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UN VIEUX MONSIEUR INDIGNE…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de l’Acratie* et des raisins de corinthe réunis, bonjour !

*L’Acratie est un terme très ancien quasi synonyme de Anarchie mais dépourvu de la connotation de chaos que l’on attribue trop rapidement à cette belle idée.

Ce jeudi 28 février (2013) correspond au dixième jour de ventôse dédié à la bêche. Le premier qui chante « à la bêche aux moules moules moules… » est à l’amende. Hier nous avons appris avec tristesse, la disparition de Stéphane HESSEL. Je reposte le billet que je lui avais consacré en 2010.

 

Diplomate, ambassadeur, grand résistant, il a collaboré à la rédaction de la déclaration 58960695_p
universelle des droits de l’homme, celle de 1948. Peut-être les rédacteurs se sont-ils inspiré du cylindre de Cyrus rédigé en -539 par le créateur de la Perse et considéré comme la première charte des droits de l’homme ? Ecoutons ce court instant du requiem de Mozart; c’est le moins que l’on puisse faire…

 

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Il est né à Berlin en 1917 dans une famille de la grande bourgeoisie allemande. Et voilà t-il pas qu’à 93 ans, il publie un petit livre des plus réjouissants sous le titre « Indignez vous  !» (chez Indigène Editions, 32 pages et seulement 3 euros), petit opuscule qui 58960864_ppourrait être sous titré: traité à l’usage des jeunes générations. Sa maman n’est autre que l’héroïne de Jules et Jim, le célèbre roman de Henri-Pierre Roché dont Truffaut fit le non moins fameux film avec Jeanne Moreau. Prisonnier évadé en 1940, résistant lors de la seconde guerre mondiale, Hessel rejoint le général de Gaulle à Londres en mai 1941. Fin mars 1944, il est envoyé en mission en France. Quelques mois plus tard, il est arrêté, déporté en Allemagne (train du 8 août), à Buchenwald, d’où il échappe à la pendaison, après avoir échangé son identité avec celle de Michel Boitel ; puis à Dora, où il échappe aussi à la pendaison. Enfin, lors de son transfert vers Bergen-Belsen  il saute du train et parvient aux lignes américaines à Hanôvre d’où il est renvoyé à Paris.

Stéphane Hessel a signé l’appel collectif de résistants de la première heure à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance du 15 mars 1944. Ce texte invite notamment « les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. »

Le 21 février 2008, sur la place de la République à Paris, Stéphane Hessel dénonce le imagesnon-respect de l’article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme par le Gouvernement français et lance un appel pour que le Gouvernement mette des fonds à disposition pour que tous les sans-logis puissent obtenir un toit.

Indignez vous ! Réunit de brefs discours sur la résistance, le sens de l’histoire, l’engagement, la Palestine. Avec des mots simples, sans emphases, juste le rappel de quelques convictions. « L’immense écart qui existe entre les très pauvres et les très riches…Le traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms…La bande de Gaza, la Jordanie » voilà à ses yeux des raisons actuelles de s’indigner. Allez, ayons une pensée pour ce vieux monsieur indigne… Et, à demain peut-être.

 

VOUS CONNAISSEZ LA SUITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la numérologie et de la française des jeux réunies, bonjour !

Le 27 février correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, 50191383_pde Marsault (jeu de mot Capelo). Le saule marsault (Salix caprea) est une espèce de saule commune en Europe et en Afrique du Nord. Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. L’espèce a été historiquement aussi largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt.

Décidément, le 27 février a un caractère fatidique.

