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Gwin ar C’hallaoued…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la liberté de conscience et de l’entrecôte marchand de vin réunies, bonjour !

Nous sommes le mercredi 14 novembre, 24è jour de Brumaire dédié à l’Orange. Il vous reste 47 jours avant la fin de l’année. Enfin, peut-être… D’après le calendrier de Maya l’abeille, je vous rappelle que la fin du monde est fixée au 12/12/2012. A Brest le salon des vins vient de fermer ses portes mais hélas, il aura du se passer de ma visite pour cause de lombalgie aigüe. Je m’étais pourtant promis de laisser traîner une narine intéressée du côté de saint-Emilion notamment. Et là, je voudrais en profiter pour rétablir une vérité trop longtemps ignorée… Oui, Saint Emilion était Breton ! J’ai déjà publié cette petite histoire mais la station assise devant le clavier m’étant déconseillée, je fais au plus court et donc, rediff…

Emilianus naquit à Vannes au début du VIII ème siècle. Laïc, il se signala dès sa jeunesse par sa charité et son attention envers les pauvres. Le Comte de Vannes l’engagea comme intendant de sa maison. Il fut très vite en butte aux lazzis comme dit Brassens et se décida à l’exil. Sur son chemin vers St Jacques de Compostelle il est accueilli par Martin, un abbé bénédictin du Saintonge qui l’engagea à devenir moine. A nouveau il fut la cible des envieux, c’est Don Mabillon, lui même Bénédictin et historien au 17è siècle qui le raconte. Emilianus décida dès lors de se retirer pour vivre une vie d’anachorète. Que n’a t-il choisit les cénobites ! Il s’arrêta dans la forêt de Combes et cet ermitage est aujourd’hui devenu la ville de Saint Emilion. L’ermite s’installa dans une des grottes et y fixa son oratoire.

Mais, l’odeur de sainteté attire et une fois de plus le saint se vit recherché. On venait le voir, lui poser des questions, l’entendre et se convertir. Enfin, il se résolut à fonder un
monastère et il y mourut en 767. L’église de Saint Emilion, monolithe, creusée dans la pierre est peut-être ce qu’il en reste. Vous connaissez la suite, quand il y a des moines, il y a des vignes, fussent celles du seigneur, elles donnent aujourd’hui quelques grands crus à faire pâlir un saint homme.

En bonus je poste une version rare de « Gwin ar C’hallaoued » par les « Ar Skloferien ». Un disque paru en 1973 je crois. On dit que cette chanson était entonnée par les Bretons qui s’en allaient piller les caves françaises pour leurs vins réputés.

Allez, à la vôtre, portez vous bien et à demain peut-être.