Vous lisez actuellement les articles publié en mars 2013

Page 2 de 4

Yellow submarine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis du col Mao et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! DownloadedFile

Nous sommes le jeudi 21 mars 2013, c’est le premier jour de Germinal, généralement
dédié à la primevère.

Le 21 mars 1961, un groupe de jeunes donne son premier spectacle au « Cavern Club » de Liverpool; ils vont devenir Les Beatles.

 

 

 

Le 21 mars 1934, naissance de Raoul VANEIGEM.

Il suit des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles de 1952 à 1956. Il écrit, à 22 ans, son mémoire de Licence sur Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Agrégé de lettres, il enseigne à l’École normale de Nivelles dans le Brabant.

Par l’intermédiaire d’Attila Kotanyi, il est mis en contact avec Guy Debord, et participe
activement à l’Internationale situationniste de 1961 à sa démission en 1970, invitant la jeunesse de l’époque à « abandonner toutes les valeurs héroïques pour adopter un hédonisme radical résumé dans le mot d’ordre : “jouir sans entrave” ».

L‘une de ses œuvres les plus célèbres est son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, paru en 1967. Il y exprime une critique radicale du monde en y 51034886_pdénonçant ses illusions, la survie que ces illusions produisent, et la fausse contestation qui en découle, et invite à un « renversement de perspective », en considérant que ce sont les contraintes qui
empêchent la création. Dans Le Livre des plaisirs, paru en 1979, il renouvelle son invitation à une « jouissance sans entrave », qu’il présente comme une critique de la société marchande. Cette position l’a fait exclure de l’Internationale situationniste par Guy Debord qui voyait, au contraire, dans le « vaneigemisme » l’expression de l’idéologie utilitariste. Vaneigem est également l’auteur en 1974 d’un mode d’emploi de la révolution, publié sous le pseudonyme de Ratgeb, De la grève sauvage à l’autogestion généralisée.

L‘œuvre de Vaneigem se divise en deux tendances. L’une, théorique, trouve sa justification dans l’idée que « la révolution n’est plus dans le refus de la survie, mais51034951 dans une jouissance de soi que tout conjure à interdire » ; ce point de vue, qui rappelle une sorte d’épicurisme, a été à l’origine de son exclusion de l’IS, en novembre 1970, voulue notamment par Debord, qui lui reprochait son désistement en pleine période de troubles en 1968. L’autre, faisant appel à une érudition de chercheur, tente de démontrer que l’esprit de la liberté et de la jouissance se rencontre dès le Moyen Âge central dans le mouvement du Libre-Esprit, qu’il distingue, dans un premier temps, des hérésies, dans lesquelles il voit « des filiales de l’orthodoxie », (Le mouvement du Libre-Esprit, 1986), avant de revenir sur cette opposition dans son livre sur « les hérésies, des origines au XVIIIe siècle », au titre évocateur de La résistance au christianisme, publié en 1993.

A l’heure où les banksters qui nous gouvernent veulent à tout prix nous faire entendre la petite musique de la rigueur, de l’austérité, du sacrifice nécessaire pour sortir de la crise; il est peut-être bon de relire Vaneigem. Enfin, c’est vous qui voyez, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Pourquoi n’allez vous pas à Paris ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la flûte enchantée et de la miche de cinq livres réunies, bonjour !

Nous sommes le mercredi 20 mars 2013, ce trentième et dernier jour de ventôse est 2216994-3092138dédié au plantoir. C’est sans doute l’équinoxe de printemps et demain c’est la journée mondiale de la poésie, proclamée par la conférence générale de l’ONU, en 1999. L’objectif de cette journée est d’encourager la lecture, la rédaction, la publication et l’enseignement de la poésie dans le monde entier. Alors, saluons à notre manière cette initiative. Je tiens René-Guy CADOU pour un des poètes majeurs du XXè siècle. Beaucoup ont tenté de mettre ses vers en musique, d’autres l’ont chanté, Servat, Manu Lann huel, Jacques Douai ou Julos Beaucarne. Jai choisi de vous proposer Gilles Servat; à vous de juger.

