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Article de fin de mois…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la pédale quimpéroise et du tour de France réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 30 juin 2013, autant dire que c’est la fin du mois, 12è jour de Messidor dédié à l’artichaut qui est au léonard ce que la frite est au belge, la 800px-P8220094poule au pot, et la dette au FMI… On dit qu’une plante nommée cynara était connue des Grecs et des Romains. Reste à savoir à quoi elle correspondait exactement. On lui a attribué des pouvoirs aphrodisiaques et elle tirerait son nom de l’arabe Ardi CHawke(لخرشوف) qui veut dire épine de la terre. Il semble cependant que l’artichaut que nous connaissons ne soit apparu en Europe qu’à la fin du Moyen-Âge, et qu’il s’agisse d’un chardon transformé par sélection.

Vous me faites le plaisir de consulter le 1504è billet de la série et, comme vous, 120 000 autres visiteurs ont bien voulu faire le détour par « lescenobitestranquilles.fr ». Je ne dirais jamais assez l’indicible chatouillis que 71905701cela procure à ma légendaire modestie. Infime goutte d’eau dans l’océan chimérique d’internet, minuscule bloguinet tentant d’apporter sa pierre à l’édification d’une conscience universelle qui donnerait aux peuples la force de se débarrasser de tous ces malfaisants qui se sont accaparé  notre droit imprescriptible à disposer de nous mêmes…
Voilà pourquoi je continue et continuerai à présenter ma galerie de portraits des Proudhon, Louise Michel, Kropotkine, Bakounine et tant d’autres. Les rebelles,
les résistants, les indignés. Ils n’avaient pas Free mais ils avaient tout compris. 

 

Combien de temps encore les damnés de la terre supporteront-ils ce système qui, non content d’engraisser quelques uns avec la sueur des autres, s’ingénient à détruire notre planète ? Ce sont les mêmes (j’ai les noms…) qui font monter la menace du terrorisme pour justifier la guerre. Ce sont les mêmes qui exagèrent les risques de pandémie pour vendre leurs vaccins. Ce sont les mêmes qui louent les mérites des OGM pour forcer le commerce de leurs semences. Ce sont les mêmes qui polluent, qui déforestent, qui délocalisent, qui font travailler les mômes en Inde et au Pakistan pour un salaire de misère. Ce sont les mêmes qui laissent crever les habitants de Gaza et qui s’apprêtent à foutre sur la gueule de l’Iran parce que là bas il y a du pétrole qu’on ne peut tout de même pas laisser entre les mains de ces enturbannés.

Ce sont les mêmes qui tiennent popotte à Bilderberg (début Juin près de Londres) ou aux diners du Siècle, ou encore dans les conférences de la trilatérale (en mars à Berlin) ils pantouflent dans les agences de notation, ils sinécurent dans les conseils bilderbergd’administration, ils font du gras dans les salons dorés de l’Europe ou de la République, notre République. La leur, celle des copains et des coquins s’est couchée depuis longtemps, comme une vielle catin à la resquille devant sa majesté Le Marché. Marché de dupes bien entendu, qui pratique la théorie du pâté d’alouette ; enrichissement pour les déjà riches, austérité pour les toujours pauvres.
Résultat des courses, je m’emporte, je vitupère, et ça, c’est pas bon pour mes artères. Je m’en vais donc reprendre la taille de mes rosiers comme le sage sur sa montagne en attendant des lendemains qui chantent.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La fille de Londres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des droits de l’homme et de la marine à voile réunis, bonjour ! Nous voici le samedi 29 juin 2013 c’est à dire le 11è jour du mois de Messidor, généralement consacré à la coriandre. Les étymologistes se disputent à propos de l’origine du mot: Grecs pour les uns, de source Mycéenne pour les autres – Koriadnon, pour54685429_p Ariane la fille de Minos – En arabe le mot se dit Kuzbur, même si dans l’Algérois on dit hachiche qui veut dire littéralement: Herbe. Mais, même bien  séchée, je vous déconseille de la fûmer. La coriandre se marie très bien avec les carrottes sous toutes les formes. Mais ça le fait aussi avec les patates.  Avec l’été venu, imaginez une petite salade de pommes de terre au cumin, légèrement citronnée et parsemée de coriandre; un vrai régal qui mériterait un article chez Madame « dans ma cuizine ». La coriandre c’est comme le cochon, tout est bon de la feuille à la racine en passant par la fleur et la graine. On lui prête même des vertus antiseptiques dans les bains de bouche destinés à calmer les douleurs dentaires et ça, ça m’intéresse…

Tiens, je m’aperçois que c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’une grande dame de la chanson: Germaine MONTERO. Germaine Heygel naît à imagesParis le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue parisienne. Après des études au lycée de Versailles et un séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Frederico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font aux Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan.

