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L’homme à la tête de chou…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour !

Nous voici le jeudi 31 janvier 2013, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du 72367838_pmois est proche.                                                           Ce jour correspond au 12 de Pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais moi, le Romanesco qui est un brocolis, je trouve cela magique… Mais bon, très franchement, c’est pas une raison suffisante pour se prendre le chou.

 

 

Tout à fait autre chose.

Guy Fawkes,  également connu sous le nom de Guido Falxius, nom qu’il adopta alors qu’il combattait pour les Espagnols aux Pays-Bas, connu également sous le pseudonyme de John Johnson, est un catholique anglais né le 13 avril 1570 à York et mort à Londres le 31 janvier 1606. 

Guy Fawkes était en grande partie responsable de l’exécution du plan connu sous le 200px-Guy_Fawkes_by_Cruikshanknom de conspiration des poudres (Gunpowder Plot), pour protester contre la politique du roi en matière de religion, jugée intolérante. Il fut arrêté et, après un interrogatoire sévère, lors duquel il fut torturé, un procès eut lieu à Wesminster hall. Fawkes et ses complices furent condamnés et exécutés pour trahison et tentative de régicide.

 

La conspiration visait à assassiner le roi protestant Jacques 1er  et les membres des deux Chambres du Parlement du Royaume-Uni, en faisant exploser le palais de Wesminster lors de la session d’ouverture du Parlement le 05 novembre 1605, lors de laquelle le roi devait s’adresser à une assemblée réunissant les membres de la chambre des Lords et de la chambre des Communes.

L‘échec de Guy Fawkes est célébré en Angleterre  chaque 05 novembre depuis 1605  lors de la Guy Fawkes Night (aussi appelée Bonfire Night ou Fireworks Night). Durant DownloadedFileles années 80 la série de bandes dessinées V pour Vendetta écrite par Alan Moore et David Lloyd s’inspira du visage de Guy Fawkes pour créer le masque de V. En 2006, dans le film V pour Vendetta, V évolue dans une Angleterre futuriste devenue fasciste, et admire Guy Fawkes qui est, à ses yeux, un défenseur des libertés prêt à se sacrifier pour sa cause. Suite à cela, le masque de Guy Fawkes est devenu l’icône du mouvement Anonymous. Curieusement, France 4 présentait hier au soir le film Crimes à Oxford dans lequel plusieurs scènes évoquent la Bonfire night et l’un des protagonistes (John Hurt) s’interroge pour savoir si l’on célèbre l’arrestation de Guy Fawkes ou si l’on regrette que son projet ait échoué…

Et voilà pour ce jeudi. Merci encore de fréquenter les colonnes de ce petit blog qui ne se prend jamais au sérieux. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le lapin à Gill…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour !

Nous voici le mercredi 30 janvier de l’an 2013 et nos amis républicains dans leur calendrier avaient dédié ce jour à l’hellébore. A ce propos, ma fiancée a eu la riche idée d’agrémenter les jardins de Keramoal d’une nouvelle plantation, l’helléborus niger, appelé aussi « rose de Noël » qui tient son appellation d’une jolie légende que je m’en vais vous conter ici.

Depuis le Moyen âge la fleur est placée dans certaines crèches. Elle symbolise la DownloadedFile-1pureté et rappelle la légende à l’origine du nom de rose de Noël : la nuit de la naissance du petit Jésus, Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de bergers et Rois Mages traverser son champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né. La pauvrette se dit in petto: Tiens, le Paris-Dakar est plus tôt cette année.. N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange qui appartenait au comité de course voit ses larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël. C’est pas beautiful ça !

Au Moyen-Âge, la plante s’appelait aussi aliboron, terme de l’ancien français issu lui-même du grec elleboros, folie. Considérée comme un remède universel contre la folie dès l’Antiquité, aliboron a pu être associé au nom de maistre pour désigner le médecin, puis le savant et enfin l’âne ou le « maître Aliboron », personnage ridicule car se mêlant de tout. C’est un peu le rôle du blogueur des temps modernes que de vouloir assaisonner de son grain de sel l’actualité.

