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FONTENAY AUX ROSES…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 31 mai 2013, douzième jour de Prairial dédié à la bétoine  (et non pas à l’abbé Toine). 
La bétoine jouissait dans l’antiquité d’une réputation prestigieuse qui images-2lui conférait des pouvoirs magiques (Elle fut dit-on découverte par
Esculape et on la disait capable de chasser les mauvais esprits) et faisait d’elle un remède quasi universel. Le nom bétoine est dérivé de celui d’un peuple ibérique, les Vettones, qui utilisa cette plante dont la réputation s’est maintenue jusqu’au Moyen Âge et au delà. On utilisait autrefois les feuilles séchées de cette plante comme du tabac à priser ou comme substitut du thé ; les jeunes pousses sont consommables en salade avec modération.

Aujourd’hui c’est le jour de la Visitation. Il y a longtemps de cela, j’ai résidé à Rennes, rue de la visitation. Sous ma fenêtre, de l’autre côté de la rue il y avait une institution pour jeunes filles de la bourgeoisie locale, style couvent des oiseaux. A l’instar de Maxime Le Forestier je crois que certains jours j’étais amoureux de tout un pensionnat. Aujourd’hui, jupes plissées et socquettes blanches sont dans la rue et manifestent contre le mariage pour tous. Quelle drôle d’époque madame Michu !

 

Comme vous pouvez le constater sur cette photo, le statut de blogueur Image 4retraité n’est pas une sinécure. J’ai beau augmenter la police de caractère, ça devient difficile. Et encore n’ai-je point sur le râble de petits chefaillons despotiques soucieux de devenir calife à la place du calife. Mais bon, je continue bon an mal an à pondre mon petit billet quotidien et j’ai beaucoup de mal à empêcher mon égo démesuré à enfler plus que de raison à la lecture de Google analytics. Allez, merci à vous portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Le cénobite ramène sa fraise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la botanique-nique-nique et du carpaccio réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 30 mai 2013, onzième jour de Prairial dédié à la Fraise et, le fait de résider à proximité de Plougastel m’autorise à la ramener. Curieusement, celui qui importa ce délicieux fruit en France s’appelait Frézier… Etonnant non ? Oyez son histoire, après cela vous pourrez vous présenter à Questions pour un champion.

Esprit universel curieux de tout, Frézier préleva à Concepción (entre Valdivia et Santiago du Chili), et rapporta en France (en les arrosant quotidiennement, Amedee_frezieralors que l’eau douce était à bord de tous les voiliers en bois une denrée précieuse) cinq plants d’une nouvelle espèce de fraisier dite Blanche du Chili (la Fragaria chiloensis), à gros fruits blancs différents des fraises des bois alors connues en Europe. Le nom de Frézier est par une coïncidence extraordinaire une déformation du mot fraise : Julius de Berry, un de ses ancêtres, avait servi un plat de fraises des bois au roi Charles III le simple à la fin d’un banquet à Anvers en 916, roi qui le remercia en l’anoblissant et lui donnant le nom de Fraise, qui se déforma en Frazer après émigration de la famille en Angleterre puis en Frézier, après que celle-ci fut revenue faire souche en Savoie. C’est donc grâce à Amédée François Frézier, mort à Brest en 1773, que vous dégustez les merveilleuses gariguettes qui ont fait le renom de Plougastel…

Et puis tiens, Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Bakounine, ce camarade vitamine comme disait Léo Ferré… Révolutionnaire 53609181_prusse, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte. Issue de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Pétersbourg d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France en 1847 mais y revient un an plus tard pour participer à « l’ivresse révolutionnaire » de 48.

Assurément, aujourd’hui, sa voix se mêlerait au concert des indignés pour fustiger tous ces valets empressés de la finance qui nous veulent à genoux… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LIBERTAIRE, JE CRIE TON NOM…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’esprit critique et du baekehoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 29 mai 2013, dixième jour de Prairial dédié à la faux. C’ est aussi le jour anniversaire de la naissance d’un écrivain à qui je voulais rendre un petit hommage tant son engagement mérite qu’on s’y arrête ; l’amenant à défendre un humanisme basé sur la sauvegarde de l’homme et de la nature et le recours à la non-violence; je veux parler de Bernard CLAVEL (ne pas confondre avec Maurice, autre Clavel contradictoire et talentueux).

