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LE PERE PEINARD…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 21 février 2013, troisième jour de Ventôse, dédié au violier, c’est 62009187_pune espèce de giroflée. Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des sorties nature le jeudi après-midi: Giroflée, girofla, on dit qu’elle est malade. Giroflée, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflée, girofla... Si vous connaissez la suite. Je crois que c’est sur un air de polka.

Tout à fait autre chose…

« Le cénobite tranquille a eu une sacrée veine : un peu partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil (103 000 visiteurs). Et les gars lui ont donné un bath coup d’épaule !

C’est pas le tout, en effet, de pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces 62009231_ptartines soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se sont attelés les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ? Parce que le cénobite tranquille n’a pas froid aux châsses, mille marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est surtout celles-là qu’il dégoise. Et puis, parce qu’il y a autre chose, nom de dieu ! Si le cénobite tranquille gueule dur et ferme, c’est pas par ambition personnelle: la politique… ouh là là, faut pas lui en parler !

 

Oui, voilà la grande binaise. Si les bons bougres gobent le cénobite tranquille, c’est parce que le cénobite tranquille est un bon bougre kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des tartines, et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim.

Et, sacré tonnerre, il ne flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin,62009269_p cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tous les fumistes, criant à la chienlit derrière les députés et les sénateurs.

Et ça, en attendant le grabuge final, où on foutra en capilotade toute cette racaille. »                 Le Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894.

Emile Pouget ne me tiendra pas rigueur de la supercherie, j’ai carrément copié un de ses articles et j’ai honteusement remplacé le nom de son journal le père peinard par celui d’un blog qui vous est cher.

C‘est un 21 février en 1894 que paraît le dernier numéro de son journal (il y en a eu d’autres par la suite édités depuis l’Angleterre notamment). Celui-ci, dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses cibles favorites.

Aujourd’hui, c’est sûr, Emile Pouget aurait un blog, mille marmites ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.