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En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival images-1d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri Verneuil). En dehors des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac OrlanJe peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis après – Je suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938). En mars 1955, elle enregistre dix chansons de Pierre-Jean de Béranger, parmi lesquelles Les Cinq Étages, Les Gueux, À mes amis devenus ministres et Ma grand-mère. Sources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Tous pourris, même l’été…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des cénobites tranquilles et des félidés réunis, bonjour ! Nous sommes le DownloadedFile2vendredi 28 juin 2013, dixième jour de Messidor dédié à la faucille et, normalement c’est l’été depuis quelques jours… Oui, l’ÉTÉ, en vieux françois: ESTÉ, du grec  aithein, qui signifiait « faire brûler » et qui a donné aithêr (éther) « ciel lumineux », « région supérieure de l’air ». Le fait que le mot été soit aujourd’hui un masculin est certainement dû aux autres noms de saison, tous masculins. La forme aestivus signifiant « de l’été », a donné en bas latin aestivalis, qui a donné estival qui à son tour à propos des fêtes de l’été a donné festival qui en bas-breton se dit vieilles charrues. Etonnant, non !                              

De la faucille au marteau il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement en vous parlant de Léonardo BOFF (non ce n’est pas un footballeur brésilien), prix 66023031_pNobel alternatif en 2001 et chef de file de la théorie de la libération au Brésil. Il a été membre de l’ordre des frères mineurs franciscains mais, la congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée par celui qui allait devenir Benoist le seizième, lui a cherché des poux dans la tonsure. Aujourd’hui il a rejoint le statut de laïc avec femme et enfants. Il a une bonne tête et personnellement, je lui donne le bon dieu sans confession…

 

« la crise est en phase terminale parce nous tous, mais particulièrement le capitalisme, nous avons dépassé les confins de la Terre. Nous occupons et pillons la planète entière, brisant son équilibre délicat et épuisant ses ressources 66023276_pet services au point de ne pouvoir reconstituer ce que nous avons pris. Dès le milieu du XIXe siècle Karl Marx écrivait prophétiquement que le capital avait tendance à détruire ses deux sources de richesse et de reproduction : la nature et le travail. C’est ce qui se passe aujourd’hui. »

Comment le capitalisme va-t-il se reproduire sans la nature ? Il se heurte à une limite indépassable. Le capitalisme rend le travail précaire ou s’en passe. Un puissant développement est possible sans travail. L’appareil de production informatisé et automatisé produit plus et mieux, avec presque pas de travail. La conséquence directe est le chômage structurel. Des millions de personnes ne vont jamais entrer dans le monde du travail, même comme armée de réserve… En Espagne, le chômage touche 20% de la population totale et 40% des jeunes. Au Portugal, 12% du pays, et 30% des jeunes. Cela signifie une grave crise sociale comme celle qui fait rage en ce moment en Grèce. L’ensemble de la société est sacrifié au nom d’une économie faite non pas pour satisfaire les besoins humains, mais pour payer la dette aux banques et au système financier. Les66023296_p victimes, reliées par des nouvelles voies de communication, résistent, se rebellent et menacent l’ordre existant… Le capitalisme lui-même créé le poison qui peut le tuer. Les jeunes Espagnols crient: » Ce n’est pas une crise, c’est du vol ». Les voleurs sont retranchés à Wall Street, au FMI et à la Banque centrale européenne. Et Léonardo BOFF de rajouter: «  Au fur et à mesure que la crise s’aggravera, les multitudes qui ne supportent plus les conséquences de la surexploitation de leurs vies et de la vie sur Terre croîtront. Et elles continueront à se rebeller contre ce système économique en train d’agoniser, non pas sous l’effet de la vieillesse, mais du venin et des contradictions qu’il a créés, punissant la Terre Mère et accablant la vie de ses fils et filles. »

Voila, c’est un peu long mais bon, faites un effort de temps en temps. Allez, portez vous bien, si j’ose dire, et à demain peut-être.

