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J’AI RENCONTRE St TUGDUAL…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’école des sages et du camembert au lait cru réunis, bonjour !DownloadedFile Nous voici, déjà, le samedi 11 mai 2013, c’est à dire le 21è jour de floréal, dédié généralement à la fritillaire (ça ne s’invente pas) mais, il faut le reconnaître, c’est une très jolie fleur.

 

 

Aujourd’hui, les britophones vont célébrer Tugdual, un des sept saints fondateurs de la Bretagne selon la police, beaucoup plus selon les pèlerins. Les historiens n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur le nom lui même, était-ce Tugdual, Tudy, Tutuarn… Allez savoir, en Bretagne c’est bien connu, un saint peut en cacher un autre. La légende veut qu’il soit venu s’échouer quelque part au fond de l’aber Wrac’h aux 59436293_palentours du VIè siècle, accompagné de soixante dix de ses potes pour évangéliser l’Armorique. Personnellement j’ai opté pour l’orthographe Tutuarn et je l’installe dans un ermitage sur l’île Tristan qui va donner naissance à Douarnenez. (Tutuarn enez, l’île de Tutuarn). Bon d’accord, ça m’arrange, mais ce n’est pas plus incongru que d’en faire un Bigouden du côté de Loctudy. Par ailleurs, familièrement en breton Tugdual est généralement désigné sous le nom de Pabu et le Trégor est parsemé de chapelles qui lui sont dédiées. Cette tradition vient sans doute du fait qu’il est censé avoir été pape (Pabu: le père); alors pourquoi pas Tutuarn. En tout état de cause, il est revenu mourir à Tréguier un 30 novembre 563, j’ai pas retrouvé à quelle heure…

Et puis tiens, maintenant qu’on se connaît un peu, je vais vous raconter une anecdote personnelle. Dans les années soixante, un cousin (à la mode de Bretagne) s’était mis en tête de se convertir à la religion orthodoxe Celte (si, si, ça existe). Apprenant que je devais effectuer un59436458_p voyage dans ce qu’on appelait encore la Tchécoslovaquie, il me demanda de lui rapporter un ouvrage d’art ayant trait aux icônes. Quelques mois plus tard, m’étant acquitté de cette tâche, je retrouvais mon cousin pope en compagnie d’un anachorète qu’il me présentât comme son « évêque ». Celui-ci s’était semble t-il installé dans les années 50, dans le bois Juhel sur la commune de Saint Dolay (dans le Morbihan – près de La Roche-Bernard). De son vrai nom Jean-Pierre Danyel,il voulait restaurer la spiritualité du monachisme celtique et la tradition des évêques-abbés. C’est dans ce but qu’il fut sacré évêque de l’église orthodoxe celtique et prit le nom de Tugdual. (A droite, une icone réalisée à partir de la photo de Tugdual que l’on voit à gauche ci-dessous.)

Cette consécration fut célébrée par Mgr Irénée d’Eschevannes, évêque 59436509_pet futur patriarche de l’Eglise Gallicane. Le brave homme devait décéder quelques semaines après notre rencontre en août 1968, à l’âge de 51 ans. Avant de mourir il prophétisa que dix ans après sa mort des moines viendraient relever son ermitage. Et en effet, une communauté de moines d’esprit celtique a reconstruit la chapelle qui est maintenant une superbe église en bois. Les adeptes de cette église, devant les bienfaits réalisés par le bonhomme, en on fait un saint. Je peux donc dire que j’ai rencontré Saint Tugdual… Etonnant non !

 

Allez le bonjour vous va, portez vous bien, ne vous prenez pas au sérieux et à demain peut-être.

 

Inflation, piège abscon…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis des sixties et du poulet fermier réunis, bonjour !

Nous voici le 10 mai, 21è jour de floréal dédié à la statice, rien à voir avec l’Insee, c’est une petite plante que l’on peut apercevoir sur nos côtes.

