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Le chaland qui passe…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la tradition et du café-cognac sans café, bonjour ! Nous sommes le mercredi 24 avril 2013, c’est vous dire que les choses ne traînent pas et c’est le cinquième jour de Floréal dédié au rossignol. Ah, Luis Mariano ! Vous vous souvenez: il était une fois, une fille de roi, au coeur plein de tristesse… Voilà qui devait plaire à Alexandre Jacob, honnête cambrioleur (rossignol, la pince…). Bon d’accord, je vous en reparlerai, maisimages
n’hésitez pas à visiter ce blog de l’atelier de création libertaire… Pour l’heure, en Bretagne on célèbre (où pas) les Felan (Phelan en irlande). J’ai bien connu un Phelan-Ségur du côté du bordelais qui faisait la part belle au Merlot et au Cabernet-Sauvignon. On dit qu’à l’origine de ce domaine il y a un irlandais du nom de Bernard Phelan au début du XIXè siècle. Aujourd’hui on écrit Phélan-ségur avec un accent allez savoir pourquoi. A n’en point douter c’est bien un saint-Estèphe dans toute sa splendeur alors que le St Felan de Bretagne se distingue par sa discrétion et son absence totale de notoriété.

Le 24 avril 1905, naissance de Jean VIGO à Paris. Cinéaste libertaire, (fils de l’anarchiste Eugène VIGO dit Miguel ALMEREYDA). Son enfance, misérable, est o_de_conduitedurement marquée par les activités de son père et ses fréquents séjours en prison. A la mort « mystérieuse » de celui-ci dans sa cellule, en 1917, (et le scandale politique qui s’en suit), Jean n’a que 12 ans, et est déjà atteint de tuberculose. C’est grâce à sa rencontre avec Lydou, fille d’un industriel polonais, qu’il peut entamer sa courte vie de cinéaste engagé.En 1930 son premier film voit le jour : « A propos de Nice ». Il s’agit d’une virulente satyre sociale. En 1933, il tourne « Zéro de conduite ». Ce film est immédiatement la cible des ligues de vertu et interdit par la censure pour « Eloge de l’indiscipline et atteinte au prestige du corps enseignant ».

Un autre film « Evadé du bagne », censé retracé la vie d’Eugène Dieudonné, restera en projet, et ne pourra être tourné, et c’est « L’Atalante », tournée début 1934, qui voit le52300236_p jour. Jean VIGO est déjà très malade. Mais, sous des prétextes commerciaux et par peur de la censure, le film ne sortira pas dans sa version intégrale. Ah, le géantissime Michel SIMON ! La Gaumont ira même jusqu’à remplacer la musique du film que l’on devait à Maurice Jaubert par une chanson à succès de Lys Gauty « le chaland qui passe ». C’est Henri Langlois de la Cinémathèque Française qui, dans les années 50 tentera de restaurer ce qu’il restait du film. Jean Vigo était membre de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires dès 1932, il continua à fréquenter les libertaires (notamment Jeanne Humbert qui était sa marraine laïque). Sa carrière de cinéaste sera stoppée par la maladie, il meurt le 05 octobre 1934, âgé seulement de 29 ans. Sources: Ephéméride anarchiste.

Allez, réussir à citer Luis Mariano et Tino Rossi dans le même billet, c’est pas rien. En attendant de nouvelles aventures, portez vous bien et à demain peut-être.