Ida Mett, militante oubliée…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’utopie libertaire et du caramel au beurre salé réunis, bonjour ! Nous avatar-footersommes le jeudi 27 juin 2013, 9è jour de Messidor et c’est le jour de Stéphanie, alias madame dansmacuizine. Non contente d’être quasiment le N°1 des blogs culinaires, elle s’offre le luxe d’avoir son anniversaire le jour que les républicains dans leur calendrier ont dédié à l’absinthe… C’est très fort !  Donc, je vous invite à vous joindre à moi pour lui souhaiter un bon anniversaire.

Un autre anniversaire, c’est celui de la disparition d’une militante anarchiste, fort injustement oubliée: Ida Lazarévitch-Gilman, dite Ida Mett.

Née dans une petite ville industrielle de Russie et issue de parents (dont Meyer Gilman) marchands d’étoffe, Ida Mett se consacre à la médecine. Elle est arrêtée pour menées subversives, quelques semaines avant d’obtenir son images2diplôme. À vingt-trois ans, elle s’enfuit seule de Russie avec des contrebandiers juifs. Elle vit deux ans chez des parents en Pologne, puis arrive à Paris en 1926. Avec Voline et Pierre Archinoff, elle co-rédige la revue Dielo-Trouda (L’œuvre du travail). En 1928, elle se voit exclue du groupe pour rites religieux. Elle avait allumé une bougie à la mort de son père. (cela me rappelle l’histoire du groupuscule « Molotov » qui sévissait  après 68 à Rennes. Proche du PCMLF, c’étaient des purs et durs. En fait, ils étaient trois; deux furent exclus par le troisième pour déviance petite bourgeoise, ils étaient sortis ensemble.) Ida Mett et son mari Nicolas Lazarévitch seront expulsés la même année.

En 1932, elle donne naissance à un fils qu’ils appellent Marc. Ils s’installent en Belgique jusqu’en 1936. Ils font des incursions illégales en France, pendant deux ans, puis en Espagne. Là, ils rencontrent  Ascaso et Buenaventura Durruti. images-4Grâce à leur aide, ils y organisent plusieurs réunions publiques. À cette même période, Ida Mett fréquente les milieux anarchistes et pacifistes belges. Elle reprend ses études de médecine et obtient son diplôme en 1930, mais n’a le droit d’exercer ni en Belgique ni en France. Avec son mari, elle revient clandestinement en France en 1936. En 1938 éclate la polémique entre Ida Mett et la Révolution prolétarienne qui a pour contexte l’antisémitisme.

 

 

Le 8 juin 1940, ils sont de nouveau arrêtés puis emprisonnés. Lui est envoyé au camp du Vernet et en ressort au bout de trois mois ; quant à Ida Mett et son fils, ils sont enfermés au camp de Rieucros jusqu’en avril 1941. Ils sont transférés à Marseille, prévoyant un exil aux États-Unis. Mais cela leur est refusé. Elle DownloadedFile-12devient secrétaire du syndicat du gaz de banlieue à la bourse du travail. De 1948 à 1951, Ida Mett travaille comme médecin dans un préventorium d’enfants juifs à Brunoy (Var). En février 1948, elle termine d’écrire son seul livre rédigé en français Souvenirs sur Nestor Makhno et dans La Commune de Cronstadt, crépuscule sanglant des soviets, elle est une des premières à dénoncer la répression de Kronstadt. À partir de 1950, elle est traductrice technique dans l’industrie chimique et ce jusqu’à la fin de ses jours.

Allez, voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Trompettes de la renommée…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis de la géométrie et du caviar d’aubergine réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 26 juin 2013, et c’est le 8è jour de Messidor dédié à l’échalote. Le nom dériveDownloadedFile du latin ascalonia car la plante, longtemps nommée oignon d’Ascalon, fut rapportée des croisades après le siège d’Ascalon, au pays des Phillistins, aujourd’hui Israël. Autant vous dire que dans le Léon (60% de la production française) où réside votre serviteur, c’est fête nationale… Il y a quelques jours, la discussion avec l’ami Michel portait sur les limites des pays en Bretagne: Léon, Trégor, Cornouaille, etc, et les fameux Johnnies qui s’en allaient vendre leur production outre-Manche. J’ai retrouvé, pour illustré ce 1500è billet, cette jolie expression: War pont Landerne e vezer ar penn e Leon hag ar revr e Kerne. Sur le pont de Landerneau, on a la tête en Léon et le cul en Cornouaille.

