On n’est jamais trop Proudhon…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis du mariage pour tous et du célibat pour chacun réunis, bonjour !

En ce mardi 15 janvier 2013, 26è jour de Nivôse dédié à l’Etain; Je ne pouvais pas ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Proudhon.

Le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à Besançon. Penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire, considéré par certains comme le « Père de l’anarchisme », même si son oeuvre novatrice et variée n’est pas exempte de 48567768_pcontradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l’un des principaux griefs retenus contre lui). Après avoir travaillé dans l’imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : « Qu’est-ce que la propriété? » (vous connaissez la réponse: La propriété c’est le vol !). Ce livre fait immédiatement scandale. Le dernier « Avertissement aux propriétaires » est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.

Pendant l’hiver 1844, il rencontre, à Paris, Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : « Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère ». Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 « La misère de la philosophie »; Proudhon y est traité de petit bourgeois. J’aime bien cette photo, je trouve une ressemblance avec Pierre Dubois notre elfologue breton dont j’insère le portrait plus bas.

Après la révolution de février 1848, Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l’Assemblée Nationale. Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d’une « Banque du Peuple », mais à la suite d’articles parus dans « Le Peuple », il est condamné à trois ans de prison. Il y restera jusqu’en juin 1852. « La révolution sociale démontrée par le coup d’Etat du 2 décembre » sort en juillet 1852. « De la justice dans la révolution et dans imagesl’église », paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire.

Il rentre à Paris fin 1862. « Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution » paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. « De la capacité politique des classes ouvrières » ne sortira qu’après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865. Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l’histoire sociale des XIXè et XXè siècles.

Voilà pour le salut à ce grand bonhomme et comme le disait un de mes amis anarchistes et néanmoins amateur de calembours à la p’tite semaine: « On n’est jamais assez proudhon ! »

Portez vous bien et à demain peut-être.

2 commentaires

  1. Pangloss

    Formule célèbre mais simpliste. Quand la propritété donne à certains les moyens d’une oppression ou même seulement d’une sujetion sur d’autres (le cas du salariat), elle est condamnable. Mais la propriété de son nécessaire (logement par exemple, de son petit lopin de terre ou de son instrument de travail) est facteur d’indépendance et de liberté.
    Le contraire absolu de la liberté n’est-il pas la servitude? C’est à dire, pour l’esclave, n’être même pas propriétaire de son propre corps?

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