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Montéhus…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

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Amis du calembour d’origine et du camembert de Normandie réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 31 décembre 2012, onzième jour de Nivôse dédié au Granit. Je voulais terminer cette année en citant un chansonnier disparu de nombreuses mémoires. Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »…Ah, vous voyez.

Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Val-Inter), on lui doit notamment gloire au 17èmela butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872 (aîné d’une fratrie de 22 enfants), il est mort en décembre 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à porter que son nom dans un contexte de fort antisémitisme.

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A cette époque, la chanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre.

Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation capitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. ». C’est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable. La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905.

Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume  en Champagne (et non la Butte Montmartre comme peut le laisser croire le premier couplet) , théatre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Allez, portez vous bien, Je vous adresse tous mes voeux et à demain l’année prochaine peut-être.

 

Artie fait son Shaw…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des années swing et du bourbon* sec réunis, bonjour !

* sauf le Jacks Daniel’s qui, comme chacun le sait n’est pas un bourbon mais un Tennessee whiskey filtré à travers du charbon de bois…

Nous sommes le dimanche 30 décembre 2012, dixième jour de Nivôse dédié au Fléau. Je faisais un peu de ménage parmi des vieux vinyls lorsque je suis tombé sur ce « concertos pour clarinette » de Artie SHAW…

COMMENT PEUT-ON S’APPELER: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

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En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz.

A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, on n’a jamais été aussi près de la fin de l’année; portez vous bien et à demain peut-être.

 

Enterre mon coeur…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Nous sommes le samedi 29 décembre 2012, 9è jour de Nivôse dédié au Salpêtre. et le samedi matin, je vous le rappelle, et c’est noté dans votre cahier de textes, c’est Histoire !

Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux États-Unis d’Amérique (Dakota du Sud le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont

plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l’armée des États-Unis. Le terme « massacre » a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Cet épisode douloureux de l’histoire Américaine est contée dans un livre exceptionnel que l’on doit à Dee BROWN, lui même indien, j’avoue avoir été assez bouleversé à l’époque à la lecture de:

ENTERRE MON COEUR A WOUNDED KNEE.

Largement fondé sur des documents inédits – archives militaires et gouvernementales, procès-verbaux des traités, récits de première main…, ce document exceptionnel, publié chez Albin Michel en 1971, retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé « La Conquête de l’Ouest ». De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, leur liberté, au nom de l’expansion américaine.

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Si l’Histoire a souvent été écrite du point de vue des vainqueurs, Enterre mon coeur donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable. Publié pour la première fois en 1970 aux États-Unis, traduit dans le monde entier, où il s’est vendu à plus de six millions d’exemplaires, Enterre mon cœur à Wounded Knee est devenu un classique. Vous pouvez également, pendant la lecture de ce court billet, écouter l’histoire chantée par Buffy Sainte-Marie, elle même née dans une réserve CREE au Canada.

Bon, voila pour nos « grands » amis de cette « grande » démocratie Etatsunienne qui ont parfois tendance à oublier sur quel terreau s’est construite leur nation. Malheur aux vaincus, disait l’autre et bien, c’est fait. Aujourd’hui les Nations indiennes, alcoolisées, reléguées dans des réserves, assistées par un Etat fédéral qui les autorise à gérer des casinos et des musées, se meurent lentement. Il se passe à peu près la même chose pour les Inuits, un peu plus au nord et pourtant, les espèces protégées s’appellent Panda, Baleine à bosse ou Datura. Décidemment, l’homme est un drole d’animal !

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

La peau de chagrin…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 28 décembre 2012, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi justement le jour de la « saints innocents »… Peut-être justement parce que Nobody’s innocent !

Pendant les fêtes, les travaux continuent.

A bien des égards, Bethléhem est devenue la ville emblématique palestinienne sous occupation : sa population est confrontée à des violences quotidiennes, sa géographie historique et son paysage sont abîmés par l’expansion des colonies illégales, le mur israélien de séparation enfonce profondément ses méandres dans son cœur et la coupe de ses liens ancestraux, politiques, sociaux, économiques et religieux avec Jérusalem et le reste de la Cisjordanie, et ses perspectives économiques sont de plus en plus sombres, année après année.

