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MARIA LACERDA DE MOURA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis républicains, bonjour ! Faut-il vous le rappeler, nous sommes aujourd’hui le jeudi 16 mai 2013, 27è jour de Floréal dédié à la Civette. Petit mammifère plus proche du blaireau que du chat d’après Buffon.

Dans notre galerie de portraits, l’homme du jour est une femme.

J‘ai toujours eu un petit faible pour les brésiliennes, mais celle là, me plait particulièrement. Maria Lacerda de Moura poursuit des études à l’École Normale de Barbacena et devient enseignante en 1904. Politiquement, elle 53088442_padhère aux idées développées par les anarchistes et en particulier, celles défendues par Francisco Ferrer Guardia, libre-penseur et pédagogue libertaire. Comme lui, elle est convaincue de l’importance du rôle de l’éducation dans le développement des individus et souligne qu’en ce qui concerne les femmes, elle est un moyen de les affranchir du poids des traditions sociales et religieuses qu’elles subissent.

 

 

Elle s’engage alors dans la lutte contre l’illétrisme et œuvre pour faciliter l’accès des femmes au savoir. La création de La Ligue contre l’illettrisme constitue ainsi une concrétisation de son engagement dans ce domaine. En 1920, elle fonde à DownloadedFileRio de Janeiro une ligue pour l’émancipation intellectuelle des femmes qui revendique l’attribution du droit de vote aux femmes et elle est considérée comme l’une des pionnières du féminisme brésilien. Parallèlement à son engagement féministe, elle se consacre également à l’amélioration des conditions de vie des gens dans le besoin et combat en compagnie d’autres femmes pour permettre aux sans-abris d’avoir un accès au logement. Son combat féministe se révèle ainsi également humanitaire.

Elle s’installe à Sao Paulo en 1921 où elle écrit de nombreux articles dans la presse anarchiste brésilienne, argentine, uruguayenne et espagnole où elle dénonce l’oppression sexiste subie par les femmes quelle que soit leur condition 53088423_psociale. La sexualité de la femme est l’un de ses thèmes de prédilection dont elle aborde de front tous les aspects (virginité, plaisir, maternité…), ce que peu de femmes osaient alors faire au Brésil. Enfin, elle créé la revue Renaissance en 1923. Entre 1928 et 1937, elle rejoint une communauté agricole autogérée anarchiste à Guararema, composée d’anarchistes individualistes et d’exilés ou de déserteurs espagnols, français et italiens et elle considère que cette expérience correspond à la période la plus féconde de son activité intellectuelle. Cependant, sous la pression du gouvernement de Getúlio Vargas, la communauté doit être abandonnée. Maria Lacerda se réfugie alors à Rio de Janeiro, où elle termine sa vie en poursuivant son combat et ses travaux.

Allez, portez vous bien, vive la sociale et à bas la calotte.