En Russie, en 1917, depuis le début de l’année, des troubles éclatent. La situation dans 50191417_pla capitale Petrograd devient explosive, le 27 février, les Bochévicks appellent à la grève générale. L’armée refuse de tirer sur la foule et se rallie aux insurgés. Les soviets sont instaurés, les exilés dont Lénine peuvent rentrer au pays. L’avocat Kerenski (en blanc au centre de la photo) est à la tête de la Douma. Le Tsar abdique quelques jours plus tard. Les libertés individuelles sont rétablies. Tous les espoirs sont permis, malheureusement, vous connaissez la suite…

En 1933, en Allemagne le 27 février, incendie du Reichstag par un jeune Hollandais. 50191468_pStaliniens et fascistes se renvoient la balle. Le prétexte va servir d’alibi aux nazis pour leurs funestes desseins, ils prennent tous les pouvoirs. Vous connaissez la suite.

 

 

Le 27 février 1939, la France, qui n’était plus à une ignominie près, reconnaît le régime 50191747_pdu sinistre Général Franco dit « Caudillo de Espagna por la gracia de Dios ». Malheureusement, vous connaissez la suite…

 

 

En Chine, en 1957, le 27 février marque le début du mouvement des « cent fleurs » 50191515_psous la conduite du « Grand timonier, grand pilote, grand guide, grand commandant en chef, grand phare de la pensée, le plus rouge des soleils rouges qui illuminent mon coeur » (j’ai lu ça dans le petit livre rouge) Mao tsé toung. Malheureusement, vous connaissez la suite…

 

 

En 2008, le 27 février, sortie de « Bienvenue chez les… », vous connaissez la suite !

Bon, et bien voila, maintenant vous êtes prévenus. Vous n’avez plus aucune excuse si malgré tout vous démarrez quelque chose un 27 février. Mais n’en profitez pas pour ne rien faire, quoique…Le droit à la paresse, comme disait Paul Lafargue, devrait être inscrit dans la constitution.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

TOULOUSE, TOUT BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 26 février 2013, autrement dit le 8è jour de Ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la imagestimidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre interprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir.Tous les cruciverbistes le savent, dans la mythologie, la nymphe Io, fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. C’est pas mignon ça, madame Michu ?

Parlons peu, parlons Blues.

Si vous aimez le Blues, vous aimez forcément BUKKA WHITE. C’est aujourd’hui le jour anniversaire de sa disparition le 26 février 1977 à Memphis, Tennessee.

 

Il est 6001f5cc86e980b8f80ea0316f5métayer et musicien à ses heures. Son style de guitare est particulièrement original, le situant entre Charlie Patton, la Country Music des années 1900-1920 et la façon hawaiienne de jouer de la guitare, souvent à plat sur les genoux en faisant glisser un tube de métal sur les cordes en accord ouvert. Ses classiques se distinguent non seulement par sa voix puissante, son jeu de guitare si particulier, mais aussi par les paroles autobiographiques pleines d’un humour dévastateur ou de sensibilité contenue. La légende veut qu’il ait donné sa première guitare à son petit cousin qui deviendra le fameux B.B. King. Une autre légende prétend que ce dernier ait acheté sa première guitare à l’âge de douze ans pour quinze dollars. A droite en photo, le jeune B.B. King.

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Alors qu’il est emprisonné à « Parchman’s Farm« , en 1939, Bukka White images-1enregistre quelques morceaux pour Alan Lomax qui travaillait alors sur le recueil de la tradition orale pour la bibliothèque du Congrès. Après sa libération, en 1940, Bukka White se rend à Chicago et enregistre douze morceaux d’une grande violence expressive, sur les thèmes de la prison, de l’isolation et de la solitude. Installé à Memphis, c’est à cette époque qu’il jouera occasionnellement avec son jeune cousin, B.B. King. Le morceau qu’on entend  dans la vidéo s’intitule justement » Parchman’s Farm Blues », enregistré en 1940.

Allez, merci d’être passé par ici; vous revenez quand vous voulez. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Ah ça ira, ça ira, ça ira…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la mélancolie et du gratin dauphinois réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 25 février 2013 et ce 7è jour de ventôse est celui de l’alaterne. 62138568_pVous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne… Naaan, je plaisante, il s’agit d’une plante communément appelée, le prunier noir et qui peuple les garrigues méditerranéennes. Quand je vous aurai dit qu’il s’agit d’un arbrisseau à classer parmi les plantes héliophiles; vous pourrez vous présenter à « Questions pour un champion ».