Aujourd’hui, histoire de ne pas se laisser gagner par la désespérance des jours de pluie; je vous invite à (re) découvrir un trompettiste de jazz. Clifford Benjamin Brown (ou de son surnom Brownie) est un trompettiste de jazz et compositeur américain né à Wilmington dans l’État de Delaware le 30 octobre 1930 et mort lors d’un accident de la route le 26 juin 1956. embraceable you. Je vous laisse traduire. Je crois que la musique est de Gershwin.

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Dernier des huit enfants de la famille Brown, et dont le père rêvait d’avoir un descendant artiste de jazz, Clifford n’a pourtant commencé à jouer vraiment de la musique qu’à partir de 14 ans. Son père lui offrit pour son anniversaire une trompette, qui attendait dans un écrin au fond d’un cagibi, mais qui attirait images-11l’attention de l’adolescent depuis quelques années. En 1944, Clifford Brown commence à suivre des cours auprès d’un trompettiste local très doué, Robert Lowery, ami de Dizzy Gillespie. À l’âge de quinze ans, Clifford, devenu lycéen, approfondit auprès de Lowery ses connaissances musicales de façon intensive à la Howard High School, s’initiant même au piano, au vibraphone et à la contrebasse.

 

Au début des années 50 il enregistre pour la première fois sous son nom pour le label Blue note. En 53 il rejoint Lionel Hampton pour sa grande tournée européenne. En fin 1954, il accompagne Sarah Vaughan.  Ses derniers enregistrements en studio se font le 22 mars 1956 avec Sonny Rollins. Suivent deux enregistrements « live » avec Max CliffordBrown22Roach, et une ultime jam session en compagnie de musiciens locaux après une brillante jam session au « Music City Club », à Philadelphie, le 25 juin 1956. La même nuit, Brown et Powell (le frère de Bud Powell) prennent la Pennsylvania Turnpike pour rejoindre Chicago dans une voiture conduite par Nancy, la femme de Richie. Sous la pluie battante, celle-ci perd le contrôle du véhicule et sort de la route. Aucun des trois occupants ne survécut à l’accident.  Clifford Brown étant tellement modeste qu’il a cherché tout au long de sa courte carrière à se faire oublier. Il a inspiré de nombreux artistes dont Winton Marsalis.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un pour tous, tous Proudhon…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la médecine douce et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 25 juin 2013, septième jour de Messidor dédié au concombre. Attention, il ne s’agit pas de DownloadedFile1-150x150celui de Mandryka dont la philosophie à peine masquée me fait toujours autant rigoler. Bon, c’est pas pour me vanter mais, il fait beau sur Brest ! Enfin, le vent est tombé et la pluie elle, a cessé de tomber et même les températures semblent relever la tête. Comme dit « La Bolduc » avec son accent inimitable; ça va v’nir, pi ça va v’nir; vous découragez donc pas !

 

Le bac philo est derrière nous mais je ne résiste pas au plaisir de vous proposer ce petit devoir de vacances:

«Sachant qu’il existe une quantité finie d’objets appropriables. Un droit de propriété sur ces objets va développer un nombre fini de propriétaires possédants les objets. Plus un 54697721_ppropriétaire possède d’objet, plus il est puissant, plus il peut posséder d’objets. Nous avons donc ici une boucle de rétroaction positive. De plus, plus un propriétaire possède d’objets, moins les autres en possèdent, moins ils sont puissants, donc moins ils peuvent posséder. Nous avons ici une deuxième boucle de rétroaction positive.(Le terme de rétroaction positive est très souvent employé dans le domaine du changement climatique. Certains facteurs comme l’augmentation des températures vont provoquer des effets sur le climat qui à leur tour vont accentuer l’augmentation des températures. C’est alors un cercle vicieux qui s’enclenche et qui accentue le phénomène.)