Pour les Palestiniens qui vivent à Bethléhem et dans ses environs, chaque Noël devient moins une raison de se réjouir qu’une raison de réfléchir sur l’immense tragédie qui s’est abattue sur la ville sainte où vit l’une des plus anciennes communautés chrétiennes de la Terre. l’occupation israélienne a radicalement limité la liberté de culte des Palestiniens et leur accès aux églises en Terre sainte. Depuis que le mur d’Israël est terminé dans la partie Nord de la cité, Bethléhem et Jérusalem sont désormais complètement coupées l’une de l’autre.

Ni le gouvernorat de Bethléhem ni la cité n’ont échappé aux conséquences dévastatrices de l’occupation et de la colonisation implacables de la terre palestinienne par Israël. Créant « des réalités sur le terrain » qui rendent une solution à deux Etats
improbable pour ne pas dire impossible, Israël continue de mettre en œuvre une série de politiques qui combinent les éléments de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid pour, délibérément, étouffer et morceler Bethléhem et ses environs( La carte ci-contre montre bien comment le rêve palestinien se réduit comme la peau de chagrin de Balzac). Ceci comprend notamment la confiscation continue de la terre palestinienne pour la construction des colonies et du Mur israéliens en violation du droit international, de même que l’application forcée de restrictions physiques et administratives à la liberté de mouvements pour les Palestiniens, tant par un réseau toujours plus important de check-points et de barrages routiers que par un régime d’autorisations extrêmement sévère qui limite les lieux où les Palestiniens peuvent vivre, circuler et travailler.

Vous qui me suivez depuis un moment, vous savez que je n’ai avec toutes ces religions et leurs églises respectives, aucune sorte d’affinités. Mais ce qui se passe à deux heures d’avion de chez nous, sous le regard complice et le silence assourdissant de la communauté internationale me révolte profondément. Celle-là même qui se mobilise et se dit prête à utiliser la force pour « débarrasser le Nord Mali de ses islamistes », détourne ostensiblement les yeux dès qu’il s’agit d’Israël.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

A vos souhaits…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la procrastination et du trot monté réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 27 décembre 2012, l’année tire à sa fin et c’est le 7è jour de Nivôse dédié à l’humus. Depuis plusieurs jours maintenant, il fait un temps à ne pas mettre un cénobite dehors et, pour couronné le tout, je tiens une de ces crèves… J’en suis à mon troisième grog et, résultat des courses, c’est moi qui suis groggy (amusant). Je reconnais qu’il y a un côté désespérant à mettre du rhum dans de l’eau chaude, surtout un fameux cubain comme celui là, mais, d’un autre côté c’est bien l’origine du nom.

Old Grog était le surnom de l’amiral anglais Edward Vernon qui avait décidé que le rhum serait coupé d’eau à bord afin d’en limiter la consommation. Ce surnom lui venait du fait qu’il portait toujours un vêtement réalisé dans un tissu appelé grogram (gougouran en français). Les anglais en effet, prononçaient grogram pour gros-grains qui désignait une étoffe de soie grossière; on parle encore aujourd’hui du Gros-de-Tours.

Quand je pense que Fidel à passé un deal avec Pernod-Ricard pour commercialiser ce divin breuvage, c’est à devenir contre révolutionnaire… Allez, cor’une p’tit’ goutte. Portez vous mieux que moi et à demain peut-être.

 

La chasse au roitelet.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la celtitude et de la Smithwick’s réunies, bonjour !

Nous sommes le mercredi 26 décembre 2012, sixième jour de Nivôse dédié à la lave. C’est aussi le jour de la St Etienne, « Stephen’s day » pour les ultra-manchots.

Le lendemain de Noël chez nos cousins d’Irlande, du Pays de Galles ou de l’île de Man subsiste encore la tradition de la «Chasse au Wran» ou le «Roitelet». Faut-il rappeler que le roitelet est l’oiseau sacré des druides avec qui il partage le nom d’origine Dryw en Gallois et Drew en breton. Les irlandais lui ont donné le nom de « druide des oiseaux » Dreoilin; d’où le nom de cette fête: là an dreoilin. Les gens se déguisent avec des vieux vêtements et se peignent le visage, portent des chapeaux de paille et voyagent de maison en maison avec des chants, de la musique et en dansant.