Pour notre galerie de portraits.

Le 25 février 1749 voit la naissance de Jean-bon Saint André révolutionnaire et marin émérite. Il participa notamment à cette fameuse bataille au large d’Ouessant du 13 62138592_pprairial de l’an II (1794) face aux Anglais. Il est à bord du vaisseau La Montagne en compagnie de Villaret de Joyeuse. C’est cette bataille de Prairial qui donna naissance à la fameuse légende du Vengeur-du-Peuple ,un magnifique 74 canons à double pont,qui sombra corps et biens alors que six autres bâtiments étaient capturés. 5 000 morts et blessés côté Français !. Cuisante défaite mais, la propagande républicaine va chercher à la transformer en victoire morale. C’est Barère, rapporteur du Comité de Salut Public, qui se charge de présenter l’épisode à la tribune de la Convention. Il va prétendre que les marins du Vengeur ont refusé de se rendre à l’ennemi et sont morts en criant « vive la République… La vérité éclatera au retour des survivants de l’Angleterre. Entre temps, un mythe était né.

Bonaparte nomme Saint André commissaire général des trois départements de la rive gauche du Rhin, en décembre 1801, puis préfet du département du Mont-Tonnerre à images-1
Mayence en septembre 1802, où il confirme sa réputation d’administrateur exceptionnel. En remerciement de ses services, Napoléon le fait chevalier de la Légion d’honneur en 1804, puis baron d’Empire, baron de Saint-André, en 1809.

Le typhus l’emporte en 1813. Il est enterré au cimetière principal de Mayence. Franc-maçon actif, Jean Bon de Saint André fut le premier Vénérable Maître de la Loge « Les Amis de l’Union » de Mayence, fondée en 1803, et qui existe toujours aujourd’hui dans cette ville sous l’appellation « Die Freunde zur Eintracht ».

Voilà pour ce petit rappel historique? Portez vous bien et à demain peut-être.

 

MAILLETS SONNANTS…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du piano à bretelles et de la ceinture Gibaud réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 24 février 2013, sixième jour de Ventôse dédié à l’Asaret, petite plante vivace de nos sous-bois.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), alors que je me trouvais dans la capitale et que je m’apprêtais à consacrer ma vie à un métier que j’abandonnerai rapidement (je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact) un ami me proposa de 50079720_pl’accompagner au concert. C’était une cave à St Michel qui s’appelait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée des cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Memphis SLIM. Dans ce cabaret se produisaient Coleman (sur la photo), Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux.

Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par 50079764_pRoosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues electrique, sous l’impulsion de Muddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense.

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Début des années soixante, après avoir participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque.

Egalement trés grand chef d’orchestre, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Menphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Un autre très grand SLIM vient de nous quitter, il faudra que je lui consacreofrtp-usa-musique-magic-slim-20130222_paysage360 un billet. Le guitariste de Blues Magic SLIM, l’un des grands noms de la scène de Chicago est mort jeudi dernier ) l’âge de 75 ans dans un hospital de Philadelphie. Fils d’un couple de métayers du Mississippi, de son vrai nom Morris HOLT, avait d’abord pratiqué le piano mais, à treize ans, il avait perdu son auriculaire droit dans un accident sur une machine agricole. Il s’était alors mis à la guitare.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la butte Montmartre et de la chakchouka réunies, bonjour !

Nous sommes le samedi 23 février 2013 correspondant au 5è jour de ventôse qui était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit.

Je voudrais dédié ce billet à un auteur et militant dont la plupart des oeuvres ont été oubliées à l’exception de quelques chansons emblématiques comme le temps des cerises ou la semaine sanglante. J’ai déjà eu l’occasion d’ évoquer ici Jeanbaptiste Clément*, ce révolutionnaire , anarchiste, syndicaliste et Franc-maçon mais, l’art de la pédagogie c’est la répétition, n’est-il pas ? *oui, son prénom s’écrit sans trait d’union… Ecoutons Francesca Solleville interpréter La semaine sanglante, chanson d’une actualité déconcertante.