Par conséquence, l’état stationnaire d’un système économique basé sur le principe de la propriété a pour conséquence directe l’établissement de monopoles, et d’accroître les inégalités. Or l’homme doit pouvoir profiter des objets dont il a besoin, et ce de manière équitable. Le concept de propriété dépossède donc l’homme de ce droit. Donc, la propriété, c’est le vol. »

Voilà, je ramasserai les copies en septembre mais, d’ici là vous pouvez déposer vos commentaires; en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La reine des Kékés…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mécanique des fluides et de l’entrecôte marchand de vin réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 24 juin 2013, sixième jour de Messidor dédié au romarin. C’est l’anniversaire de Brigitte Fontaine; oyez ce qui animait nos soirées en 1970…

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Pas difficile d’imaginer que ce que l’on fumait n’entrait pas dans le catalogue de la manufacture des tabacs. Et pourtant elle siègeait à Morlaix (29) là même où notre Brigitte vit le jour en 1939. Elle arrive à Paris à 17 ans pour devenir brigitte-fontainecomédienne et joue dans ‘La Cantatrice chauve’ au théâtre de la Huchette. En 1963, elle choisit la chanson ; elle se produit dans plusieurs salles parisiennes et sort deux albums, en 1965 et en 1968. En 1969, elle rencontre le musicien kabyle Areski Belkacem. Elle monte avec lui et Jacques Higelin la pièce ‘Nok’, jouée au Lucernaire. Elle écrit ensuite des textes en vers composant le show ‘Comme à la radio’, qui plus tard deviendra un disque. S’ensuit une longue série d’albums, explorant tour à tour la mort, la vie, la folie ou encore l’inégalité des sexes. Dans les années 1980, Brigitte se consacre à l’écriture et au théâtre. Il faut attendre cinq ans pour que son album ‘French Corazon’ soit distribué. Le clip de ‘Nougat’, diffusé sur M6, prépare le public à son grand retour sur scène, en 1993 au Bataclan. Brigitte Fontaine explore ensuite de nouvelles formes musicales, plus électroniques. Elle sort les albums ‘Genre humain’ en 1995 et ‘Les Palaces’, en 1997. A partir de 2000, elle collabore avec des artistes tels que Noir Désir, Zebda, Gotan Project, ou -M-, avec qui elle écrit son seizième album, ‘Libido’. En janvier 2007, elle se produit sur scène avec le dessinateur Blutch à l’occasion du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Paru en octobre 2009, son album intitulé ‘Prohibition’ est réalisé par Ivor Guest et Areski Belkacem, avec la participation images-1de Grace Jones et Philippe Katerine. Ce disque lui vaut en février 2010 le prix de l’Humour noir du disque. Voguant entre pop, folk et world music, Brigitte Fontaine est une artiste française inclassable. En 2011, elle sort ‘L’un n’empêche pas l’autre’ chez Polydor et Universal Music Group. On y retrouve quatre morceaux inédits, dont ‘Gilles de la Tourette’ (solo) et ‘Duel’ en duo avec Jacques Higelin, trois titres rares (inclus ‘Supermarket’, duo avec Arno) et six extraits d’albums revisités. En 2012, on la retrouve au cinéma dans ‘Le Grand Soir » de Benoît Delépine et Gustave Kervern, dans lequel elle interprète la mère de Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel. 

J‘adore la reine des kékés. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

la radio des blogueurs

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du marais poitevin et du p’tit salé aux lentilles réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 23 juin 2013, cinquième jour de Messidor, habituellement dédié au mulet. Attention, pas le poisson hein. Non non, cette images-3bonne vieille mule issue d’une jument trait mulassier poitevin et d’un baudet du Poitou, c’est la plus grande et la plus forte des mules. Autrefois fleuron de la production mulassière française et reconnue dans le monde entier, elle a failli disparaître. Il y avait la mule du pape, voici celle du Poitou. Je crois entendre dans le fond de la classe quelques ricanements sardoniques, à l’idée sans doute, que j’allais évoquer la figure d’une élue fort entêtée et rétive comme pas deux. Que nenni. Aujourd’hui j’offre ma modeste contribution à la radio des blogueurs avec ce merveilleux titre:

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C‘était l’été, c’était il y a longtemps, longtemps, à cette époque là, il y avait encore des étés avec du soleil qui vous éclaboussait et des températures à ressusciter Gillot-Pétré… Et dans la radio qui crachotait à longueur de journée, cette rengaine qui vous coulait entre les oreilles comme un Saint-Emilion dans le gosier. Mais ça, c’était avant.