Pour lui: « un fleuve, une terre, un vignoble, des forêts sont tellement liés à l’existence de l’homme qu’il me paraît impossible que l’humanité oublie ce lien sans courir à sa 65093175_pperte. » Engagement pour l’écologie et les enfants martyrs, engagement contre l’État guerrier et marchand d’armes. Engagement aussi dans l’affaire Jean-Marie Deveaux ou l’affaire Buffet-Bontemps contre la peine de mort, contre les pratiques policières, l’impéritie de la justice et du système pénitentiaire. C’est un homme en colère qui fustige policiers et magistrats indifférents ou trop répressifs. Quelqu’un a dit de lui qu’il était une espèce d’anarchiste chrétien.

J‘ai découvert cet auteur à l’occasion de l’adaptation de son livre, le voyage du père, au cinéma par Denys de la patellière, en 66 où 67 avec un Fernandel à contre emploi tout à fait exceptionnel. Je reprends ci-dessous un article de Gilles 65093212_pHeuré paru dans Télérama à l’occasion de son décès en octobre 2010. « C’est un homme de la terre, un forban des bois qui, vu ses quarante déménagements en France, en Suisse, au Canada ou en Irlande, semble avoir avalé un atlas. il fut, à 14 ans, apprenti pâtissier à Dole, pénible expérience dont il tirera La Maison des autres. « Mon patron était un vrai salaud, et pendant deux ans ce fut un enfer. C’était un avorton que j’aurais pu coucher d’une gifle, mais à cette époque le patron c’était le patron et on la fermait. » Il rêve alors d’un tour du monde, mais la guerre contrarie ses rêves de voyage. Il est successivement bûcheron, lutteur de foire avec le fameux Ted Robert, qui sera le personnage de L’Hercule sur la place, ouvrier agricole avec L’Espagnol puis résistant dans le maquis du Jura.

A lire son texte sur Gauguin, par exemple, on comprend mieux son propre itinéraire; celui d’un homme prêt à tout pour vivre sa passion d’écrire, humble artisan obsédé par les immensités calmes et, pourquoi le taire, râleur impénitent et libertaire jamais défroqué. Les hommes dont il fut l’ami n’étaient pas 65093235_pexactement de paisibles pèlerins : Pierre Mac Orlan, Roland Dorgelès, Jean Guéhenno, Jean Reverzy, Marcel Aymé, l’anarchiste Louis Lecoin, sans oublier les sans-nom et les gens de peu qui ont croisé sa route. Ce conteur magnifique est bien un écrivain « prolétarien », selon le mot de Michel Ragon, avec la fierté que cela suppose. Les millions de lecteurs qui ont lu ses livres ne s’y sont pas trompés : cet homme est « en prise directe avec le mot humain », comme disait Pierre Mac Orlan. « Il ne triche pas. » on le voit ici en compagnie de Josette Pratte qui fut sa compagne jusqu’au bout.

Voilà pour aujourd’hui, regardez bien au fond de la bibliothèque, il y a sûrement un livre de Clavel qui attend d’être relu. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Eugène VARLIN…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la propédeutique et du café-calva réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 28 65062789_pmai 2013, neuvième jour de Prairial dédié au Serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet, c’est bon pour tout: en infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches… Ce proche cousin du thym est une vraie panacée? C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale.

Le 28 mai 1871 marque, au rouge, la fin de la Commune de Paris. Toute la 53539711_psemaine, les Versaillais ont assiègé les fédérés, les derniers tomberont au cimetière du père Lachaise. Les hommes de Thiers vont s’acharner sur les communards. Arrestations, exécutions sommaires, déportation, emprisonnement… Cet épisode de l’histoire, qui n’a pourtant duré que 70 jours, a marqué à jamais l’épopée du peuple parisien. Séparation de l’église et de l’Etat, respect des immigrants, droits des travailleurs, égalité des sexes et autres avancées sociales. Et puis, des milliers, sans doute des dizaines de milliers de morts. Parmi eux, Eugène VARLIN.

