Vous lisez actuellement les articles publié le décembre 7th, 2012

Page 1 de 1

Cyparisse m’était conté…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

, , , ,

Amis de la mythologie et du baeckeoffe réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 07 décembre 2012, 17è jour de Frimaire dédié au Cyprès. Cet arbre ornemental qui décore nos cimetières doit son nom à Cyparissos, beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon. Vous le savez, le bel Apollon avait un faible pour les garçons, le plus connu étant Hyacinthe. En ces temps là madame Michu, le mariage pour tous était monnaie courante, en tous cas chez les Dieux, comme on le voit sur cette gravure du Courrier de l’Olympe de l’époque.

Selon les Métamorphoses d’Ovide, après avoir transpercé d’un javelot acéré son cerf favori (resplendissant d’or et d’autres pierres précieuses et consacré aux nymphes du pays de Carthée, sur l’île de Céos), Cyparissos souhaite mourir lui-même. Il demande donc aux Dieux de verser des larmes éternelles. Et suite à cette demande, il est transformé en cyprès, qui devient symbole funèbre, de tristesse et arbre des morts.

Tout à fait autre chose.

Les cénobites tranquilles se devait de saluer la mémoire d’un autre dieu qui vient de prendre le car pour l’Olympe. Dave Brubeck vient de nous quitter à l’aube de ses 92 ans.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

 

Voici ce qu’en dit Cyril Cossardeaux sur Culturopoing.com:  »Longtemps, très longtemps (…) , Dave Brubeck n’a pas été loin d’être un paria pour les « vrais » amateurs de jazz (ou plus exactement, ceux qui se définissent comme tels)… Pensez donc : blanc, pas glamour pour un sou (alors que Chet Baker, à la même époque, hein…) et, surtout, bénéficiant d’un succès commercial absolument inouï pour un musicien de jazz, puisque son plus fameux album, Time Out, fut le premier album de jazz à dépasser le million d’exemplaires. (…) Et, pour les puristes français de jazz, si l’on ajoute que les plus célèbres compositions du Dave Brubeck Quartet (Take FiveBlue Rondo a la TurkThree to Get Ready) furent reprises par Claude Nougaro (passe encore), mais aussi par… Richard Anthony, c’en est trop. Avec le sens de la formule qui le caractérisait souvent quand il parlait de jazz (et il en parlait beaucoup), Boris Vian forçait à peine le trait lorsqu’il qualifiait le pianiste américain « d’incroyable sous-merde ». Pour beaucoup, Dave Brubeck est donc l’archétype du musicien jazz préféré de ceux qui n’aiment pas le jazz et Time Out le seul album de « jazz » des discothèques de ceux qui n’y connaissent rien. Ce qui n’est pas totalement faux mais évidemment terriblement réducteur. » Sources:

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.