Trochu, participe passé du verbe trop choir…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du viandox réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 22 janvier 2013, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux72091557_p sanguins. On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie). Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais. 

Ainsi il a été vu à la vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé en boule et servant  à récurer le matériel de cuisine allant au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir. Un ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai entendu Jaosé et René (humoristes locaux) parler de  « hayen » mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation. Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire.

 

 

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. Une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par Le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez) installés dans l’hotel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent.

 

 

C‘est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se
défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens.72091591_p On relève 5 morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU. ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

4 commentaires

  1. MHPA

    Ahhh Trochu, je crois même qu’il dût passer à Belle-ile en mer,n à l’époque, où qu’il y eut quelque chose comme une résidence, puisque reste, en plein milieu de l’île, la seule dite « forêt », nommée le Bois Trochu.
    Pour ta gouverne (mais pas pour ton gouvernement), bonne journée !

    • erwandekeramoal

      Et pour cause, cet empaffé est né à Belle-île, au Palais…

  2. Corsico

    Bonjour à toutes et tous. Je ne suis pas gallésant;or donc vous parlerais-je du petit houx de par chez nous (♪et tralonla lon lere ♪… air connu; ndlc) que l’on nomme ici
    « pugnitopi » . Littéralement: attrape-souris;car il servait dans nos villages, jadis, naguère et même autrefois à envelopper les charcuteries pour les protéger des rongeurs; Astucieux, non?

    • erwandekeramoal

      Ah, Coppe, lonzi et prisutti ça vaut bien l’andouille de Guéméné…

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