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instantsimages-4 dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ? Sources: 

L »image me semble des plus réalistes et accompagne ce sentiment, chaque jour un peu plus présent, que l’on va droit dans le mur en continuant à clamer: pour l’instant tout va bien. Mais le dogme est tellement installé parmi nos « élites » que le moindre début de commencement de suggestion permettant d’envisager une alternative est immédiatement jugée hérétique. Il en va ainsi de l’inflation,présentée comme le mal absolu depuis Friedman et consorts.

Et pourtant, deux points et demi de plus que le taux cible de 2% représenterait  images-5près de 45 MD€ ce qui permettrait  le financement d’un déficit de même ampleur. C’est pas moi qui le dit mais Bruno Moschetto, professeur de sciences économiques à HEC. Et il ajoute « Il est encore temps de procéder à cet ajustement salvateur avant que les effets des plans d’austérité ne transforment les résignés en indignés et les indignés en insurgés et consacrent le divorce entre les pays légaux et les pays réels. Afin d’obtenir la stabilité de l’économie et d’éviter la récession et par là de promouvoir la croissance et l’emploi par un aggiornamento monétaire : banquiers centraux du monde entier – unissez-vous ! » sources: 

Allez, n’oubliez pas de passer par la case départ, vous toucherez peut-être le jackpot, en attendant portez vous bien et à demain peut-être.

Le blues d’outre-quiévrain…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la peinture à l’huile et du pastis à l’eau réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 09 mai 2013, vingtième jour de Floréal dédié au sarcloir.

DICK ANNEGARN est né à La Haye le 9 mai 1952, J’avais envie de lui souhaiter un DownloadedFilejoyeux anniversaire en compagnie de « Mireille ». c’est un auteur-compositeur-interprète néerlandais, auteur de chansons en français, mais aussi en anglais, et parfois en néerlandais. Dick Annegarn est né aux Pays-Bas, mais sa jeunesse s’est déroulée pour l’essentiel à Bruxelles, ville dont il est citoyen d’honneur. Après avoir appris la guitare en autodidacte, en écoutant des disques folks et blues américains, il s’installa à Paris en 1972, où il enregistra en décembre 1973 son premier disque, lequel rencontra un succès public immédiat avec des chansons comme Ubu, Bruxelles, Sacré géranium… Deux autres suivront, avec un autre grand succès, Mireille, et de nombreuses tournées. Voici une rareté: Tu cailles tiré de l’album « Citoyen » – 1981.

Mais le chanteur se lasse vite de ce rôle et choisit assez rapidement la voie « underground », vivant sur une péniche, participant à la vie associative de la banlieue imagesparisienne, mais n’en continuant pas moins à enregistrer, par exemple cet album en public Ferraillages en 1979 (dont il partage l’affiche avec le bluesman légendaire Robert Pete Williams), ou Frères en 1985, l’un des quatre joyaux de sa collaboration avec le saxophoniste Jean Avocat et l’accordéoniste Richard Galliano.

 

 

En 2006, le disque Le Grand Dîner, sous-titré Tribute à Dick Annegarn, réunit des artistes comme Alain Souchon, Alain Bashung, Arno Hintjens, Louis Chedid, M, Mathieu Boogaerts, Bertrand Belin ou encore Bénabar, chacun reprenant des chansons de Dick en hommage à sa carrière de plus de 30 ans. Je ne suis pas certain que ça lui plaise mais, en en 2009 il a reçu le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université de Liège. En 2010, il apparaît dans Mammuth, film de Benoît Delépine et Gustave de Kervern, aux côtés de Gérard Depardieu et d’Isabelle Adjani.

Allez, je vous remercie d’avoir pris le temps de passer par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Pacte avec le Diable…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du Delta blues et de l’endive braisée réunis, bonjour ! En ce 8 mai, 19è jour de Floréal dédié à l’Arroche (c’est une sorte d’espèce de genre d’épinard) plutôt que de fêter l’armistice qui n’en fut pas un, célébrons la naissance d’un des plus grands bluesmen que le Mississippi ait connu. Robert JOHNSON. Son oeuvre quoique mince a laissé un nombre considérable de classiques du blues.