Naguère en Irlande, les jeunes garçons et les hommes connus sous le nom de «The Boys Wren» allaient dans les bois. Ils chassaient et tuaient un roitelet, puis faisaient un défilé avec l’oiseau mort à travers la ville au sommet d’un mât décoré. C’était d’une délicatesse désarmante, non ?

L‘origine ce cette tradition est bien entendu très controversée. Il semblerait (c’est ainsi qu’on me l’a conté dans un pub de Dublin) que dans un lointain passé, des soldats irlandais tentèrent d’attaquer un camp Viking mais leur plan fut déjoué grâce ou à cause de roitelets (l’oiseau) qui en piquetant du bec sur les tambours alertèrent les Vikings. Dès lors, le roitelet fut connu sous le nom de l’oiseau du diable.

Dans les temps anciens, c’est un roitelet réel qui était tué et placé sur le haut d’un mat que les “garçons roitelet” portaient autour des maisons en mendiant de l’argent pour enterrer l’oiseau comme symbole de l’enterrement du mal.

Les garçons roitelet chantaient cette chanson traditionnelle à chaque maison:

Le Wran, le wran                                                                                                        le roi de tous les oiseaux                                                                                         le jour de la Saint-Etienne                                                                                         il a été capturé dans les ajoncs,avec la bouilloire                                                                                   et vers le bas avec la casserole                                                                             me donner un sou pour enterrer le wran.

Cette tradition, quoique en voie de disparition et surtout, de folklorisation, peut encore être vue dans certaines villes et villages en Irlande. Les garçons Wren marchent dans les rues vêtus de costumes traditionnels (généralement quelque chose fabriqué à partir de paille) au rythme des tambours et ils s’arrêtent devant les bars en jouant de la musique traditionnelle. (cela me rappelle les Gras à Douarnenez). L’argent qui est perçu est reversé aux oeuvres de charité et bien sûr le roitelet n’est plus tué, les garçons Wren marchent avec un oiseau factice.

 

Et voilà pour ce lendemain de fête. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un Noël Dada…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis de la tradition et de la marennes-Oléron réunies, bonjour !

Nous sommes donc le mardi 25 décembre 2012, cinquième jour de Nivôse, dédié au Chien dans notre calendrier républicain. Par ailleurs il reste quelques personnes à considérer ce jour comme celui de la naissance du Christ, un certain Jésus de Nazareth, leur Messie, mais si ! Quoique, historiquement, ni l’année ni le jour de la naissance de Jésus de Nazareth ne sont connues. Les Évangiles ne donnent aucune précision quant à la date de sa naissance. paradoxalement, Jésus de Nazareth pourrait bien être né « avant Jésus Christ » : l’origine de l’ère commune est en effet censée être la naissance du Christ. Les dates retenues concernant l’année de naissance de Jésus prêtent à discussion. Les Évangiles selon Matthieu et selon Luc la situent sous le règne d’Hérode le Grand dont le long règne s’achève quatre ans avant notre ère, c’est à dire avant la naissance du nazaréen…  C’est le Pape Libère qui aurait institué cette date en 354. Il faut bien reconnaître que c’était un fameux coup de marketing car de nombreuses traditions ancestrales liées au solstice d’hiver avaient lieu à cette époque de l’année. Aujourd’hui, le charpentier et sa jeune épouse auraient quelques difficultés à s’approcher de Bethléem mais, ceci est une autre histoire.

C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Tristan Tzara (25 décembre 1963) il était né à Moinesti (Roumanie) en 1896. Pendant la première guerre mondiale, il séjourne à Bâle où il contribue à la fondation du mouvement Dada avec Ball, Arp et Huelsenbeck.

En 1916, il publie le premier texte dadaïste: Les Aventures Célestes de Monsieur Antipyrine. Il fonde également la revue Le Cabaret Voltaire à laquelle collaborent Apollinaire, Picasso, Cendrars, Kandinsky et Modigliani. En 1918, il publie le Manifeste Dada et, l’année suivante, se rend à Paris où les surréalistes l’accueillent avec enthousiasme.

A partir de 1920, Tzara organise avec les surréalistes une série de manifestations qui feront scandale. En 1922, il se sépare de Breton qui refuse à garder une atti­tude purement nihiliste. Tzara reste quelques temps en dehors du groupe surréa­liste, mais il y revient en 1929.