Aliboron a aussi donné son nom, par anagramme interposé, à un peintre qui défraya la chronique:

Boronali fut célèbre au début du XXe siècle, bien que n’ayant jamais peint Boronaliqu’une seule toile… Au salon des Indépendants de 1910 figure la toile Coucher de soleil sur l’Adriatique. Le catalogue en donne pour auteur « JR. Boronali, peintre né à Gênes ». En raison du caractère abstrait de cette peinture, les critiques s’enthousiasment et l’affaire fait grand bruit, jusqu’au jour où le journal Le Matin reçoit la visite de l’écrivain Roland Dorgelès qui révèle, constat d’huissier à l’appui, que l’auteur se nomme en fait « Lolo », et qu’il est l’âne du patron du Lapin Agile, célèbre cabaret de la butte Montmartre. Sur la photo, le « Père Frédé » et son âne Lolo.

Boronali est l’anagramme d’Aliboron, le nom donné à l’âne par Jean de La Fontaine. Dorgelès, avec deux amis peintres, André Warnod et Jules Depaquit, avait attaché un pinceau à la queue de l’animal qui devint ainsi la vedette du Salon. Et la toile s’est vendue 400 francs… Le images-1fameux cabaret, lui, doit son nom au caricaturiste André Gill qui imagina comme enseigne, un lapin bondissant hors de la casserole. Par jeux de mots, le lapin à Gill devint le lapin agile. L’original de l’enseigne est conservé au musée de Montmartre. dans les veillées, où chacun joue, récite, chante ses œuvres, et reprend en chœur les chansons populaires, on peut reconnaître Picasso, Utrillo, Derain, Braque, Modigliani, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, André Salmon, Pierre Mac Orlan, Francis Carco, Roland Dorgelès, Gaston Couté, Jules Depaquit, Caran d’Ache, Forain, Jehan Rictus, Charles Dullin, etc… Quelle compagnie !

Et voilà, on cause, on cause et on ne sait plus très bien où cela nous entraîne. En tous cas, c’est sympa à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Sacré Maurice…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME

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Amis de la presse satirique et (forcément) du canard laqué réunis, bonjour !

Ce mardi 29 janvier 2013 ressemble comme deux gouttes d’eau à un 10 de Pluviôse, jour dédié à la cognée. Rassurez vous, je n’évoque pas ici les violences conjugales mais ce bel outil qui, nous dit-on, ne doit pas être jeté ni avant ni après le manche. Allusion à l’apologue du bûcheron qui, ayant laissé tomber dans un gouffre le fer de sa cognée, et désespérant de l’en retirer, y jeta le manche dont il pouvait encore faire usage. En clair, il ne faut jamais baisser les bras. En voici un qui n’a jamais céder un pouce de terrain.

L’homme du jour.

Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l’impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?)
Figure marquante de l’anarchisme français, on le voyait rarement sans qu’il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.
Il milite très jeune et s’engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire. Il raconte leurs premières actions dans le livre « Consulat Polonais ». L’attaque de cejoyeu_morice Consulat lui vaut 1 an de prison. En 1936, il participe aux occupations d’usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s’évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre « Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.
Dès la libération, il s’emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l’édition du « Libertaire ». Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à Paris « Le Château des brouillards » (dans une petite rue du vieux Montmartre). En imagesdécembre 1953, c’est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A. autour du nouveau journal « Le Monde Libertaire » et de sa librairie qui verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL dont je vous ai déjà entretenu.


Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le « Groupe Louise Michel », il crée « La Rue », revue d’expression culturelle libertaire.
En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris).
Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs « Sous les plis du drapeau noir », et « Souvenirs d’un anarchiste ».

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ceci n’est pas un billet…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du surréalisme et des penne all’arrabbiata réunis bonjour !

Ce lundi 28 janvier 2013 nous prouve qu’irrémédiablement, on se rapproche de la fin du mois… Nous sommes le 9è jour de pluviôse, généralement dédié au Peuplier.

Comment ne pas avoir une pensée pour (et de) Pierre Dac puisque aujourd’hui nous parlons surréalisme: Un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je l’attribue à Pierre Dac mais très franchement je ne saurai l’attester. C’est peut-être bien le facteur Cheval ou le douanier Rousseau ou le sapeur Camembert ou encore, la femme du boulanger, la cane de jeanne, la famille Duraton ou le soldat inconnu. Il en va des citations comme des objets trouvés, au bout de un an et un jour vous pouvez vous les approprier.