Le 5 octobre 1839, naissance d’Eugène VARLIN à Claye Souilly, près de Paris. Relieur, militant ouvrier, internationaliste, communard et libertaire. En 1865, il participe à la fondation d’une société d’épargne et de crédit mutuel des ouvrierstil21_luce_001z relieurs. A la création de « l’A.I.T » (l’Internationale), il adhère à l’organisation et devient un des secrétaires du bureau parisien. Il sera délégué au congrès de l’A.I.T à Genève en 1868, et de Bâle en 1869. Il s’y prononce pour l’égalité des sexes ou encore pour « la collectivisation de la terre par les communes solidarisées ». Il est aussi, en 1868, à l’origine de coopératives de consommation. Lorsque la répression s’abattra sur l’A.I.T, Varlin sera condamné une première fois à 3 mois de prison, puis contraint de s’exiler en Belgique pour se soustraire à une nouvelle condamnation en 1870. Il rentre en France à la chute de l’empire, devient le commandant d’un bataillon de la garde nationale, participe aux élections du 8 février 1871 puis, à partir du 18 mars, jour de l’insurrection, il fait partie du Comité central de la garde nationale.  En illustration, l’assassinat d’Eugène Varlin par Maximilien Luce.

Le 26 mars, il est élu membre de la Commune de Paris. Il participe aux derniers DownloadedFile-1combats de la semaine sanglante. Arrêté le 28 mai 1871, il est roué de coups, puis fusillé par les Versaillais, après avoir crié « Vive la République vive la Commune ». C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la Patrie, ses malheurs et ses désastres. Eugène Varlin, pendant la commune. Relisez le cri du peuple cette magnifique bande dessinée de Tardi d’après le roman de Vautrin.

Allez, soyez remercié d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ah ça ira, ça ira, ça ira…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du pigeonneau laqué et du perdreaux de l’année réunis, bonjour. Nous sommes le 170px-Lilium_martagon_(Dieppe)lundi 27 mai 2013 c’est à dire le 8ème jour de Prairial habituellement consacré au Martagon. Plus communément appelée Lys Martagon, cette plante de la famille des Liliacées, qui produit de magnifiques fleurs, est aujourd’hui espèce protégée dans beaucoup de régions. On n’en trouve que rarement en Bretagne sauf peut-être à Bréhat ou sûr l’ile de Batz… A vérifier.

 

L‘homme du jour est: François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort à Vendôme le 27 mai 1797 (8 prairial an V), et révolutionnaire français. Il forma la « conjuration des Égaux » contre le 53485886_pDirectoire et fut exécuté. À partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 14 vendémiaire an III, Le Tribun du peuple. Ce journal, où il combat avec la dernière violence la réaction thermidorienne, acquiert une forte audience. Il adhère, à la même période, au Club électoral, club de discussion des sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs. Arrêté et emprisonné à de multiple reprises, Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est à nouveau arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrit en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Abandonnant le prénom Camille, qu’il avait adopté en 1792, il se fait alors appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.(Aujourd’hui encore il existe un « think tank » tendance  Gauche sociale libérale qui porte ce nom et est constitué en partie d’anciens haut fonctionnaires …) Babeuf 53486253_pdéfend la nécessité d’une « insurrection pacifique ». Cette impossibilité d’agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux ». Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte. Le but est de continuer la révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». Grâce aux informations d’un indicateur, la police arrête Babeuf, Buonarroti, Darthé et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin . Pour éviter que le peuple ne les libère, les Égaux sont transférés à Vendôme.

Une haute cour est constituée, et le procès s’ouvre le 20 février 1797 en présence de imagesdeux ministres. Babeuf, à qui on reproche l’initiative du complot, et Darthé sont condamnés à mort. En entendant sa condamnation à mort, Babeuf se frappa, dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à l’échafaud. Darthé, qui avait également tenté de se suicider, est guillotiné avec lui le 8 prairial an V. Buonarroti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. Cinquante-six autres accusés,dont Jean-Baptiste-André Amar, sont acquittés. Selon Rosa Luxemburg, Babeuf est « le premier précurseur des soulèvements révolutionnaires du prolétariat ».

Et bien voila, c’était le petit rappel historique du lundi. Ce sont ces hommes et ces femmes qui ont fait notre histoire. Qui ont fait ce que nous sommes aujourd’hui, deux siècles plus tard, à nous interroger pour savoir si Frigide est vraiment Barjot, si Hollande est de gauche ou socialiste, si DSK a véritablement foulé le tapis rouge à Cannes… Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

CRAZY BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de l’ampélosophisme* et du Pessac-Léognan réunis, bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le dimanche 26 mai 2013 et que ce jour était le 7è de Prairial, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée.