Né dans le Delta il s’est très tôt interessé à la musique, notamment l’harmonica avant d’opter pour la guitare. Sa rencontre avec Willie Brown le décide à faire de la musique son gagne-pain. Il parcourt le Delta, joue ici et là pour quelques dollars. Sa vie 220px-Robert_Johnsonchaotique est celle d’un grand buveur, coureur de femmes qui s’attire sans cesse un tas de problèmes. Cette personnalité se reflète dans des compositions sombres, dramatiques, pleines d’images hallucinantes. La légende veut que sa virtuosité vienne d’un pacte avec le diable. un soir très sombre alors qu’il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour (crossroads) c’est le titre du morceau sur la vidéo. Alors qu’il commençait à s’endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit au-dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson resta comme paralysé. Sans un mot l’apparition se pencha, prit sa guitare, l’accorda, joua quelques notes divines avant de lui rendre l’instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. En réalité, cette légende provient d’un autre bluesman, Tommy Johnson, qui prétendait avoir vendu son âme au diable, un soir, à un carrefour, pour obtenir sa virtuosité à la guitare. Robert Johnson aurait donc repris cette histoire à son compte, à moins que – Tommy et lui portant le même nom (Johnson) – elle ne lui ait été attribuée à tort. Cette légende et le personnage de Tommy Johnson apparaissent dans le film des frères Coen, O’Brother.

Il est mort, empoisonné dit-on, dans un bouge du Mississippi du côté de Greenwood. johnson-300x225Durant sa courte carrière, il aura laissé 29 titres enregistrés, 3 photos et 3 tombes. Faut-il préciser qu’il appartient au « club 27″ en brillante compagnie: Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain ou, plus récemment Amy Winehouse.  Sa vie, sa musique et sa mort en ont fait une légende pour plusieurs générations de bluesmen et de rockers. Son blues, torturé, rempli de référence au démon, sera repris par d’innombrables musiciens comme Muddy Waters mais aussi, plus tard, les Rolling stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan et Eric Clapton entre autres. Un très grand à n’en point douter.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Des plou et des plo…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de l’étymologie et du soufflé au fromage réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 07 mai 2013, 18è jour de Floréal dédié à la Corbeille d’or.

Vous ai-je déjà parlé de Neventer que l’on fête aujourd’hui en Bretagne ? En voilà un qui a laissé son nom à la commune de Plouveventer, en Finistère evel just, et qui est 64379081_pl’archétype du bon saint chassant les méchants dragons des terres païennes. Si l’on en croit le noble et discret messire Le Grand, chanoine de Saint-Pol, premier Conseiller du Duc François II et recteur de Plounéventer en1412, c’est à dire le propre grand oncle d’Albert Le Grand à qui nous devons un collectage fabuleux des contes et légendes de Bretagne, c’est une véritable épopée que vécurent Neventer et son pote Derrien, de retour des croisades, dans les parages. Tout cela sur les rives de l’Elorn, que l’on nommait avant cet épisode Dour du, magnifique rivière à truites et saumons. ici à droite, c’est une représentation de saint Derrien.

 

Ces deux saints débarrassèrent la région d’un dragon qui revendiquait chaque jour sa ration de chair humaine. Mais,il semble bien que les personnages de Saint Néventer et de Saint Derrien soient nés de l’imagination d’un recteur ennuyé de n’avoir aucune légende à raconter à ses paroissiens ce qui était fort dommageable lorsqu’il s’agissait d’évangéliser tous ces mécréants de basse-bretagne… Il existe encore une « gwerz » chantée par les bardes locaux et qui conte cette histoire:

Bed en devoa eveus a hed
Ervez ar soutur pemp gonset                                                                                 
E gorv a ioa vihana                                                                                         Kement hag eur marc’h ar brasa.                                                                           E gorv a ioa goloet                                                                                         Eveus a skant kalet meurbet.                                                                               En eur ger, ken terrubl oa, Ar bed-holl a grene razan.