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Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jeanbaptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). Communard et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ». Avant 62102891_p1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste (nobody perfect), et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc. Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris.

« Quand nous chanterons le temps des cerises

Et gai rossignol et merle moqueur                          62103098_p

Seront tous en fête.

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux, du soleil au coeur!

Quand nous chanterons le temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur! (…) »

Dans quelques années, un poète arabe, dédiera à une jeune infirmière du croissant rouge, une complainte intitulée « le temps du Jasmin », souvenir de ces journées qui firent basculer les régimes de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, de… En attendant ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Buddy TATE…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour !

Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous 62078192_psommes le vendredi 22 février 2013 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

 

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE, né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk.

Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain imagesde Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem.

Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway. Ci dessous en vidéo, un enregistrement de 1976 à Varsovie je crois. Le fameux standard Mack the Knife.

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Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count images-1Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à droite en compagnie de Milt Bruckner.

Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LE PERE PEINARD…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 21 février 2013, troisième jour de Ventôse, dédié au violier, c’est 62009187_pune espèce de giroflée. Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des sorties nature le jeudi après-midi: Giroflée, girofla, on dit qu’elle est malade. Giroflée, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflée, girofla... Si vous connaissez la suite. Je crois que c’est sur un air de polka.

Tout à fait autre chose…

« Le cénobite tranquille a eu une sacrée veine : un peu partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil (103 000 visiteurs). Et les gars lui ont donné un bath coup d’épaule !

C’est pas le tout, en effet, de pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces 62009231_ptartines soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se sont attelés les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ? Parce que le cénobite tranquille n’a pas froid aux châsses, mille marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est surtout celles-là qu’il dégoise. Et puis, parce qu’il y a autre chose, nom de dieu ! Si le cénobite tranquille gueule dur et ferme, c’est pas par ambition personnelle: la politique… ouh là là, faut pas lui en parler !

 

Oui, voilà la grande binaise. Si les bons bougres gobent le cénobite tranquille, c’est parce que le cénobite tranquille est un bon bougre kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des tartines, et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim.

Et, sacré tonnerre, il ne flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin,62009269_p cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tous les fumistes, criant à la chienlit derrière les députés et les sénateurs.

Et ça, en attendant le grabuge final, où on foutra en capilotade toute cette racaille. »                 Le Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894.

Emile Pouget ne me tiendra pas rigueur de la supercherie, j’ai carrément copié un de ses articles et j’ai honteusement remplacé le nom de son journal le père peinard par celui d’un blog qui vous est cher.

C‘est un 21 février en 1894 que paraît le dernier numéro de son journal (il y en a eu d’autres par la suite édités depuis l’Angleterre notamment). Celui-ci, dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses cibles favorites.

Aujourd’hui, c’est sûr, Emile Pouget aurait un blog, mille marmites ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Numéro spécial « Le maillon faible »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

En règle générale je ne suis guère friand de ce genre d’exercice mais je ne sais résister à l’humour déjanté de Stéphane (et il le sait, le bougre) j’ai donc, comme le dit Marco accepté la patate chaude en devenant l’un des maillons de cette chaîne. 11 questions à 11 blogueurs qui à leur tour… Je me dois en préambule de vous éclairer sur le sieur en imagesquestion et verser au dossier ces quelques éléments. Il est désigné dans ce qui suit par: Lundi-Vidu. On devra par la suite, au moment du jugement dernier, mettre ceci au crédit de ses circonstances atténuantes. En effet, Lundi-Vidu est le prénom dont l’ont affublé ses parents car, c’est par une nuit qu’il vit le jour au 13 de la rue de la tour un lundi de Pentecôte. Et Vidu parce que, alors qu’ils se rendaient à la mairie pour déclarer l’événement, le père et l’ami de sa mère, ivres de joie et de rhum arrangé s’attardèrent dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs et s’écrièrent: Venu vidu vicu… Lundi-Vidu donc, présente tous les symptômes du pervers polymorphe et se complaît (veston) à inonder le Net de questionnaires qui sont à Proust ce que la musique militaire est à la musique. En voici le dernier exemple en date avec (j’ai honte) mes propres réponses.