En tous cas, elle n’est pas de moi et, à la vérité je m’en réjouis, car elle n’est pas franchement terrible. Vous avez évidemment remarqué, DownloadedFileperspicaces lecteurs, qu’à chaque fois que j’utilise ce style amphigourique c’est que précisément, je n’ai rien à dire de particulier. S’il est un poète qui use et abuse de ce style c’est bien Michele Angelo Murgia. Voici comment il se présente lui même sur le site  atramenta « Gramsciste convaincu, j’ai exercé de nombreux métiers, y compris durant mes études: manoeuvre, garçon de ferme, serveur, encodeur, maçon, animateur, secrétaire et traducteur. Touche-à-tout, lecteur assidu, insatiable, ouvert à toutes les cultures et civilisations, obsédé par le temps qui passe, avide de tout ce qui peut nous structurer en tant qu’êtres humains, revenant toujours à mes premières amours, la philosophie, mais ouvert à toutes les sciences, ennemi-juré des superstitions de tout acabit, aimant la poésie, les jeux de mots, les contrepèteries et les oxymores… » En voici un exemple:

C’était un jour pluvieux aussi sec  qu’à Gobi

L’air était si glacé, et le soleil torride

J’avais mis mon manteau et dessus mon obi

Je transpirais de froid sur la lave sans ride

Je marchais en courant, lentement engourdi

Par le poids si léger d’un amour insipide

J’avançais, défaisant ce que j’avais ourdi

La nuit, tout en veillant, d’un sommeil impavide…

Etonnant, non ?

Allez, merci à vous d’avoir fait le détour par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Daphné Loréola…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Tiers-État et de la potée auvergnate réunies, bonjour !

Nous sommes le dimanche 27 janvier 2013, oui je sais, ça passe vite, dans un mois c’est les Gras à Douarnenez, il est temps de préparer le costume pour aller faire du reuz sur le port… Ce 8è jour de pluviôse est dédié au bois-joli, une sorte d’espèce de genre
de laurier qui porte bien son nom Daphné loréola et voici pourquoi.images Vous avez lu le récit d’Ovide qui conte comment, alors qu’elle était poursuivie par Apollon et qu’elle souhaitait lui échapper, la déesse Daphné se changea en laurier. Apollon vaincu par la nymphe ne put saisir qu’une seule petite branche, un rameau ; il fit du laurier son arbre. Plus étonnant encore, le mot “baccalauréat” est un dérivé du mot “laurier” puisque ce terme vient d’un mot latin signifiant “baie de laurier” : une couronne ou un rameau de lauriers ceignait, à l’origine, les génies et les sages. Etonnant, non !

 

Tout à fait autre chose.

Petit billet en souvenir d’une des plus grandes sinon la plus grande de toutes les chanteuses de Gospel disparue un 27 janvier de l’année 1972.  J’ai choisi de vous faire écouter « Trouble off the world », c’est d’actualité. La vidéo est tirée d’un film où Mahalia Jackson apparaît à la fin; il s’agit de « Mirage de la vie » de Dougla Sirk en 1959.

En 1946 et 1947, celle que l’on surnomme couramment la « reine du Gospel » enregistre une série de titres (dont I’m Going to Tell God et Move On Up a Little Higher, disque vendu à plus d’un million d’exemplaires, et le fameux hymne baptiste Amazing Grace) qui la révèle au public américain. Elle chante par ailleurs Precious Lord, Take My Hand dans l’un des immenses stades de football de Washington devant un public enthousiaste.

Entre 1949 et 1952, elle interprète des grands succès comme Silent NightWalking to Jerusalem et le plus populaire d’entre eux, In the Upper Room. Mahalia Jackson se produit par la suite au Carnegie Hall, célèbre images-1salle de concert de New York. Grande vedette, gérant parfaitement sa carrière mais cédant parfois aux exigences commerciales des producteurs pour élargir son audience, Mahalia Jackson participe, malgré des problèmes cardiaques, aux rendez-vous européens tels que le festival d’Antibes-Juan-les-Pins en 1968 où elle se produit pendant plus de trois heures, habitée par une sensibilité et une ferveur inoubliables. Amie fidèle du pasteur Martin Luther King, elle se trouve à ses côtés pour la défense des droits civiques des Noirs et chante devant des milliers de personnes lors du service funèbre du leader assassiné.

Voilà pour l’hommage du jour. Je ne traine pas trop sur la toile car j’ai encore plus de 80 mêtres linéaires d’hortensias à tailler. Les bourgeonsDownloadedFile-1 sont déja au rendez vous, faut pas attendre, tout en se méfiant des intempéries. D’un autre côté, si j’attend qu’il arrête de pleuvoir, je risque fort de me retrouver au 15 août (en Bretagne il n’y a que deux saisons: Le 15 août et le reste de l’année) et là, pour le compte, il sera nettement trop tard. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un poêle dans la main…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 26 janvier 2013, 7è jour de Pluviôse dédié à DownloadedFile-1l’Amadouvier. C’est une espèce de champignon dont on tirait le fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l’on appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque.

