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Arrête ton char …

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la Démocratie et des praires farcies réunies, bonjour !

Nous sommes le 4 novembre 2012. Pour les Républicains ce 14è jour de Brumaire n’est pas seulement le jour de l’endive, ni la date anniversaire de la naissance de votre serviteur, c’est surtout un triste souvenir de cette journée de 1956 qui vit les chars soviétiques mater dans le sang les espoirs du peuple Hongrois. 12 années plus tard je me trouvais à Prague lorsque… Les mêmes chars !

De l’eau a coulé sous les ponts de la démocratie mais les mêmes bruits de bottes se font entendre et les pluies d’acier de feu et de sang continuent de tomber sur la tête des paures gens. Les mêmes gougnafiers continuent de s’en mettre plein les fouilles au détriment du petit peuple qui n’en peut mais. Les banksters se font du gras sur le dos des travailleurs, les spéculateurs spéculent, les glaciers fondent d’effroi, les palestiniens plient l’échine, le Saint-Emilion est inabordable, le gasoil se vend au prix du caviar dont les producteurs iraniens scrutent le ciel se demandant ce qui va leur tomber sur le coin de la barbe… Et le docteur Coué veut me convaincre que tout va bien dans le meilleur des mondes.

 

Or donc, il y a maintenant fort longtemps de cela, un petit bonhomme vit le jour dans la maison familiale sur les bords du Port-Rhu à Douarnenez. (Notre terrain de jeux ressemblait à cela avant l’installation du grand barnum encore nommé « le port-musée ».) Très tôt il montra tous les signes du révolté chronique, vilipendant la
famille, l’école, l’armée, les patrons, les curés, les flics et tutti quanti. Comme Jean kemener, de Recouvrance, il grandit puis il devint grand… Il fêta son vingtième anniversaire en 1968 ; autant dire que l’air du temps lui convenait parfaitement. Le stalinisme et les atermoiements de la sociale-démocratie achevèrent sa conversion et il se rangea définitivement dans le camp des non-alignés. Depuis, il a campé sur le plateau du Larzac, il a défilé contre la guerre au Viet-Nam, il a castagné à Plogoff, au Joint Français, contre les fachos de La Janais et a décidé qu’il n’irait pas à Notre Dame des Landes. Aujourd’hui, après une carrière, somme toute bien remplie, il a posé son sac dans son ermitage à la pointe du Finistère et vous abreuve quotidiennement de ses modestes billets sous le pseudonyme du cénobite.

C‘est donc en compagnie de sa tendre amie qu’il s’en va fêter cet événement historique non sans vous avoir remercié pour votre fidélité. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.