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Je voudrais sans la nommer…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE

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Amis de la mélancolie au lit et du munster au cumin réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 11 novembre 2012, 21è jour de
Brumaire dédié à la Bacchante; ces nymphes qui célébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’e
lles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants.

Alors que beaucoup (trop) entretiennent la flamme des boucheries passées, les anarchistes ont une pensée pour leurs compagnons sacrifiés sur l’autel du capitalisme. C’est en effet, le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la prison que sont exécuté par pendaison les anarchistes August SPIES, Albert PARSONS, Adolph FISCHER, et George ENGEL. Samuel FIELDEN et Michael Schwab sont envoyés au bagne à perpétuité. Quand à Louis LINGG, il s’est suicidé la veille dans sa cellule. Avant de vous conter leur histoire, écoutons Moustaki.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.

Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. 

Allez, c’est pas tout, faut pas rater la commémo (humour). Portez vous bien et à demain peut-être.