*L’ampélosophisme est considéré par certains comme un humanisme de bistro et se déclare libertaire, utopique, indépendant des autres courants de pensée philosophiques politiques ou religieux. Il existe même un site des plus revigorants qui lui est consacré. Et puisque vous êtes les meilleurs lecteurs qu’un blogue n’ai jamais eu, voici pour vous une véritable pépite dénichée sous les plis de la toile (c’est joli ça), le premier disque de blues de l’histoire, gravé en 1920.

 

C‘est Mamie SMITH qui est la chanteuse, elle est née le 26 mai 1883 à Cincinnati, et décèdera en septembre 1946 à Harlem. Très populaire à Harlem dès 1914, elle est engagée par Perry Bradford qui réussi à convaincre la imagescompagnie Okeh de l’enregistrer. Crazy blues, c’est le titre du morceau, obtient un succès considérable dès sa parution. On dit que le disque s’est vendu à 75000 exemplaires la première semaine. Dès lors Mamie entreprend une fructueuse carrière jusqu’en 1931. Elle défraie bien un peu la chronique par ses liaisons avec avec de grands jazzmen, ce qui ne l’empêche pas d’interpréter une série de films musicaux au début du parlant. Par la suite, drogue et alcool venant elle sombre dans la misère et l’oubli. Ah, la vie est dure madame Michu.

Allez, si le temps le permet et si le moteur tient, je vais peut-être pousser jusqu’à Loudéac où se déroule le salon du livre en présence de notre confrère blogueur et néanmoins écrivain Stéphane Grangier. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le schmilblick peut-il tuer ?

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la cartomancie et du boudin aux pommes réunis, bonjour !                 En ce samedi 25 mai 2013, sixième jour de prairial, nous célébrons la mélisse. Si vous trouvez l’actualité particulièrement indigeste, je vous recommande expressément la tisane de mélisse. Mon aïeule, pour qui l’herboristerie n’avait aucun secret, faisait bouillir deux branches de mélisse dans un litre d’eau et imageslaissait infuser. Pour ma part, j’avoue que ma préférence va plutôt à un vieux whisky d’Ecosse. Je dois à mon aimable fiancée de déguster un non moins aimable single malt de la distillerie Tullibardine, millésimé 1993 et mis en bouteille en 2008. Le Tullibardine est situé dans le comté de Perth c’est à dire les Central-Highlands tout comme Dalwhinnie ou encore Aberfeldy.  Cela me remet en mémoire le fameux pangramme de Georges Perec : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. C’est une phrase qui permet d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet, l’exercice est amusant, et par ailleurs, c’est un alexandrin.

Mais, où en étions nous ? Ah oui, l’État français va donc acheter des drôles de drones pour surveiller et éliminer sans risques les méchants qui font rien qu’à nous embêter. C’est une espèce de genre de sorte d’avion miniature, très largement utilisé par les Etats-Unis et Israël. Le sénateur Lyndsey Graham vient de déclarer que predator-firing-missileces schmilblicks volants avaient déjà tué 4500 personnes (dont beaucoup d’innocents).    

 

Je ne suis pas sûr que cela fasse avancer la démocratie dans le monde… mais, ainsi que le pressentais Pierre DAC, c’est complexe :« Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c’est-à-dire qu’il peut à la fois servir de Schmilblick d’intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d’urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les coeurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau…  »

Or donc, si parfois la géostratégie de la politique française vous échappe quelque peu et vous apparaît comme un piège abscon, n’en faites pas une maladie, une tisane de mélisse et ça ira beaucoup mieux ;

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un zozo peut-en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la mécanique des fluides et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 24 mai 2013, c’est vous dire que les choses avancent grand train. C’est le cinquième jour de Prairial dédié au canard.

