C’est tiré par les cheveux…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du jeu de mots* et du calembour réunis, bonjour !                     *ex: Ne pas confondre silicone valley et vallée des saints…                Ou encore: Monsieur et madame Papam ont deux enfants. Comment s’appellent-ils ? Abe & Mouss… Difficile de faire pire, non ?

Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le lundi 18 mars 2013, c’est à dire le DownloadedFile28è jour de Ventôse, qui est comme vous le savez, consacré à la capillaire dans le fameux et désormais célèbre calendrier républicain. Moi qui ait en commun avec Fabrice Lucchini, d’avoir débuter dans la vie active à travers la coiffure pour dames (la comparaison s’arrête là); je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais, je vais au… capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée.

L’homme du jour est STEPHANE MALLARME.

Etienne MALLARME dit Stéphane MALLARME est à mon sens l’un de nos plus grands poètes. Il est né un 18 mars à Valvins en 1842. Avec Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud ou Desnos, il a marqué mes jeunes années. Auteur d’une œuvre poétique ambitieuse et difficile, Stéphane Mallarmé a été l’initiateur, dans la seconde moitié du 19è siècle, d’un renouveau de la poésie dont l’influence se mesure encore aujourd’hui. En médaillon plus bas, un portrait de Mallarmé signé Nadar. Pour le montage vidéo, je m’en excuse auprès de l’auteur mais je ne connais pas son nom. 

 

DON DU POEME.

Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée!
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,      50922930_p
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas! mornes encor,  
L’aurore se jeta sur la lampe angélique.
Palmes! et quand elle a montré cette relique
À ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.
O la berceuse, avec ta fille et l’innocence
De vos pieds froids, accueille une horrible naissance:
Et ta voix rappelant viole et clavecin,
Avec le doigt fané presseras-tu le sein
Par qui coule en blancheur sibylline la femme
Pour les lèvres que l’air du vierge azur affame?

Voilà pour aujourd’hui, passez une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

 

2 commentaires

  1. Bargougnan

    L’aïeule du Cénobite était une Desproges !
    Tout se tient !

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