Voilà peut-être pourquoi je ne suis pas « un gars de la ville » et que je vous écris tous les matins depuis mon ermitage campagnard. René-Guy CADOU était un enfant de la 51389330_pBrière, Ste-Reine de Bretagne, à l’époque on disait Loire-inférieure – j’y connais une excellente auberge où l’anguille grillée est à nulle autre pareille… Mais toute son oeuvre est ouverte à la Bretagne. Le 22 octobre 1941, trois camions bâchés roulent vers la Sablière de Châteaubriant, transportant les 27 otages qui seront fusillés quelques instants plus tard : l’instituteur Cadou rejoint alors en vélo l’école du village où il enseigne et croise le chemin des otages. Les poèmes de « Pleine Poitrine » s’ancreront sur cet épisode terrible de la barbarie nazie, pour revendiquer dans ce ton si personnel de la poésie de Cadou, la liberté, l’amour, la fraternité des hommes…                                                                                          A lire absolument Hélène ou le règne végétal où il célèbre celle qui devint sa femme, Hélène Laurent. Il n’avait pas 35 ans lorsqu’il nous a quitté (20 mars 1951) et, on peut supposer que, ce qui serait devenue une oeuvre immense, repose avec lui au cimetière de la bouteillerie à Nantes. Sa poésie a été publiée en oeuvre complète chez Seghers en 1976.

Voilà, cétait pour vous réconcilier avec la vie, au cas ou… Allez, portez vous bien et à demain peut être.

 

Souviens toi de 1871…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de la chanson républicaine et du baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 19 mars 2013, 29è jour de ventôse dédié au Frêne.

Puisque nous sommes en pleine commémoration de la naissance de la Commune de 62852250_pParis, je souhaitais épingler cet infatigable combattant à notre galerie de portraits. Il est certes moins célèbre que Louise Michel et d’autres protagonistes de cette époque mouvementée mais il a dédié sa vie entière à une certaine idée de la République. Les « Cénobites » se devaient de lui rendre hommage.

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges.

Avocat (à 19 ans) puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste. Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en
mer, puis en Corse, jusqu’en 1859; (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter 62852025l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires (il sera même élu député en 1882!). Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « Guerre à la guerre ». Il meurt le 16 septembre 1887.

J‘ai retrouvé un texte de Eugène Pottier, auteur de chants magnifiques sur la Commune et de « l’Internationale », écrit en 1883 et dédié à Ferdinand Gambon, il s’intitule Abondance, en voici quelques lignes:

Toute une mer d’épis ondule et les sillons

Portent à la famine un défi ; l’été brille,

De chauds aromes d’ambre emplissent les rayons ;

Les blés mûrs, pleins et lourds, attendent la faucille…

Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour

Une inondation d’existence et d’amour.

Tout est fécondité, tout pullule et foisonne !

Mais, rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin

Un enfant et sa mère en haillons ! – morts de faim !

Qu’en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne ?

 

Voilà pour aujourd’hui, je vous remercie d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles » dont vous venez de parcourir le 1299è billet. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

 

C’est tiré par les cheveux…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du jeu de mots* et du calembour réunis, bonjour !                     *ex: Ne pas confondre silicone valley et vallée des saints…                Ou encore: Monsieur et madame Papam ont deux enfants. Comment s’appellent-ils ? Abe & Mouss… Difficile de faire pire, non ?

Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le lundi 18 mars 2013, c’est à dire le DownloadedFile28è jour de Ventôse, qui est comme vous le savez, consacré à la capillaire dans le fameux et désormais célèbre calendrier républicain. Moi qui ait en commun avec Fabrice Lucchini, d’avoir débuter dans la vie active à travers la coiffure pour dames (la comparaison s’arrête là); je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais, je vais au… capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

L’homme du jour est STEPHANE MALLARME.