Tzara participe aux activités du mouvement jusqu’en 1935 et collabore notamment au Surréalisme ASDLR. Passé cette date, l’activité de Tzara qui fini par adhérer au Parti Communiste (personne n’est parfait) cesse peu à peu de concerner le surréalisme.(à gauche, un portrait signé Delaunay)

En 1938, il voyage en Espagne où de 1934 à 1936 il avait été secrétaire du Comité pour la Défense de la Culture Espagnole. Pendant la guerre, il participe à la résistance intellectuelle et vit clandes­tinement dans le Midi de la France. A la libération, il participe à Toulouse à la fondation de l’Institut d’Etudes Occitanes.

Pour faire un poème dadaïstes

Prenez un journal

Prenez des ciseaux

Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.

Découpez l’article.

Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez-les dans un sac.

Agitez doucement.

Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre dans l’ordre où elles ont quitté le sac.

Copiez consciencieusement.

Le poème vous ressemblera.

Et vous voici un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.

Manifeste sur l’amour faible et l’amour amer. – 1921.

Allez, joyeux Noël à tous, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Remember Scott Joplin.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la liberté de conscience et de la clé à molette réunies, bonjour !

Nous sommes le 24 décembre 2012, ce jour où tout un chacun s’apprête à réveillonner en famille, correspond au quatrième jour de nivôse dédié au soufre. Si je vous dis que, précisément, la famille, est le lieu qui, à mes yeux, sent le plus le soufre, vous allez croire que je badine… Que nenni !

Je voulais profiter de ce 24 décembre donc, pour rendre hommage à un grand, très grand artiste, quasiment oublié malgré tout ce qu’il a apporté à la musique et à l’ancêtre du jazz: LE RAGTIME. J’ai nommé l’illustrissime SCOTT JOPLIN. Et pour commencer, voici un air qui vous est forcément connu, (rappelez vous le film L’arnaque) quand bien même vous ne sauriez identifier son auteur.

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Imaginez Harold LLYOD où encore Charlot et même Groucho Marx, ils ont tous utilisé le ragtime pour illustrer leurs films. Scott Joplin est né (croit-on) vers 1867 au Texas dans une famille pauvre issue de l’esclavage. Pauvre mais musicienne, ce qui permis à Scott de révéler très tôt ses talents. L’histoire raconte que Scott enfant, accompagnait sa mère qui faisait le ménage dans les maisons des Blancs et c’est ainsi qu’il découvrit le piano. Il y fera d’ailleurs allusion dans son opéra Treemonisha en 1911.

Vers la fin des années 1880, Joplin débute sa carrière musicale avec le Queen City Concert Band, il fera aussi partie d’une troupe de musiciens folk à Texarkana. En 1894, Il déménage dans le Missouri, où il travaille comme pianiste dans des clubs comme le Maple Leaf et le Black 400. En même temps, il enseigne à plusieurs jeunes musiciens locaux.C’est en 1895, qu’il publie sa première œuvre, Please Say You Will, bientôt suivie d’une autre, A Picture of Her Face.

L’année 1899 est celle de sa composition la plus célèbre : le Maple Leaf Rag. Cette
pièce devient un véritable phénomène dans l’environnement musical américain, et la partition se vendra à au moins un million d’exemplaires dans les années qui suivent. C’est d’ailleurs la première composition dont la partition atteint ces ventes. Cependant, le compositeur touche une part infime sur chaque vente de ses morceaux (un cent par vente). La publication du Maple Leaf Rag fait de Joplin l’une des grandes figures de ce nouveau courant musical, et son nom devient bientôt synonyme de ragtime.

 

 

Après avoir connu le succès et l’oubli, Scott Joplin va mourir en 1917 des suites de la syphilis, il avait 49 ans. Il aura marqué l’histoire de la musique Afro-américaine par son
apport considérable. D’ailleurs, en 1976, Joplin reçoit à titre posthume le prix Pulitzer pour sa contribution importante à la musique américaine. Pour terminer ce billet, une anecdote amusante: Le troisième album de Lucky Luke s’appelle « L’homme de Washington »; et bien dans cet album, Lucky Luke rencontre Scott Joplin…Amusant, non !