En voici une autre interprétée par Denez Prigent; Gwerz ar vezhinerien – la complainte des goëmoniers.

Il est probable que la vraie origine du village se rapproche de celle, plus simple, de la création de nombreuses paroisses de Basse-Bretagne par des tribus venues d’Outre-Manche. C’ est en effet vers les V ème et VI ème siècles de notre ère que les Bretons, imageschassés de leur île de Grande-Bretagne, sont venus se réfugier dans notre Armorique.
L’exode se faisait par tribus, et lorsque l’une d’elles trouvait un site pour s’ installer, généralement une hauteur, elle créait une  » communauté « , un « PLOU » qui recevait par la suite le nom de son chef.

Arthur de La Borderie écrit dans son  » Histoire de la Bretagne »: « Le Plou, c’est images-1proprement et primitivement la petite colonie formée par la bande bretonne émigrée, s’établissant, au sortir des barques fugitives, sous la direction d’un brave guerrier, chef temporel, d’ un pieux moine, chef spirituel de cette petite communaute formée sur la terre d’ exil par la communauté de malheur. Sur cette terre, le PLOU remplace le CLAN…
Voici donc Néventer et ses compagnons qui, débarqués en Armorique, s’enfoncent à l’intérieur des terres à la recherche d’un asile. Ils vont le trouver non loin de la ville romaine de Kérilien, et là, ils établissent un « PLOU  » qui, pour l’Histoire, deviendra PLOUNEVENTER. Amusant non ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

J’ai la guitare qui me démange…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des séries télé et des salades bio réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 6 mai64347178_p 2013, autrefois désigné comme 17 de floréal et c’est le jour de la pimprenelle. Très jolie fleur qui ne se dissimule pas dans une peau de vache et qui, outre son aspect décoratif se déguste en salade. Avec des navets et du fromage de brebis, on me dit que c’est un délice; surtout si vous l’accompagnez d’un petit rosé bien frais. En dégustant votre salade je vous invite à (re)découvrir un gratouilleur de génie qui a accompagné les plus grands et les plus grandes…

 

Aujourd’hui, histoire de se calmer après la manif, un guitariste particulièrement talentueux. Né dans une famille modeste, Barney Kessel s’achète sa première guitare 220px-Barney_Kessel_2à 12 ans et apprend l’instrument en autodidacte. Dès l’âge de 14 ans, il se produit dans des formations locales. La principale source d’inspiration du jeune musicien est le guitariste Charlie Christian. Il semble d’ailleurs que ce dernier soit allé écouter son « jeune disciple », lors d’un passage à Oklahoma City en 1939. Barney Kessel va s’installer à Hollywood où il exerce des petits métiers alimentaires. En 1943, Il est membre de l’orchestre, dirigé par Ben Pollack, qui accompagne le show de Chico Marx. Kessel se produit avec de nombreux musiciens de jazz et commence à se faire une solide réputation. En 1944, on peut le voir dans le court métrage Jammin’ the Blues de Gjon Mili, aux côtés de Lester Young et Illinois Jacquet. Il fait partie des big bands de Charlie Barnet et Artie Shaw (1944-1945) tout en continuant une abondante carrière en studio.

En 1947, Kessell rejoint la troupe de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l’enregistrement du fameux « Relaxin’ at Camarillo ». En 1952-1953, il accomplit une376-Django-Barney-Kessel.Jean-Pierre-Leloir-288x340 longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar Peterson. Sous le nom des « Poll Winners » (trio réunissant Kessel, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne), il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès. Ici à droite, en 1952 en compagnie de Django. Catalogué un peu hâtivement comme étant un guitariste bebop, Barney Kessel est capable de s’adapter à tous les styles. On peut l’entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Colemen Hawkins, Lionel Hampton et même Ornette Coleman.  Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l’entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Anita O’Day et Julie London (c’est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière « Cry me a river » en vidéo ci-dessus).