Etienne MALLARME dit Stéphane MALLARME est à mon sens l’un de nos plus grands poètes. Il est né un 18 mars à Valvins en 1842. Avec Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud ou Desnos, il a marqué mes jeunes années. Auteur d’une œuvre poétique ambitieuse et difficile, Stéphane Mallarmé a été l’initiateur, dans la seconde moitié du 19è siècle, d’un renouveau de la poésie dont l’influence se mesure encore aujourd’hui. En médaillon plus bas, un portrait de Mallarmé signé Nadar. Pour le montage vidéo, je m’en excuse auprès de l’auteur mais je ne connais pas son nom. 

 

DON DU POEME.

Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée!
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,      50922930_p
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas! mornes encor,  
L’aurore se jeta sur la lampe angélique.
Palmes! et quand elle a montré cette relique
À ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.
O la berceuse, avec ta fille et l’innocence
De vos pieds froids, accueille une horrible naissance:
Et ta voix rappelant viole et clavecin,
Avec le doigt fané presseras-tu le sein
Par qui coule en blancheur sibylline la femme
Pour les lèvres que l’air du vierge azur affame?

Voilà pour aujourd’hui, passez une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

 

Ecoutez Sunnyland Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

, ,

Amis du Chicago blues et du Gin-fizz réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 17 mars 2013 qui correspond au 27è jour de ventôse dédié imagesà la Sylvie. Ah, la Sylvie… Euh, oui, bon, ça c’est une autre histoire. Il s’agit bien évidemment de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois. L’anémone sylvie est considérée comme toxique alors évitez les décoctions. Par contre, mon aïeule qui, vous le savez maintenant, se piquait de quelques connaissances en herboristerie, l’utilisait en friction contre les rhumatismes.

 

C‘est aussi le jour anniversaire du décès d’un grand bluesman qui s’est éteint à Chicago en 1995. De son vrai nom Albert Luandrew il s’est fait connaître sous le pseudonyme de Sunnyland SLIM. Il était né à Vance, Mississippi le 05 septembre 1907. Bon, je l’avoue, on est très « blues » chez les cénobites mais, si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres comme disait mon aïeule…

 

Ca c’est du blues ou je ne m’y connais pas… Pianiste de maisons closes et de
SunnylandSlim890117-199x300cinémas au temps du muet, en 1939 il rejoint Chicago où il joue avec Sonny Boy Williamson qui est souvent cité dans ces colonnes. En 1947 il fit des enregistrements sous le nom de « Doctor Clayton’s Buddy ». On le trouve aussi sur des disques de Muddy Waters de la fin des années quarante comme musicien d’accompagnement. Sunnyland Slim fut blessé à la main par un coup de couteau, si bien que certains doigts perdirent un peu de leur capacité antérieure, il n’en resta pas moins un pianiste d’accompagnement apprécié. Il a fait plusieurs tournées en Europe dont une avec les Chicago All Stars en 1968 me semble t-il. Mais il est vrai qu’en 68, il s’est passé  deux ou trois choses…

Allez, merci pour votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

PISSENLIT ET ZENITUDE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la fraternelle union et du chutney réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 16 mars 2013, ce 26è jour de ventôse nous rappelle que nous abordons la deuxième quinzaine de mars, il était généralement dédié au pissenlit.

Ah, le pissenlit ! Quelle plante merveilleuse et pleine de ressources. Tiens, la salade de pissenlits est particulièrement excellente. J’en ai dégusté du côté de Nancy où elle 62786667_pporte le nom de salade à la meurotte. Découpez les feuilles en fines lamelles, faites revenir des lardons dans une poële (moi je les préfère fumés) et déglacez ensuite avec du vinaigre.  arrosez les pissenlits avec le jus restant. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante… Que nenni. La preuve, j’ai retrouvé cette vidéo qui démontre le contraire et qui trouverait toute sa place sur l’excellentissime  blog de Stéphanie.

Notre desperate housewife appelle cela: Miel de dents de lion, les anglais disent dandelion, autre nom du pissenlit (c’hwervizon en breton). Le nom de pissenlit vient quand à lui des vertus diurétiques que l’on accordait à cette plante.