1) Pourquoi Jean-Vincent Placé a-t’il soudainement arrêté de jouer au rugby et notamment à cette place de trois quart aile pour Bagnères de Bigorre dans laquelle il brillait ?

R: Sans doute à-t-il préféré la mêlée politique

2) Pourquoi les chats, à partir d’un certain âge, sentent-ils globalement la pisse ?

R: Alors que les chattes, elles, nous embaument de ce parfum enivrant… 560462_463337557053401_525668469_n

3) Pourquoi Didier Goux ?

R: On dit que tous les Goux sont dans la nature…Hélas

4) Pourquoi les phacochères ont-ils des dents ?

R: Pour se différencier des portes cochères qui elles n’en n’ont pas.

5) Qu’est-ce que je fous dans cette galère, à ramer ainsi sans bu

R: Et qu’est-ce que j’ai dans ma p’tite tête à rêver comme ça le soir d’un éternel jour de fête.

7) Comment l’incinération a t’elle remplacée la radiation, dans le coeur de Pôle emploi ?

R: Pôle emploi n’a pas de coeur; c’est bien connu.

8) Pour quelle raison absurde Marcel Azzola ne figure-il pas dans le dernier classement NME  ?

R: Il a été irradié par Pôle emploi.

9) Que fout Marie-anne Chapdelaine (PS Rennes) à l’Assemblée Nationale alors que tout le monde sait qu’elle préfère (et de loin) Bricodépot ?

R: Joker !

10) Qui m’a piqué mon string ? Et pourquoi ?

R: Sans doute Marie-Anne Chapdelaine pour aguicher Marcel Azzola.

11) Sachant que 27 x 13 = 47, combien font 18 X 49 (sans les décimales) ?

R: Alors là, on touche à l’infinie incertitude des questionnements blogosphériques.

 

Bon, pas sûr que je trouve onze questions et onze victimes.

1) Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien ?

2) Benoist XVI et Fidel Castro sont en bateau. Lequel tombe à l’eau ?

3) Si ma tante en avait. Ma soeur, qui est sa nièce, pourrait-elle en hériter ?

4) Why ?

5) La question 4 vous interpelle t-elle quelque part au niveau du vécu, poil au c…?images-2

6) Peut-on imaginer un monde sans beurre salé ?

7) Et si vraiment Depardieu existait, faudrait-il s’en débarrasser ?

8) Le ministre Boulin a t-il été assassiné car il connaissait la vérité sur Roswell ?

9) Qui a vu Martine Aubry ?

10) Le Canard enchaîné est-il victime d’Al-Quaïda au magret islamique ?

11) Qui a peur de Virginia Woolf ?

Sont invités à répondre: mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs, la famille Duraton, le curé de Camaret, le Père Peinard, le père fouettard, le père Noël, la mère Louise Michel et le père No Ricard.

 

Histoire de Jules…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour!

Nous sommes le mercredi 20 février 2013, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué227435_1
une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » tout comme une fameuse recette belge; allez savoir pourquoi. Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». Amusant, non !

Il s’appelait Jules…

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent 49928480_pbon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Claude GUEANT. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés… Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Ainsi donc, le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre. Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.

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Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que 49928529_pDurand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour
lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile. La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.

Voilà pour la petite histoire, pour la grande, je pourrai vous raconter que c’est un 20 février, en l’an de grâce 1171 que CONAN IV  fils d’Alain le noir, seigneur de Guingamp et Comte de Richmond devint Duc de Bretagne mais ce sera pour une autre fois. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.