En 1992, il est victime d’une grave attaque cérébrale et doit restreindre son activité ce qui l’amène à connaître de sérieux problèmes financiers. Pour l’anecdote, Sacha Distel organise en novembre 2002 au Petit Journal Montparnasse à Paris, un gala exceptionnel de soutien. Barney Kessel s’éteint en mai 2004. Allez merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BONNE A TOUT FAIRE…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des jardins à l’anglaise et des champignons à la grecque réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 5 mai 2013, 16è jour de Floréal dédié à la consoude, cette plante que les anciens appelaient la bonne à tout faire.

Utilisée depuis l’antiquité comme cicatrisant, le nom français « consoude » provient des capacités de cette plante à accélérer la consolidation des fractures grâce à sa teneur en allantoïne. On consomme ses racines crues ou cuites, les feuilles servent dans les64345709_p soupes, à la façon du tapioca. On confectionne des beignets avec ses feuilles, qui rappellent le goût du filet de sole. Bon, n’exagérez pas car elle renferme des alcaloïdes dangereux pour le foie ! Autrefois, les nourrices utilisaient les racines des « toutes-bonnes » pour soigner les gerçures de leurs mamelons.. Elle est maintenant appréciée comme engrais sous forme de purin. Profitez en avant que cela ne soit interdit par l’Europe. Il parait qu’on peut même teindre la laine grâce à une teinture brune qu’on obtient à partir de ses racines. Alors, qui dit mieux ?

Tout à fait autre chose.

Quelques lignes à propos de Alain CARON, Le bassiste Alain Caron a entrepris sa DownloadedFilecarrière à l’âge de 11 ans en participant à un concours d’amateurs. À 14 ans, grâce à un disque d’Oscar Peterson, il découvre le genre musical qui deviendra sa plus grande passion : le jazz. En 1977, une occasion en or se présente à lui lorsqu’il rencontre Michel Cusson et son groupe. De cette rencontre est né le groupe jazz fusion québécois UZEB.Tout en jouant avec UZEB, il commence à travailler en studio et à donner des spectacles dans tous les clubs de jazz de la ville.Il décide de revenir à Montréal pour se consacrer presque exclusivement à UZEB. Entre 1981 et 1990, le groupe enregistrera dix albums et vendra au-delà de 400 000 exemplaires de ces disques à travers le monde, en plus d’offrir d’innombrables concerts dans plus de 20 pays.

Caron prends sa carrière solo en main en fondant son propre label, Les disques Norac. En 1993, il réalise son premier album solo, Le Band, qui reçoit un Félix dans la catégorie Album jazz de l’année, puis il part en tournée au Canada et en Europe avec DownloadedFile-1son groupe. Suivront les disques Rhythm’n Jazz (1995) et Play (1997). En 2000, il fait paraître Call me Al, qui est nommé pour le Félix Album jazz de l’année. En 2003, son cinquième disque solo, intitulé simplement 5, est lancé. En parallèle, il accompagne de nombreux artistes de réputation internationale à titre de bassiste, notamment Mike Stern, Frank Gambale, Biréli Lagrène, Didier Lockwood… jouant dans plus de 30 pays. Alain Caron s’est développé une réputation de maître de la basse électrique et de virtuose de la basse à six cordes. Cette notoriété a fait en sorte qu’il est invité régulièrement à donner des classes de maître dans de grandes villes du monde.À ce jour, Alain Caron a fait paraître plus de 20 disques, que ce soit à titre solo ou avec le groupe UZEB, en plus de collaborer à quelque 25 albums d’artistes évoluant autant dans le jazz et la musique world que la pop et la chanson. Récipiendaire de plusieurs prix, dont dix Félix, un Gémeaux et le prix Oscar-Peterson, Alain Caron a été élu meilleur bassiste huit années consécutives par le magazine Jazz Report. Sources

Et voilà pour ce jour d’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ur c’hozh kazh a gar logod yaouank.*

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

Amis de l’humour noir et du blanc-manger réunis, bonjour !