Allez bon dimanche, portez vous bien et à demain put-être.

 

 

Véronique, nique, nique…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’utopie galopante et de la chicorée Leroux réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 22 juin 2013, quatrième jour de Messidor dédié à laDownloadedFile-1-150x150 Véronique, jolie petite fleur qui doit son nom à sainte Véronique bien connue dans son immeuble et qui aurait recueilli un linge portant les traits du Christ et aurait, grâce à ce linge, guéri l’empereur Tibère  de la lèpre. On dit que la véronique officinale était utilisée autrefois en application sur les plaies des lépreux d’où son nom familier d’herbe-aux-ladres.

Dans quelques jours on célébrera la naissance de Michel RAGON et je voulais profiter de cette date anniversaire pour vous en dire quelques mots. Michel Ragon est né par hasard à Marseille le 24 juin 1924, mais il passe toute son enfance à Fontenay-le-Comte dans une famille paysanne vendéenne misérable. Orphelin de père à 8 ans, il arrive à 14 ans 54490896_pavec sa mère à Nantes où il exerce plusieurs petits métiers (garçon de courses, aide-comptable, mécanicien, emballeur…). Déjà passionné de lecture depuis son enfance, il découvre de nouveaux auteurs (Rousseau, Hugo, Verne, Gide…) grâce entre autres aux bibliothèques des appartements que sa mère est chargée de garder. Dans cette grande ville de Nantes, il découvre également la peinture au Musée des Beaux-Arts de Nantes, où il se rend souvent, ainsi que la musique classique au Théâtre Graslin. En 1943, à 19 ans, il rencontre les poètes de « l’école de Rochefort », Jean Bouhier et René-Guy Cadou et le peintre James Guitet qui restera son ami. Fin 1943, auteur de tracts contre l’occupant allemand, il est recherché par la Gestapo. Prévenu à temps, il s’échappe de justesse et retourne se cacher dans sa famille, dans le bocage vendéen. Il rentre à Nantes en 1944. Mais il n’y reste pas longtemps.

Avide de connaissances, de rencontres et de nouveaux horizons, il monte à Paris en 1945.De sa rencontre avec Henry Poulaille et peut être surtout avec Armand Robin et le mouvement libertaire naîtra sa vocation 54490926_pd’écrivain et son engagement anarchiste. Véritable autodidacte (il présentera néanmoins un doctorat d’Etat à plus de cinquante ans), il collabore à divers journaux comme « Les cahiers du peuple » dont il est rédacteur en chef. Sa soif de connaissance l’amène à découvrir et fréquenter le milieu des peintres. Il devient critique d’art, membre du groupe Cobra en 1949. Il publie ses premiers romans autobiographiques : « Drôles de métiers » « Drôles de voyages« . En 1954 son recueil de poésie « Cosmopolites » reçoit le « Prix des Poètes ». Il se passionne ensuite pour l’architecture et écrit plusieurs ouvrages qui font toujours référence en la matière. Il réalise également une nouvelle « Histoire de la littérature prolétarienne en France » (1974), puis des romans tel que « Les mouchoirs rouges de Cholet » (1983) qui rencontrent un vif succès.

Personnellement j’ai particulièrement apprécié « la mémoire des vaincus » paru chez Albin Michel en 199O. Une fresque passionnante de l’histoire prolétarienne, véritable traversée du XXè siècle où le héros croise tour à tour, Lénine, Durruti, Nestor Makhno, la bande à Bonnot… Un voyage parmi les oubliés de l’histoire, anarchistes, libertaires et utopistes.Mais il faut lire aussi « le roman de Rabelais » et son exceptionnel « dictionnaire de l’anarchie« .

