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Kid Ory tromboniste…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, Non classé

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 23 janvier 2013, quatrième jour de Pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manqueront pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’ai pas vraiment attaqué mes tailles d’hortensias…
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation.

On n’insiste jamais assez sur la place du trombone dans les formations de jazz. Voici un tromboniste créole tout à fait remarquable. Après avoir débuté au banjo dans un orchestre à cordes et dans des Marching Bands, Kid Ory se met au trombone. Sa carrière commence à prendre de l’importance au début des années 1910, à la Nouvelle-Orléans, où il se produit dans la formation de Lewis Matthews. Très populaire, cet orchestre, qu’il finit par codiriger avec Mutt Carey, recrute les meilleurs musiciens de la région, dont Louis ArmstrongSidney Bechet et King Oliver excusez du peu. Contraint de partir en Californie au début des années 1920, il profite de l’occasion pour monter une nouvelle formation, entièrement sous sa direction cette fois : le Kid’s Ory Creole qui deviendra le Spike’s Seven Pods of Pepper Orchestra. Celui-ci devient le premier jazz band afro-américain à réaliser une série d’enregistrements, avec des titres comme « Ory’s Creole Trombone » et « Society Blues ».

En 1925, il retrouve, du côté de Chicago, les groupes de Louis Armstrong, Jelly Roll Morton et King Oliver. Kid Ory quitte ensuite la scène au cours des années 1930 pour occuper divers emplois et ne revenir qu’au début des années 1940. Il va notamment images-2s’occuper d’une ferme avec son frère. Acteur principal de la renaissance des orchestres du style de la Nouvelle-Orléans (Revival) au cours des années 1940 et 1950, il vit une nouvelle période de grande activité artistique qui lui permet d’investir dans la création d’une salle de concerts où il se produit encore à l’aube des années 1960. Mais des soucis de santé l’obligent à quitter peu à peu la scène pour aller vivre à Hawaii où il décède au début des années 1970. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire du jazz, Kid Ory apparaît comme le premier grand tromboniste de la culture noire américaine, et il a contribué à développer le style « tailgate », consistant, pour le trombone, à jouer une ligne rythmique sous les trompettes. Pionnier du jazz enregistré, son travail de compositeur contribua également à la gloire musicale de la Nouvelle-Orléans et du style Dixieland. La vidéo nous offre un morceau particulièrement émouvant; un des rares enregistrés en créole Blanche TouquatouxSources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.