Charles MAURIN, peintre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis du symbolisme et du canard laqué réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 30 mars 2013, dixième jour de germinal dans notre calendrier républicain et, dédié au couvoir. Je voulais attendre le 1er avril pour accrocher son portrait aux cimaises de notre galerie virtuelle, mais bon…

Le 1er avril 1856, naissance de Charles MAURIN au Puy (Auvergne). Peintre graveur et anarchiste, il excelle justement dans la technique du portrait et de l’auto-portraits 63272115_pcomme celui que l’on voit ici à droite. En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à Paris étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian (où il enseignera ensuite). Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883. Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme.

C‘est lui qui a réalisé le bois gravé de Ravachol ( ici à gauche), le torse nu,
63272134_pentre les montants de la guillotine.

Maurin met parfois la perfection de son dessin au service de l’idée et cela explique qu’un tel artiste ait pu à la fois fréquenter les milieux anarchistes et exposer au Salon de la Rose+Croix en 1892. Sa virtuosité atteint un sommet dans le fameux triptyque de l’Aurore, exposé au salon de la Rose+Croix et dont on a souvent raillé la présence dans cette exposition. Ou encore Maternity (1893) que l’on voitCharles Maurin 1856-1913, Maternity 1893 ci-dessous à droite.

 

 

 

 

 

 

La fascination du peintre pour l’enfance, dont la pureté serait à ses yeux un antidote à la laideur sociale d’un monde qu’il réprouve, se trouve amplement illustrée ; on ne peut63272201_p certes qu’être charmé par ces images gracieuses tant peintes que gravées, mais il faut aller au-delà de l’amabilité du sujet pour reconnaître en Maurin un artiste solide. La fillette à la poupée que l’on voit ici à droite est visible au musée d’Orsay. Enfin, le tableau, pas la fillette, gros dégoutants ! Maurin fait partie de ces anarchistes qui étaient plus habiles au maniement du pinceau que de la bombinette et c’est fort heureux pour nous. Je vous fais remarquer au passage que c’est le 1310è billet des « cénobites tranquilles », blog d’humeur et d’humour, qui poursuit son bonhomme de chemin cahin-caha et qui vient de franchir la barre des 110 700 visiteurs; merci à vous pour votre fidélité et votre indulgence à l’égard de l’auteur.

En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

 

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