 

 

Allez, joyeux Noël à tous, ne vous freinez pas sur les chocolats, goinfrez vous de foie gras, ne modérez pas votre consommation de bulles, mais, attention au verglas, sortez couverts, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Ceci n’est pas une pipe…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis du grand soir et des petits matins réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 décembre 2012, 3è jour de nivôse consacré au bitume… Sans commentaires. A propos du 23 décembre, vous souvenez vous de « Beau dommage »? Mais si, « La complainte du phoque en Alaska« . Et bien ils ont aussi commis une chanson qui s’intitule « 23 décembre« . Etonnant non !

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Tiens, à propos de réjouissances, le truc des « anti » c’est de mettre des photos gores sur les paquets de cigarettes… Les bureaux de tabac vont prendre un petit air de « la nuit des morts vivants ». Je propose pour ma part de mettre des visuels sur les écrans plasma: « TF1 peut vous rendre débiles » ou encore, à l’entrée des sous-préfectures: « Les propositions de Manuel Valls peuvent nuire gravement à la santé républicaine ». A l’entrée des églises et des mosquées: « Attention, la religion c’est l’opium du peuple ». On n’est jamais trop prudent. Non, décidément, considérant comme Magritte que « ceci n’est pas une pipe », c’est pas demain que j’arrête de me la bourrer !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Mieux vaut Qatar que jamais…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la climatologie et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 22 décembre 2012, deuxième jour de Nivôse dédié à la Houille, roche carbonée comme dirait Marcailloux.

La 18è conférence internationale sur le changement climatique (sous l’égide de l’ONU) vient de s’achever à Doha au Qatar. Sans doute la plus calamiteuse de l’histoire. Pour rester dans la métaphore cinématographique initiée par certains de vos commentaires et reprendre une phrase fameuse de Lino Ventura, je vous avoue que les atermoiements de nos dirigeants commencent très sérieusement à me les briser menu.

Après le fiasco de Copenhague, vous avez aimé Kyoto puis vous avez adoré Mexico; reprenez donc un peu de Doha. Et pendant que le pôle fond, l’écolo se morfond. Pendant que le roi Arthus Bertrand poursuit sa quête du Graal, Boorlo se désespère de trouver encore des glaçons pour sa solution hydro-alcoolique. Obama ne dit mot et Hulot le pense tout bas. Les Indiens n’en veulent point, les Chinois, pas plus qu’ça, le Brésil est sur le grill et Claude Allègre vire à l’aigre. Les derniers gaullistes des Mohicans rêvent d’une gouvernance mondiale pour remplacer l’ONU. Le temps est venu disent-ils de remplacer le « machin » comme disait le Général par un « bidule » comme le croit Gudule. Et pendant ce temps là, le Gulf Stream a mauvaise mine, el Nino a un coup de chaud et la terre Adélie aura bientôt des airs de Ténéré. Je vous échange deux paquets d’Arielle Dombasle contre un paquet de mer à la pointe du Raz que les conclusions du prochain sommet seront étrangement ressemblantes à celles des rencontres précédentes: il est urgent d’attendre.

« Englués dans la crise et leurs préoccupations nationales, les pays de la planète ont tout de même fait en sorte qu’un cadre subsiste pour la signature en 2015 d’un accord global ambitieux. En attendant l’étincelle – peut-être le prochain rapport du groupe d’experts sur le climat (Giec) attendu pour 2014 – qui rendra enfin possible ce pas majeur dans la lutte contre le changement climatique. » E. Reju

Tant que nous n’aurons pas intégré l’idée que ce n’est pas l’humanité mais son avatar, le capitalisme, qui est l’ennemi public n° 1, toutes ces conférences seront cautères sur jambes de bois et pipi dans le violon. L’écologie est au capitalisme ce que le doryphore est à la pomme de terre, il y a incompatibilité génétique; et Monsanto n’y changera rien. La révolution environnementale que le XXIème siècle attend, exige que l’on se débarrasse de ces goinfres affamés de profit qui se fichent de la planète comme de leur première Rollex. Avis aux amateurs.

Et voila pour aujourd’hui, rien de tel qu’un petit coup de gueule pour vous redonner le moral. Allez, ne désesperez pas, portez vous bien et, à demain peut-être.