Histoire et/ou légende…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis soixante-huitards et néanmoins optimistes, bonjour!

Nous sommes le vendredi 22 mars 2013,  deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route. Tiens, à propos du cumul des Germinalmandats dont on parle ces jours ci, le 22 mars 1871, la Commune de Paris décrète que les membres de l’assemblée municipale sont contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver. En 68 on rêvait de renvoyer tous ces chers (très chers) élus à leurs études et de les remplacer par des comités de citoyens. On l’oublie souvent mais, mai 68 a en fait débuté au mois de mars. Certains disent même que cela a commencé en Bretagne un an plus tôt. Laissons aux historiens le soin de trancher. Le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre région parisienne, le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université. Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Viêt Nam, il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles. Mais, j’ai déjà évoqué tout cela dans différents billets.

Pour l’heure je voulais dire quelques mots à propos de Darerca (Dalerc’ha en gallois) que l’on trouve encore dans quelques calendriers pitre-chevalierbretons en ce 22 mars. C’est intéressant car cette gente dame, légendaire ou pas, est peut-être à l’origine de ce qui allait devenir la
Bretagne armoricaine. Elle est dit-on, fille de Calphurnius, petit prince d’ Ecosse et soeur de St Patrick. Fuyant les barbares elle s’enfuit en Armorique où elle est accueillie par Conan Meriadec qui s’empresse de l’épouser. 
C’est en effet de Conan Meriadec que datent les invasions successives qui justifient le nom de Bretagne. Ce prince, qui jouissait en Grande-Bretagne d’un assez grand crédit, proposa, en 382 ou 383, à Maxime, gouverneur de l’île, de l’appuyer f7.highresdans sa révolte contre l’empereur Gratien, et il lui fournit 10 000 hommes. Vainqueur et maître de plus de la moitié de l’empire d’Occident, Maxime accorda à son allié la souveraineté de la plus grande partie de l’Armorique, souveraineté que Conan sut faire reconnaître par Valentinien II et Théodose, et qu’il rendit complètement indépendante sous le règne du faible Honorius. Dès lors affluèrent de la Grande-Bretagne et même de l’Irlande en Armorique, non seulement des soldats, des artisans, des cultivateurs, des familles entières, mais encore de saints personnages, évêques, ermites et missionnaires. Le premier « DUX » de Bretagne ne serait donc en fait qu’un sbire Britto-romain installé par l’Empire.

Allez, voilà pour la petite histoire; et pour le reste, portez vous bien et à demain peut-être.

 

2 commentaires

  1. Pangloss

    « Contrôlés, révocables, comptables et que leur mandat est impératif. »
    Je salive!

  2. jancyve

    Dire que j’emprunte cette rue éponyme tous les jours.
    Bonne journée aux armoricains de Keramoal

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