Vous lisez actuellement les articles publié le mars 26th, 2013

Page 1 de 1

RAYMOND LA SCIENCE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la libre entreprise et de la De Dion-Bouton réunies, bonjour !

Nous sommes le mardi 26 mars 2013, sixième jour de germinal dédié à la Bette. Ne pas confondre avec le chiffre de la bête, 666, quoique. Le 26 mars 1890, naissance de Raymond CALLEMIN dit Raymond la science, à Bruxelles.

Anarchiste individualiste et illégaliste, membre de la bande à Bonnot. Fils d’un cordonnier socialiste, il devient ouvrier typographe, milite un temps très bref aux images-2Jeunesses socialistes avant de rallier, à 16 ans, les anarchistes individualistes puis la communauté d’Emile Chapelier à Stockel-Bois et collabore au journal « Le Révolté » belge. En 1910, insoumis au service militaire, il se réfugie en France où il va retrouver ses amis de jeunesse belges : Jean De Boë, Edouard Carouy et Victor Kibatchiche qui vivent en communauté avec d’autres anarchistes individualistes à Romainville (banlieue de Paris) et éditent le journal « l’anarchie » pour lequel il se charge de la gestion, mais aussi de la typographie avec Valet. Regardez cette vidéo; en 68 il n’y avait pas que des manifs…

Scientiste et végétarien, Raymond est avide de connaissances et de lectures, il est rapidement surnommé « Raymond la science », par les membres de la bande qui images-1commettent pour vivre diverses actions illégalistes. Mais après l’arrivée du chauffeur-mécanicien Jules Bonnot, les coups de mains vont passer à une vitesse supérieure et Raymond va prendre part au premier braquage en automobile, le 21 décembre 1911, à la Société Générale de la rue Ordener, à Paris, où un garçon de recette sera grièvement blessé. Lors des derniers braquages à Montgeron puis Chantilly, le 25 mars 1912, ils laissent plusieurs morts dans leur sillage. La presse se déchaîne contre les « bandits en auto », et la police les traque.

Callemin qui est hébergé chez un camelot anarchiste insoumis du nom de Pierre Jourdan et sa compagne anarchiste néo-malthusienne Louise Hutteaux, rue de la tourimages d’Auvergne, à Paris, est finalement arrêté au matin du 7 avril 1912. »Vous faites une bonne affaire! Ma tête vaut cent mille francs, chacune des vôtres sept centimes et demi. Oui, c’est le prix exact d’une balle de browning! » déclare-t-il aux policiers qui l’arrêtent. Accusé de tous les délits liés aux actions de la bande, il est jugé par la cour d’assises de la Seine et est condamné le 27 février 1913 à la peine capitale, en compagnie d’André Soudy, d’Elie Monier et d’Eugène Dieudonné.  Il sera guillotiné le 21 avril 1913, après avoir tenté de disculper Dieudonné.

Bon, d’accord, pas franchement des enfants de Marie… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.