Eh, dis donc, Erwandekeramoal, tu vas quand même pas nous faire tout un billet sur le imagespissenlit ? Et la désignation de François le moral, le Carlos Gardel de la curie romaine « Duos habet et bene pendentes », et l’austère rigueur de gôche qui pointe le bout de son vilain museau sous la férule de François le normal, et la disparition du « Commandante », et Carlos Ghosn qui a réussi à faire signer un accord scélérat avec des syndicats qui n’ont plus de syndicats que le nom, les subventions, les voitures de fonctions, les heures de délégation et la reconversion à l’IGAS (7200 euros/mois, pour Chérèque en remerciement des bons services rendus au patronat) et le souvenir de MY-LAI le 16 mars 1968 (des centaines de civils assassinés par les gentils démocrates étatsuniens), et… Que se passe t-il donc, pas l’ombre d’un anar à se mettre sous la dent, pas l’évocation d’une pétroleuse du XIX° siècle, pas un clarinettiste de Memphis titubant entre marihuana et bourbon ?

Le monde retient son souffle et monsieur le cénobite nous parle de pissenlit… Quel détachement ! Il est vrai que La position zen considère que la seule réalité de l’univers est celle de la conscience ; il n’y a donc rien d’autre à découvrir que la vraie nature de 62795805_psa propre conscience unifiée. Les kõans (c’est une énigme zen qui ne peut être résolue par l’intellect, mais uniquement par la pratique de la pleine conscience, de la concentration et de la vision profonde.) nous enseignent cet art de la méditation. Pourquoi y-a t-il quelque chose plutôt que rien ?, Si tout retourne à l’un, où l’un retourne t-il ?. Je vous conseille la lecture du Recueil de la Falaise Bleue, Le Recueil de la falaise bleue est le plus ancien recueil de gong’an de la littérature Ch’an. Une première compilation de cent kōan, établie au début du XIe siècle par Xuedou Chongxian, maître du Ch’an de l’école Yun men. édité par le maître zen Yuan Wu au XIIème siècle. Un kõan ne peut être résolu par un raisonnement logique ou une argumentation, ni par des débats sur l’esprit et la matière. Il ne peut l’être que par l’énergie de  pleine conscience et de concentration. Une fois le kõan compris, nous sommes en paix.

Voila pourquoi, madame Michu, la contemplation d’une salade de pissenlits peut vous ouvrir des espaces de compréhension incommensurables et l’explosion d’une centrale nucléaire au Japon influer sur le climat au dessus des jardins de Keramoal.

Allez, ne pas se prendre au sérieux, mille mercis pour votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

L’insurgé…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

, , ,

Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 15 mars 2013,  25è jour de ventôse dédié au Thon. Le 15 mars 1830, naissance d’ Elisée RECLUS à Sainte-Foy-la-Grande, Gironde.

Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la DownloadedFile-1main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami.

Après la Suisse, cest en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Etudes en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc.. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernierles-freres-reclus volume de L’Homme et la Terre ne sortira quaprès sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon excellent billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.

14 Mars, jour du PI.

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des chiffres et des lettres et de la quiche au thon réunies, bonjour !

Nous sommes le jeudi 14 mars 2013, 24è jour de ventôse dédié à la Pâquerette.

Ce 14 mars est aussi célébré un peu partout dans le monde par les matheux comme étant le jour du PI (3.14). Mondialement connue, la salle Pi du Palais de la Découverte affiche DownloadedFilesur ses murs 704 décimales de Pi, dont 527 calculées « à la main » avec exactitude en 1873 par William Shanks, sans même une calculatrice. Depuis, l’ingénieur informaticien Fabrice Bellard a porté le nombre des décimales connues de Pi à près de 2.700 milliards d’unités, mais avec un ordinateur. L’écrivain Daniel Tammet, poète des mathématiques,  qui se présente comme « autiste savant ou autiste de haut niveau » détient le record européen de mémorisation de décimales du nombre Pi : il a égréné les premières 22.514 décimales en 5 heures et 9 minutes pour le « Pi Day » (Jour de Pi) 2004 à Oxford. En écriture décimale, Pi est arrondie à 9 chiffres après la virgule :