 

Le 26 janvier 1817, naissance de Jean-Baptiste GODIN.  Chacun connaît les fameux poêles du même nom mais peu l’histoire de cet inventeur social et humaniste.
74_jbgodinPenseur socialiste utopique, Fourieriste, fondateur du Familistère de Guise. En 1840, il se lance dans la fabrication de poêles et fourneaux en fonte, remplaçant la tôle jusque-là utilisée. Le succès est au rendez-vous, il emploie alors quelques ouvriers.
Militant républicain, socialiste et anticlérical, influencé par les idées de phalanstères chères à Charles Fourier , il n’aura de cesse, le succès aidant, d’adapter et de mettre en pratique ces théories. En 1843 il adhère à « L’École Sociétaire » (phalanstérienne) et correspond avec Victor Considérant. Ses idées étant suspectes aux autorités après le coup d’État de Bonaparte, il ouvre en 1854 une succursale à Laeken-les-Bruxelles (Belgique) pour se prémunir d’un possible exil. Après avoir acheté un terrain à Guise (dép. de l’Aisne) en 1846, il va, à partir de 1859, concrétiser son rêve de construction du « Palais social ». Vaste ensemble architectural qui prendra le nom de « Familistère » (Palais des Familles) voir la photo plus bas . Il comptera jusqu’à 500 logements et regroupera progressivement autour de l’usine: nourricerie, pouponnat, économat, théâtre,écoles et buanderie. L’entreprise compte 900 employés en 1867.

En 1871, devenu Maire de la ville de Guise, il est élu député à l’Assemblée Nationale et expose ses idées dans l’ouvrage « Solutions DownloadedFileSociales » qui sera publié pendant la Commune de Paris. Après avoir créée la revue « Le Devoir » (en 1878), la Société du Familistère de Guise « Association coopérative du Capital et du Travail » voit le jour le 13 août 1880, elle durera jusqu’en 1968. En 1882, le Familistère ne suffisant plus pour loger les ouvriers de l’usine, des bâtiments annexes sont construits.
Jean-Baptiste Godin s’éteint le 15 janvier 1888. L’entreprise poursuivra l’aventure symbolisée par le succès des poêles Godin (avec 2500 employés en 1926) et maintiendra son statut coopératif jusqu’en 1968. Aujourd’hui le Familistère (qui est classé monument historique) se visite, et un « Banquet de l’Utopie » y est organisé chaque 1er mai.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Davos, le charme discret de la bourgeoisie.

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la phylogénétique et du pâté en croûte réunis, bonjour !
Nous sommes le vendredi 25 janvier 2013, 6è jour de Pluviôse dédié au laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin…

Du 23 au 27 janvier, les grands de ce monde se retrouvent à Davos, petite station de sports d’hiver du canton des Grisons en Suisse, pour la traditionnelle réunion annuelle du Forum économique mondial. Les semaines précédant le sommet, lobbys et ONG ontimages coutume de mettre en lumière quelques-uns des problèmes les plus urgents de la planète à grands coups de rapports et de mises en perspectives déroutantes.

À quelques jours de la 43e édition du rassemblement, l’organisation humanitaire Oxfam n’a pas dérogé à la règle en dévoilant son rapport sur les inégalités, « The cost of DownloadedFileinequality : how wealth and income extremes hurt us all ». Avec une idée choc: le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté.

 

Dans son rapport, la confédération d’ONG britannique cite l’Index des Milliardaires de Bloomberg dont la dernière version estime à 240 milliards de dollars, le revenu net des 100 personnes les plus riches du monde en 2012. Allez, on peut quand même en rigoler…

Barbara Stocking, directeur-général d’Oxfam, indique qu’au cours des vingt dernières images-1années les personnes les plus aisées de la planète, qui représentent à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre tant bien que mal avec moins d’un dollars et 15 cents par jour. Sources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La Jeanne…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tectonique des plaques et du veau marengo réunis, bonjour !
Nous sommes le jeudi 24 janvier 2013, 5è jour de Pluviôse dédié au taureau.