Dans l’actu..                                                                                                         Un Neuneu d’extrême droite se fait sauter le caisson dans une cathédrale et voici le ministre de l’intérieur et des coups de pied au culte qui rapplique… Mais attend, on va hitler-jugend-3où là ? A moins que, avant le remaniement, le challenge consiste à passer à la télé le plus souvent possible !  Je sais pas pour vous mais moi j’ai pas entendu la Boutin s’indigner et pourtant. Le suicide si je ne m’abuse est contraire au dogme et, sauf erreur de ma part, s’il à lieu dans un lieu consacré, cela relève de la profanation. Or, dans les rangs des jupes plissées et des carrés Hermès c’est le silence. Coincés entre leurs certitudes et leurs convictions aveugles, ils ne voient que le « geste politique » d’un militant d’une Europe blanche, il est vrai « naturellement » opposé au mariage pour tous. Ils feignent d’oublier que ce type se définissait comme un néo-païen identitaire, nostalgique d’une pseudo culture Germano-Celtique et qu’il conchiait à longueur d’ouvrages la chrétienté catholique apostolique et romaine. Mais l’Ankou, porteur de faux prend parfois des allures trompeuses…

Tout à fait autre chose…

Voici quelques considérations sur un sacré bonhomme à qui l’on doit le concept « d’endehors » et qui lui aussi choisira sa propre fin.                                                                                                         Le 24 mai 1864, naissance de ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD) à Paris. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de images-1journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeune femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres.

Il voyage ensuite en Europe. Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français DownloadedFilequi le ramène à Paris, où il purgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″.

Bon allez, c’est pas tout ça, les jardins de Keramoal réclament leur ration de tondeuses, sécateurs et autres râteaux. Portez vous bien et à demain peut-être.

Le roc à Bili…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la musicothérapie et du biniou bras réunis, bonjour ! C’est à n’y pas croire, nous sommes le jeudi 23 mai 2013, troisième jour de Prairial dédié à imagesl’Angélique (pas la marquise, la fleur). On l’appelle aussi l’herbe aux anges car elle avait la réputation d’être efficace contre les maléfices et autres envoûtements. Elle est encore cultivée dans certains endroits notamment du côté de Niort (région Poitou-Charentes chère à Ségolène) pour en faire les fruits confits que l’on retrouve souvent dans les cakes. Attention de ne pas la confondre avec une proche parente, la cigüe…

Après les anges, les saints.

64912435_pEn Bretagne il est un saint que l’on nomme BILI fêté le 23 mai, et qui n’a rien à voir avec the kid… Néanmoins, Saint Bili (840-915) est un personnage qui mériterait d’être mieux connu. Il est originaire des environs de Redon. Alors qu’il était diacre à Aleth (St Malo), Bili a entrepris de rédiger une nouvelle vie de saint Malo. Il s’est inspiré d’une première vie de saint Malo endommagée (du début du IXe siècle) et des récits plus ou moins fantastiques des pèlerins. À la fin de son ouvrage, Bili raconte l’épisode des oies de Saint-Pol-de-Léon. Deux prêtres, l’un de St-Pol, l’autre de St-Malo, partirent chasser les oies dans les champs de Saint-Pol-de-Léon. Ils ne purent en attraper qu’en invoquant saint Malo. A la suite de cet événement, l’évêque Clotuuoion de St-Pol décida que saint Malo devait être fêté dans son évêché.

Avec Bili, il est possible qu’on touche du doigt l’origine du Tro Breiz cette procession qui se déroule sur les traces des sept saints fondateurs de la64912470_p Bretagne. Au Moyen-Age, le tour de Bretagne ou Tro Breiz désignait le pèlerinage en l’honneur des Sept Saints Fondateurs de la Bretagne. Le pèlerin allait s’incliner sur les tombeaux des évêques fondateurs: Brieuc et Malo dans leur ville, Samson à Dol-de-Bretagne, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon et Tugdual à Tréguier. C’est une sorte de voyage à la Mecque à la mode bretonne. La légende dit que tout Breton qui fait le Tro Breiz est certain de gagner le Paradis. Elle ne parle pas des 70 vierges ! Par contre, ceux qui ne le font pas de leur vivant devront le faire après leur mort en avançant chaque année de la longueur de leur cercueil ! Je tiens cela de mon aïeule qui ne manquait jamais de rajouter: L’éternité c’est long, surtout vers la fin…                                                                                     « Et voici que je marche vers les sanctuaires dans le pays du commencement, ce mien pays. Voici que je marche, grand bien me fasse. On est seul avec soi, au long des jours et des nuits sur la route, au long des chemins ruraux et des canaux et des sentiers. Je pélerine. » Xavier GRALL