Ce samedi 4 mai 2013 correspond au 15è jour de floréal dédié au ver à soie, à ne pas confondre avec cette sale bête qui est le ver à soi… En Bretagne on célèbre les 64315559_pEneour, Enewyr en gallois, qui était, nous dit la chronique, un supposé saint homme venu d’outre manche sur une barque de granite aux alentours du VIè siècle et de l’Armorique réunis. Il fait partie de cette cohorte de saints que les évangélisateurs de la Bretagne ont imposé pour christianiser à marche forcée cette terre de païens. Un certain nombre de communes lui doivent leur nom à l’instar de Ploneour-Menez, Ploneour-Trez ou Ploneour-Lanvern, toutes dans le Finistère. La légende le fait débarquer en pays Bigouden, ce qui n’est pas le plus court chemin quand on vient du pays de galles vous en conviendrez. Mais bon, les paysans du Léon n’avaient pas encore inventé la Brittany Ferries… Il aurait été accompagné de sa soeur Thumette, on n’est jamais trop prudent. Thumette donc, Tunvezh en breton, qui était il n’y pas si longtemps un prénom très porté en pays thumetteegliseplomeurbigouden, est aujourd’hui encore la patronne des marins au long cours, des Cap-horniers. L’église de Nevez regorgeait d’ex-votos de trois-mats et autres navires. Mais, revenons à son frangin Eneour. La légende toujours, le veut enterré dans l’église de Ploneour-Menez. Là, on prend de la hauteur. Dans les monts d’Arrées, à quelques pas de Roc’h Trevezel se trouve une pierre remarquable que les autochtones nomment le lit de Eneour. On y voit, par temps clair et avec beaucoup de bonne volonté, l’empreinte du chapeau, du livre et des sandales de St Enéour ainsi que la marque de son corps )photo de droite en haut). A propos de saints, si l’on en croit l’almanach des PTT (oui, je sais, je date un peu) c’est aujourd’hui la St Sylvain qui faisait dire à mon aïeule: c’est à la St Sylvain que vend son vin le malin… Bonne fête donc à Sylvain qui se reconnaîtra.

Et voilà, c’est fini pour aujourd’hui, court billet du samedi car demain… C’est dimanche ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être. * le titre n’a rien à voir avec le billet mais, j’avais en tête ce vieux proverbe, sans doute une réminiscence des leçons de mon aïeule. On pourrait traduire par: le vieux chat aime la jeune souris

 

Les « Folk journées »…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des folk journées et du pâté d’alouette réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 03 mai 2013, 14è jour de Floréal dédié au chamerops. C’est aussi la date anniversaire de la naissance d’un monsieur qui a marqué de son empreinte le protest song.

La carrière de Pete Seeger, personnage clef du mouvement folk revendicatif, s’étend DownloadedFile-1sur plus de cinquante années et autant d’albums. Né à Manhattan (03 mai 1919) dans une famille musicienne, il commence assez tôt à apprendre le banjo. Il se passionne pour l’héritage folk et, parallèlement à ses études à l’université Harvard, il travaille comme archiviste auprès d’Alan Lomax, célèbre folkloriste attaché à la bibliothèque du Congrès. Sa démarche le pousse à aller glaner les chansons folkloriques sur le terrain et, de même que Woody Guthrie, il parcourt le pays tel un hobo (vagabond travaillant occasionnellement pour des fermiers ou de gros chantiers), banjo sous le bras, partageant la vie des travailleurs et des journaliers. Tiens, une dédicace pour Serge, il se reconnaîtra.

