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LE MARAIS DU MOINE…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la lutte finale et du corned-beef réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 18 février 2013 qui est le trentième et dernier jour de pluviôse, dédié au traîneau.

Chez nous aujourd’hui dans certains calendriers, on fête les Gireg qui laissa son nom à la station de Perros-Guirec. Sur la côte de granit rose, à Ploumanac’h,( ce nom de commune vient du breton Poul-Manach, le marais du moine; peut-être un cénobite) on trouve l’oratoire de Saint Kireg. Kireg est un moine gallois débarqué sur cette plage dans une auge de granit comme d’ innombrables saints en provenance de Bretagne la grande; c’était très tendance à l’époque.

La légende disait que si une jeune fille arrivait à planter une aiguille dans le nez du 72915062_psaint et que cette épingle restait fichée,elle serait mariée dans l’année, sinon elle devrait patienter. Mais un jour la paroisse remplaça la statue de bois par une statue de pierre. Il fut sans doute plus dur de trouver mari… Personnellement je trouve dommage de défigurer la côte de granit rose avec ce genre d’édifice mais, bon…Celui-ci, construit sur un amas de rochers submergé par les flots à marée haute, trouve son origine au 12ème siècle. Il était très fréquenté par les femmes des marins qui venaient y prier pour le retour de leurs époux. Il faut dire que la bretonne a toujours été très préoccupée pas son devenir matrimonial, les mauvaises langues disent patrimonial. Quand ce n’était pas une aiguille dans le nez d’une statue, c’était une épingle que l’on jetait dans une fontaine. Si l’objet flottait, le mariage était assuré dans l’année. Il en allait de même si vous aviez deux sous dans la poche au moment où chantait le coucou.

Il est vrai qu’on n’allait pas en boite toutes les semaines et que les occasions de AGE_1302131379.jpgrencontres se faisaient rares. Mon aïeule me racontait qu’une des plus prisées étaient la fête de l’aire nouvelle, labour al leur nevez. Il s’agissait de remettre en état l’aire de battage de la ferme et toute la jeunesse des environs était avertie, souvent par les colporteurs voire le garde champêtre, de la date de l’événement. Un couple de sonneurs juché sur une barrique faisait danser la compagnie durant des heures. Il s’agissait de tasser la glaise nouvellement répandue sur l’aire. C’est une des origines de la fameuse dans Plinn qui intrigue tant nos visiteurs. Photo de gauche, préparation de l’aire nouvelle à Penmarc’h (29).

Voilà pour la tradition, allez, portez vous bien et à demain peut-être.