Le cénobite ramène sa fraise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la botanique-nique-nique et du carpaccio réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 30 mai 2013, onzième jour de Prairial dédié à la Fraise et, le fait de résider à proximité de Plougastel m’autorise à la ramener. Curieusement, celui qui importa ce délicieux fruit en France s’appelait Frézier… Etonnant non ? Oyez son histoire, après cela vous pourrez vous présenter à Questions pour un champion.

Esprit universel curieux de tout, Frézier préleva à Concepción (entre Valdivia et Santiago du Chili), et rapporta en France (en les arrosant quotidiennement, Amedee_frezieralors que l’eau douce était à bord de tous les voiliers en bois une denrée précieuse) cinq plants d’une nouvelle espèce de fraisier dite Blanche du Chili (la Fragaria chiloensis), à gros fruits blancs différents des fraises des bois alors connues en Europe. Le nom de Frézier est par une coïncidence extraordinaire une déformation du mot fraise : Julius de Berry, un de ses ancêtres, avait servi un plat de fraises des bois au roi Charles III le simple à la fin d’un banquet à Anvers en 916, roi qui le remercia en l’anoblissant et lui donnant le nom de Fraise, qui se déforma en Frazer après émigration de la famille en Angleterre puis en Frézier, après que celle-ci fut revenue faire souche en Savoie. C’est donc grâce à Amédée François Frézier, mort à Brest en 1773, que vous dégustez les merveilleuses gariguettes qui ont fait le renom de Plougastel…

Et puis tiens, Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Bakounine, ce camarade vitamine comme disait Léo Ferré… Révolutionnaire 53609181_prusse, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte. Issue de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Pétersbourg d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France en 1847 mais y revient un an plus tard pour participer à « l’ivresse révolutionnaire » de 48.

Assurément, aujourd’hui, sa voix se mêlerait au concert des indignés pour fustiger tous ces valets empressés de la finance qui nous veulent à genoux… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un commentaire

  1. gault jp

    Marrant cette photo de Bakounine. Elle était sur le bureau d’un mec qui me faisait réviser mon bac pour que je file à la fac après passe que on avait besoin de bras pour les affiches. C’était il y a … C’était exactement cette photo.
    Avec Clavel hier tu me renvoies 40 ans en arrière.

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