Après la Seconde Guerre mondiale, qu’il passe dans l’armée, Seeger entame une carrière de musicien à temps complet. Il rencontre bientôt de graves problèmes, consécutifs à ses engagements politiques. En 1948, son nom est porté sur la liste noireimages-1 du sénateur McCarthy, et il est cité à comparaître devant le fameux Comité sur les activités antiaméricaines, qui démolira bien des vies, notamment à Hollywood. Malgré cet épisode, il n’arrêtera jamais de clamer ses convictions. Il recomposera ainsi la chanson We Shall Overcome, à partir d’un très vieux gospel qui sera, tout au long des années 60, l’hymne des militants antiségrégationnistes et des opposants à la guerre du Viêt Nam. Il sera aussi l’auteur de nombreux autres titres célèbres comme « If I Had A Hammer » (reprise en France par Claude François sous le titre Si j’avais un marteau dans une version édulcorée qui en gomme tout le côté protestataire.), Turn, Turn, Turn, sur des paroles tirées de l’Ecclésiaste  (reprise par les Byrds) ou Guantanamera (reprise en France par Joe Dassin). Si Pete Seeger joue occasionnellement avec les Guthrie père et fils, tant sur vinyle que sur scène, il aide aussi aux débuts de Don MacLean. On tombe aisément sur son nom au dos d’une pochette de disque, même insignifiante, tant il a été repris ou a participé à des enregistrements d’autres artistes. Joan Baez dira de lui : « Nous devons tous notre carrière à Pete. » Il demeure comme une des figures les plus incontournables de la musique populaire américaine.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ça va venir découragez-vous pas ♫

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des confessions de saint Augustin et du veau Marengo réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 02 mai 2013, treizième jour de Floréal dédié au Bâton d’or.

« Il n’y a pas de gouvernements populaires. Gouverner, c’est mécontenter. » disait Anatole France dans Monsieur Bergeret à Paris. Et bien le notre de gouvernement en fait une cuisante démonstration. Je dis cuisante car ceux qu’il mécontente sont imagesprécisément ceux qui l’ont mis là où il est. Les autres, les patrons, les boursiers, les actionnaires, n’ont de cesse de se réjouir de cette nouvelle politique socio-libérale qui réduit à peau de chagrin le droit du travail, qui amplifie la baisse du pouvoir d’achat, qui augmente le nombre de chômeurs et donc, diminue le coût du travail. Car demain, laborieux amis, vous serez flexsécurisés par les bons soins des joyeux drilles de Solférino. En d’autres termes, vous serez jetables et corvéables à merci. Les salaires vont diminuer et les retraites itou. Vous travaillerez plus longtemps; enfin, quand je dis « travaillerez » c’est un euphémisme; disons que vous resterez plus longtemps à la disposition du marché… Allez, on se refait un p’tit coup de La Bolduc.

Nos jeunes et talentueux entrepreneurs sortent de l’Elysée, la fleur (Pellerin) à la boutonnière et le sourire aux lèvres. Le Président les a rassurés et l’ANI (Accord National Interprofessionnel) voté par l’assemblée fait rosir de plaisir les pontes du MEDEF. Camarades salariés, cet ANI ne vous veut pas que du bien. Chez PSA, cinq des six syndicats représentatifs dont CFDT, FO, CFTC… viennent de signer un accord qui entérine la fermeture d’Aulnay et la disparition de 11 000 emplois. Mais dans quel monde vit-on ?

Oh, bien entendu, on fait semblant de se fâcher tout rouge contre Angela qui fait rien DownloadedFilequ’à nous embêter avec son austérité (sparpolitik) mais, la messe est dite. On file tout droit vers le catalogue de la déroute (!) et les sondages sont tous d’accord: dans le cas d’hypothétiques élections, le FN passerait largement devant le PS. Voilà qui devrait faire réfléchir les énarques boutonneux et les décider à changer de braquet, à sortir de la pensée unique, à soutenir la demande, à donner du mou à l’inflation, à laisser courir (un peu) le déficit, à obliger la BCE à prêter directement aux États, et à donner de l’argent à ceux qui s’en servent pour consommer et non pour spéculer.

Et bien non, chez ces gens là, tant qu’on a pas la tête sous l’eau, on ne se rend pas compte que la mer monte. Tais toi et nage !