3,141 592 654

Le 14 mars, (également le jour de l’anniversaire d’Albert Einstein) est l’occasion pour imagesles clubs Pi du monde entier de se réunir, raconter le rôle qu’à joué Pi dans leur vie, imaginer comment serait la vie sans Pi… C’est donc le 14/3/15 (3/14/15 pour les US) à 9h26 et 53 secondes qui le jour de Pi sera à son apogée. L’actualité romaine étant ce qu’elle est, on serait plutôt, le jour du PIE… Mais, revenons au ras des pâquerettes si vous le voulez bien.

 

La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et daisies-1894.jpg!Blogdu Moyen-Âge, même si elle mentionnée pour la première fois au X° siècle, et ne s’être fait une place en thérapeutique qu’à partir des XV° et XVI° siècles. Durant la Renaissance, elle a joui d’une excellente réputation : expectorante, sudorifique et dépurative. Mon aïeule, qui aurait aimé être apothicaire, disait de la pâquerette, qu’elle « nettoie le sang » au sortir de l’hiver (à gauche, un joli tableau que l’on doit à William-Adolphe Bouguereau. Fin du XIXè). « Elle effeuillait une pâquerette. Elle maniait cette fleur, d’instinct, innocemment, sans se douter qu’effeuiller une pâquerette, c’est éplucher un coeur  »: Victor Hugo, Les misérables .

De nos jours, elle semble un peu retombée dans l’oubli. C’est surtout l’homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures. Avec l’arnica et le calendula, elles forment le trio des plantes cicatrisantes souvent utilisées autrefois sous forme d’huile et d’emplâtre.

Décidément, madame Michu, ce blog c’est de Pi en Pie. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les saints, les algues et tous les élus…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

, , ,

Amis de la chronique locale et du bigorneau réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 13 mars 2013, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires quiimages
apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ?                                                         Très riche en vitamine C, les marins avaient l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Elle a un goût âcre et piquant qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades.

 

Nul doute que le saint du jour, KEMO, en a trouvé sur son chemin en débarquant de son Irlande natale quelque part du côté des lieues de Grèves sur la côte Nord de Bretagne. Il a laissé son nom à la charmante commune de Locquémeau, en breton Loch Kemo. La tradition locale en fait un compagnon de saint Efflam avec qui il aurait débarqué sur la Lieue de Grève au VIème siècle en compagnie de Tuder, de Haran, de Nérin, de Karé et de Kirio. Une bande de saints quoi !

« Lieu consacré à saint Kémo », ce village relevait autrefois de l´abbaye cistercienne du 62687932Relecq en Plounéour-Ménez (Finistère) dont les lieux-dits Parc-ar-Manac´h, « le champ du moine », et Prat-ar-Manarty, « le pré du monastère », semblent constituer le seul souvenir sur le territoire communal. A cette époque là, les saints voyageaient en bandes organisées, une sorte de Costa croisière qui venait s’échouer sur les côtes bretonnes. Aujourd’hui ils feraient une drôle de tête en voyant les algues vertes s’amasser au fond de la baie.(ici à gauche, une photo (ouest-France) de Joël Le jeune que j’ai souvent rencontré à l’époque où il était maire de Trédrez-Locquémeau. Il
contemple le désastre sur la plage de loc-Milin). Pas surprenant qu’il soit devenu le président du syndicat VIGIPOL qui fédère 109 communes de Brest à Cancale.

Si vous avez l’occasion de circuler sur cette magnifique corniche qui longe la plage de 7340152.365f6669.560Saint Efflam, arrêtez vous un instant devant cette étrange bâtisse. Les gens du coin la nomme la maison à l’aigle; on la doit à l’ingénieur Ventome et elle est entièrement en béton ce qui était très rare pour l’époque (1928). C’est un mélange de styles arts-déco et oriental; on dit que l’aigle vient de l’exposition coloniale de Paris (1931).

