste pour toujours une représentante des 30 glorieuses et d’un art de vivre parisien révolu. Je me souviens avoir fréquenté son cabaret à la fin des années soixante alors que j’étais en villégiature dans la capitale, c’était pas triste du tout…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.