Et puisque vous êtes dégouté de la télé, de son foot, de ses jeux débiles, de ses infos décérébrées, (re)mettez vous à la lecture et offrez vous quelques pages de Michel Ragon. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le charbon de Saint-Jean…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de l’apophtegme et du Coco boer réunis, bonjour ! Cahin caha nous avons atteint ce vendredi 21 juin 2013, 3è jour de messidor, qui marque le solstice d’été et que ces mécréants de révolutionnaires avaient dédié à l’oignon. J’ai longtemps hésité à consacrer ce billet à la fête de la musique, Jack Lang, le solstice d’été, la soupe à l’oignon, le championnat de France de cyclisme qui se déroule ces jours ci tout près de Keramoal en plein Léon, pays de l’oignon. Finalement j’ai opté pour la St Jean et ses feux.

Je me souviens qu’enfant, le feu de St Jean mobilisait tout le quartier. Jeunes etimages moins jeunes se démenaient des jours et des jours avant l’événement pour
réaliser le tas de bois le plus grand qui soit. Et puis il fallait assurer sa surveillance car, une tradition tenace voulait  que les bandes des autres quartiers tentent de s’emparer du butin ainsi stocké. Il y avait une expression intraduisible, on disait; « faire an hi erez », c’est du douarneniste qui vient du verbe « jalouser » je crois. Le quartier du Port Rhu qui était le théâtre de nos exploits voyait s’affronter les bandes de l’Enfer, du Treiz et de l’usine à gaz (la seule à revendiquer l’appellation d’origine port-Rhu).

 

On n’étonnera personne en déclarant que fêter la Saint Jean n’a pas grand chose de catholique (!) ni même de très chrétien. Une fois de plus, un vernis chrétien est venu s’ajouter à une tradition particulièrement ancienne et qui fleure bon le paganisme. Mais si puissant était le culte du feu que l’église se garda 54393981_pbien d’y toucher. Au pire elle tenta de l’apprivoiser et les fêtes du solstice furent dédié à Jean-Baptiste (y-a pas de petit profit). Mais la Saint-Jean n’avait pas que ses feux : elle avait aussi ses herbes, ses fameuses herbes de la Saint-Jean qui, cueillies le matin, pieds nus, en état de grâce et avec un couteau d’or, donnaient pouvoir de chasser les démons et de guérir la fièvre. On sait que, parmi ces fleurs mystérieuses, se trouvait la verveine, la plante sacrée des celtes. On la cueille encore sur les dunes de Saintonge en murmurant une formule bizarre, nommée la verven-Dieu et dont le sens s’est perdu.

De quelqu’un qui se couchait tard, on disait jadis : « Il est allé ramasser un charbon de Saint-Jean ». Le fait est que ces charbons passaient en Bretagne pour avoir toutes sortes de propriétés merveilleuses. Il en suffit d’un, recueilli dans les cendres du tantad, et dévotement placé, au retour, dans un coin du foyer, pour préserver la maison de l’incendie et de la foudre. On disait encore qu’en balançant les nouveau-nés devant la flamme de trois tantads, on les gardait à tout jamais contre le mal de la peur…

En quelques paroisses de la Haute-Cornouaille, la cérémonie avait d’ailleurs une conclusion assez funèbre : quand les danses avaient cessé et que le feu était près de s’éteindre, on l’entourait de grandes pierres plates destinées, à servir de siège aux anaon, aux mânes grelottants des pauvres morts de l’année, avides 54393856_pde se reposer quelques heures en tendant leurs mains débiles vers les cendres… « A Brest, la Saint-Jean a une physionomie particulière et plus fantastique encore que dans le reste de le Bretagne. Vers le soir, trois à quatre mille personnes accourent sur les glacis ; enfants, ouvriers, matelots, tous portent à la main une torche de goudron enflammée, à laquelle ils impriment un mouvement rapide de rotation. Au milieu des ténèbres de la nuit, on aperçoit des milliers de lumières agitées par des mains invisibles qui courent en sautillant, tournent en cercle, scintillent, et décrivent dans l’air mille capricieuses arabesques de feu : parfois, lancées par des bras vigoureux, cent torches s’élèvent en même temps vers le ciel, et retombent en secouant une grêle de braie enflammée, qui grésille sur les feuilles des arbres ; on dirait une pluie d’étoiles.  » extrait d’un article paru au XIXè. Je me demande si ce n’est pas du Ch. Le Goffic ? A vérifier.

Aujourd’hui, le Port-Rhu s’est transformé en marina, les cendres de nos feux sont à jamais dispersées et c’est Daniela Lumbroso qui fait office de druidesse cathodique… Ma doue beniget ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.