Depuis quelques années la pérégrination reprend de plus belle, et pourtant, les 64912941_pvéritables créateurs de la Bretagne sont davantage la coopérative de Landerneau et Ouest-Eclair mais cela, c’est une autre histoire que je vous conterai un jour… Plus tard, Bili sera nommé évêque de Vannes. Dom Plaine rapporte dans sa vie de saint Malo (1885) qu’en tant qu’évêque de Vannes, Bili aurait incité un certain Menobred à aller récupérer les reliques de saint Malo restées en Saintonge. On pense que Bili a été tué par les Normands (et non pas par Pat Garrett) en 915 près du calvaire de la chapelle, ce qui en fait un évêque-martyr. A gauche, la chapelle de St Bili, la légende veut que le saint aurait marcher jusqu’ici la tête entre les mains après sa décapitation.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Et puis est venu SUN RA…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

Amis du jazzatao et de la zumbavotte réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 22 mai, troisième jour de Prairial dédié au trèfle.Depuis sa naissance, le jazz a toujours produit des personnalités dont la richesse, l’originalité, l’excentricité, le génie parfois, ne cessent d’étonner. SUN RA fait partie de celles là tant sa production (plus de 200 albums enregistrés) nous laisse quelquefois sans voix.

De la naissance de Sun Ra, on ne sait pas grand chose : on ne connaît d’ailleurs pas son vrai nom, Sonny Blount ? Hermann Sonny Blount ? Nul n’en est sûr… Hormis qu’il vit le jour dans le sud profond en Alabama, durant l’année 1914, un 22 mai. Il déclare53325050_p cependant n’être sur terre que par accident, sa planète d’origine étant Saturne ! Il fera pourtant ses premiers pas dans une carrière de musicien de jazz des plus classiques dans les années 50, où il joue dans divers big bands. Il y pratiquera tous les styles de musiques noires à la mode de l’époque (blues, boogie-woogie, swing, rhythm and blues, doowop). . Parallèlement, il crée son propre label : Saturn, créant le concept de musicien indépendant avant l’heure. Tiens,Sun song, un « truc » enregistré en 1956…

L’ Arkestra connaîtra de nombreux avatars (le « Solar Arkestra », le « Myth Science Arkestra », le « 21st Century Echoes Arkestra », l’Intergalactic Reasearch Arkestra, l’Astro Infinity Arkestra…) mais les membres sont quasiment indéboulonnables ; surtout le saxophoniste John Gilmore. L’œuvre de Sun Ra est protéiforme. Il aimait à mélanger science-fiction, reprises (remixes ?) d’œuvres populaires du jazz noir américain, ambiances exotiques étranges, séances de vaudou sonores. La présentation scénique était déjà très importante. J’ai eu la chance d’assister à un de ses concerts, c’était à Nantes, en 1970 je crois. Je dois dire que dans la salle flottait une étrange odeur qui n’avait rien à voir avec le tabac gris que je fumais à l’époque…

Sun Ra considérait son utilisation de l’électronique comme « accidentelle » (comme 53350292_pbeaucoup de choses dans son existence). Il pensait sa musique comme naturelle, utilisant les outils de son temps. C’est ainsi qu’il fut l’un des tout premiers musiciens de jazz à user d’instruments électroniques. Pianiste de formation, il aura tendance à essayer tous les appareils se rapprochant de près ou de loin à un piano. C’est donc en toute logique qu’il tentera l’expérience des premiers synthétiseurs.

Son exemple d’indépendance fut largement suivi par la suite dans le monde de la musique électronique. Sun Ra croyait beaucoup à l’existence de fantômes vivant parmi nous comme les autres êtres humains (il avait entendu dire que la mort aurait été bannie de notre planète il y a 3000 ans, les humains vivant autour de nous seraient donc des réincarnations, voire des fantômes). Au vu du nombre de musiciens actuels se disant fortement marqués, voir hantés par son œuvre, il avait sûrement raison… Là, j’ai essayé de photographier la pochette  de son 33t « Space is the place » de 1972 (bof).

Allez, merci de votre visite entre les colonnes des cénobites tranquilles qui vous abreuve chaque jour d’un billet d’humeur et d’humour (celui-ci est le 1463è). En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.