Bon allez, il faut que j’aille déneiger. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Azénor, zénor et demi…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

, , ,

Amis de la tradition et du Kouign-amann réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 12 mars 2013, 22è jour de ventôse dédié au persil. aujourd’hui, en Bretagne armoricaine on célèbre Budoc. Oyez donc son histoire.

A Brest, en ces temps-là, au V° ou VI° siècle de notre ère, se dressait le château d’Even, prince de Léon, seigneur de Brest. Sa fille, la princesse Azénor, était – commesaint_35 (presque) toutes les princesses – blonde aux yeux bleus. Albert Le Grand écrivit
même à son sujet qu’elle était  » de riche taille, droite comme une palme, belle comme un astre, et cette beauté extérieure n’était rien en comparaison de son âme. «  Le comte Chunaire de Goëllo, ayant ouï une telle renommée, demande la main de la belle Azénor, en envoyant au roi Even de riches émissaires tout d’or et d’argent. Les noces sont célébrées durant quinze jours, avant qu’Azénor ne rejoigne le château du comte de Goëllo, le Castel-Audren (aujourd’hui Châtelaudren). Las ! Quelques mois après, la mère d’Azénor meurt, et le roi Even se remarie alors avec une marâtre peu recommandable, une  » dame de grande maison qui avait l’esprit malicieux, noir, sombre et malin « , bref, une  » femme aussi mauvaise que la mer par un jour de tempête … « .

Cette femme, convoitant le futur héritage d’Azénor, décide alors de se débarrasser de
DownloadedFilesa belle-fille. A force d’insinuations et de mensonges, s’aidant de faux témoins, elle persuade le roi Even, son mari, et le comte Chunaire, son gendre, qu’Azénor n’avait pas réservé sa couche à son mari, et l’accuse d’adultère, d’impudicité et d’abandonnement.  Even et Chunaire, hommes de peu de foi, croient tout cela. Déshonoré, Chunaire fait reconduire séance tenante Azénor à Brest, où son père l’enferme dans la tour la plus sombre du château (qui porte encore aujourd’hui son nom, photo de gauche)

Apprenant qu’elle est enceinte, les juges décident alors de lui faire grâce de la vie, mais  tout de même de l’enfermer dans un tonneau, et de les jeter à la mer, elle et son enfant. Mais la cruelle belle-mère meurt à son tour (je raccourci), et, dans ses derniers moments,  avoue ses mensonges. Le prince de Léon et le comte de Goëllo se mettent alors à rechercher Azénor, sans repos.  Un jour enfin, en Irlande, il se retrouve face à un garçonnet blond comme les blés, aux yeux bleus, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d’Azénor. Budoc, son fils, était en face de lui. D’aucuns disent que le comte de Goëllo ramène sa femme et son fils en Armorique.

Plus tard, Budoc décide de partir au-delà des mers, mais, n’ayant point de navire, s’allonge dans une grande auge de pierre, comme saint Conogan avant lui. Il retournesaint-10 ainsi en Armorique.  Il fut confié à saint Samson, évêque de Dol.  Toujours est-il que notre petit Budoc, en grandissant ainsi pieusement, devient abbé de Dol, puis évêque de Dol lorsque saint Magloire abandonne cette charge. la chronique veut qu’il ait établi une école monastique sur l’Île Lavrec (Lavret), dans l’archipel de Bréhat dans la deuxième moitié du Ve siècle où il eut comme disciple un certain Saint Gwenolé. Il est aujourd’hui le saint patron (pour une fois qu’un patron est saint) de Ploudalmézeau, Beuzec et Porspoder. En vérité, Judual, prince de Bretagne, qui dut à saint Samson de recouvrer l’héritage de ses pères, et qui régna ensuite dans ce pays sous le nom d’Alain Ier, eut de son mariage avec Azénor, fille du comte de Léon, six fils, dont le quatrième se nommait Budoc (ou Deroch, ou encore Beuzec). Tout le reste n’est que billevesées et fantaisies, mais bon… A droite, la statue au cimetière de Trévagan.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.