Le 24 janvier est aussi la date anniversaire de la naissance de Jeanne HUMBERT 1405955328(1890-1986), née Jeanne Rigaudin, c’est une écrivaine, journaliste, militante anarchiste et pacifiste française. Puisque c’est le 38è anniversaire de la loi Veil et que les « anti IVG », anti mariage pour tous, les bigots, les culs serrés et autres peine-à-jouir continuent à pointer leur museau et occuper le haut du pavé, rappelons l’action de cette militante infatigable. Elle a oeuvré pour la liberté sexuelle, ainsi que pour la liberté de la contraception et de l’avortement. Elle appartient au mouvement néo-Malthusien. En 1924, elle devient la femme de l’intellectuel militant Eugène Humbert, avec lequel elle a eu une fille en 1913.

Jeanne Humbert est une pionnière de la lutte pour la contraception. Le 29 octobre 1910 ils invitèrent leurs amis au « diner des joyeux condoms » dont on voit ici reproduit le 61092590_pmenu. Elle collabore entre autres aux journaux créés par son mari (Génération consciente puis La Grande Réforme). Comme son mari, elle est condamnée à plusieurs reprises à des peines de prison, en particulier pour ses propos et ses actions en faveur de l’avortement, interdit en France depuis 1920. Dans les années 1930, elle parcourt la France pour y donner plus d’une centaine de conférences en faveur du contrôle des naissances et du pacifisme. Miguel Almereyda (état civil : Eugène Bonaventure Jean-Baptiste Vigo) demande à Jeanne d’être la marraine laïque de son fils, le futur cinéaste Jean Vigo. Elle consacrera plus tard un ouvrage à son filleul.

En 1981, Bernard Baissat a réalisé un film documentaire sur sa vie, intitulé « Ecoutez Jeanne Humbert ». Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Kid Ory tromboniste…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, Non classé

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 23 janvier 2013, quatrième jour de Pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manqueront pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’ai pas vraiment attaqué mes tailles d’hortensias…
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation.

On n’insiste jamais assez sur la place du trombone dans les formations de jazz. Voici un tromboniste créole tout à fait remarquable. Après avoir débuté au banjo dans un orchestre à cordes et dans des Marching Bands, Kid Ory se met au trombone. Sa carrière commence à prendre de l’importance au début des années 1910, à la Nouvelle-Orléans, où il se produit dans la formation de Lewis Matthews. Très populaire, cet orchestre, qu’il finit par codiriger avec Mutt Carey, recrute les meilleurs musiciens de la région, dont Louis ArmstrongSidney Bechet et King Oliver excusez du peu. Contraint de partir en Californie au début des années 1920, il profite de l’occasion pour monter une nouvelle formation, entièrement sous sa direction cette fois : le Kid’s Ory Creole qui deviendra le Spike’s Seven Pods of Pepper Orchestra. Celui-ci devient le premier jazz band afro-américain à réaliser une série d’enregistrements, avec des titres comme « Ory’s Creole Trombone » et « Society Blues ».

En 1925, il retrouve, du côté de Chicago, les groupes de Louis Armstrong, Jelly Roll Morton et King Oliver. Kid Ory quitte ensuite la scène au cours des années 1930 pour occuper divers emplois et ne revenir qu’au début des années 1940. Il va notamment images-2s’occuper d’une ferme avec son frère. Acteur principal de la renaissance des orchestres du style de la Nouvelle-Orléans (Revival) au cours des années 1940 et 1950, il vit une nouvelle période de grande activité artistique qui lui permet d’investir dans la création d’une salle de concerts où il se produit encore à l’aube des années 1960. Mais des soucis de santé l’obligent à quitter peu à peu la scène pour aller vivre à Hawaii où il décède au début des années 1970. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire du jazz, Kid Ory apparaît comme le premier grand tromboniste de la culture noire américaine, et il a contribué à développer le style « tailgate », consistant, pour le trombone, à jouer une ligne rythmique sous les trompettes. Pionnier du jazz enregistré, son travail de compositeur contribua également à la gloire musicale de la Nouvelle-Orléans et du style Dixieland. La vidéo nous offre un morceau particulièrement émouvant; un des rares enregistrés en créole Blanche TouquatouxSources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Trochu, participe passé du verbe trop choir…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du viandox réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 22 janvier 2013, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux72091557_p sanguins. On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie). Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais. 

Ainsi il a été vu à la vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé en boule et servant  à récurer le matériel de cuisine allant au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir. Un ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai entendu Jaosé et René (humoristes locaux) parler de  « hayen » mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation. Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire.

 

 

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. Une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par Le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez) installés dans l’hotel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent.

 

 

C‘est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se
défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens.72091591_p On relève 5 morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU. ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.