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Un Saint peut en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

Amis des traditions celtiques et des cigarettes du même nom réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 30 novembre 2012, dixième jour de Frimaire dédié à la Pioche. Pour ce qui me concerne, ce jour est plutôt dédié à la flemme; j’en profite donc pour rediffusé un ancien billet, merci de votre indulgence.

Aujourd’hui, les britophones vont célébrer Tugdual, un des sept saints fondateurs de la Bretagne selon la police, beaucoup plus selon les pèlerins. Les historiens n’arrivent toujours pas à se mettre daccord sur le nom lui même, était-ce Tugdual, Tudy, Tutuarn… Allez savoir, en Bretagne c’est bien connu, un saint peut en cacher un autre. La légende veut qu’il soit venu s’échouer quelque part au fond de l’aber Wrach aux alentours du VIè siècle, accompagné de soixante dix de ses potes pour évangéliser l’Armorique. Personnellement jai opté pour l’orthographe Tutuarn et je l’installe dans un ermitage sur l’île Tristan qui va donner naissance à Douarnenez, Tutuarn enez, l’île de Tutuarn.

Bon daccord, ça m’arrange, mais ce n’est pas plus incongru que d’en faire un Bigouden du côté de Loctudy. Dailleurs, familièrement en breton Tugdual est généralement désigné sous le nom de Pabu et le Trégor est parsemé de chapelles qui lui sont dédiées. Cette tradition vient sans doute du fait qu’il est censé avoir été pape, Pabu: le père; alors pourquoi pas Tutuarn. En tout état de cause, il est revenu mourir à Tréguier un 30 novembre 563, j’ai pas retrouvé à quelle heure… Et puis tiens, maintenant qu’on se connaît un peu, je vais vous raconter une anecdote personnelle. Dans les années soixante, un cousin à la mode de Bretagne s’était mis en tête de se convertir à la religion orthodoxe Celte, si, si, ça existe. Apprenant que je devais effectuer un voyage dans ce qu’on appelait encore la Tchécoslovaquie, il me demanda de lui rapporter un ouvrage d’art ayant trait aux icônes. Quelques mois plus tard, m’étant acquitté de cette tâche, je retrouvais mon cousin pope en compagnie d’un anachorète qu’il me présentât comme son « évêque ». Celui-ci s’était semble t-il installé dans les années 50, dans le bois Juhel sur la commune de Saint Dolay dans le Morbihan – près de La Roche-Bernard. De son vrai nom Jean-Pierre Danyel,il voulait restaurer la spiritualité du monachisme celtique et la tradition des évêques-abbés. C’est dans ce but qu’il fut sacré évêque de l’église orthodoxe celtique et prit le nom de Tugdual. A gauche, une icone réalisée à partir de la photo de Tugdual que lon voit à droite. Cette consécration fut célébrée par Mgr Irénée d’Eschevannes, évêque et futur patriarche de l’Eglise Gallicane en 1957. Le brave homme devait décédé quelques semaines après notre rencontre en août 1968, à l’âge de 51 ans. Avant de mourir il prophétisa que dix ans après sa mort des moines viendraient relever son ermitage. Et en effet, une communauté de moines d’esprit celtique a reconstruit la chapelle qui est maintenant une superbe église en bois. Les adeptes de cette église, devant les bienfaits réalisés par le bonhomme, en on fait un saint. Je peux donc dire que jai rencontré Saint Tugdual… Etonnant non !

Allez le bonjour vous va, portez vous bien, ne vous prenez pas au sérieux et à demain peut-être.

 

C’est juste pas possible…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la liberté endeuillée et du pigeonneau laqué réunis, bonjour !

Puisque nous sommes le jeudi 29 novembre 2012 c’est à dire le 9è jour de frimaire, dédié au genièvre, je vais en profiter pour ne pas vous parler de choucroute !

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne je suis plus qu’agacé par ces tics de langage qui envahissent notre espace. Actuellement il y en a un absolument incontournable, c’est le fameux « voilà » présent au détour de chaque phrase d’hommes politiques de journalistes, de sportifs ou encore lors des micro-trottoirs.

A quoi servent ces petits mots égrainés tout au long de nos phrases et tellement agaçants (chez les autres !) quand nous en prenons conscience ? « C’est clair », « Absolument », « Voilà… », « Hallucinant », « Grave », « Juste pas possible »« Ce sont des chevilles qui tiennent le discours, explique Pierre Merle, sociologue, auteur de nombreux livres sur le langage. Sans elles, la personne qui parle aurait l’impression que sa phrase est bancale. Leur prolifération est récente, issue du syndrome télévision et radio, où le silence est totalement banni. Article complet de Bernadette Costa-Prades. Il nous reste « les mots bleus » version Bashung.

Le psychiatre Yves Prigent pense que nous avons peur de débattre. Pour lui, le tic est un mot paresseux : « Il sert à faire le bruit de la parole, sans en contenir aucune, comme la musique que l’on entend dans les supermarchés, destinée à endormir le client. » En voulant apaiser son interlocuteur, le rassurer. C’est ce que Frédéric Pommier appelle dans l’introduction du recueil de ses chroniques, des « maladies auditivement transmissibles » (MAT) : un poison qui circule dans les médias, réceptacle principal de notre langue appauvrie par le conformisme de ses mots choisis. A lire: Débandade dans la blablasphère. Yves Prigent ed. Calligrammes.

Fort heureusement tout cela se ringardise très vite. Par exemple on ne dit plus « ringard de chez ringard », « revenir aux fondamentaux », « c’est que du bonheur », « impacter »… Je vous laisse poursuivre l’énumération.

Allez, « voilà quoi », portez vous bien et à demain peut-être.

A bicyclette…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de l’ésotérisme et du café-cognac réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 28 novembre huitième jour de Frimaire dédié au Miel.

Dans la série des grands bonshommes, un petit mot sur ce monsieur né un 28 novembre en 1900. Je gage qu’il existe près de chez vous une école, un stade, une maison des jeunes, qui porte son nom. Léo LAGRANGE.

Adolescent, il est inscrit aux Éclaireurs de France, mouvement de scoutisme alors neutre au point de vue confessionnel.  En août 1917, il s’engage dans l’armée, alors qu’il n’a pas encore 18 ans. À son retour, il s’inscrit en faculté de droit et à l’Institut d’études politiques. Au lendemain du congrès de Tours (décembre 1920), il adhère à la SFIO et rejoint le groupe des étudiants socialistes.

Devenu avocat, il s’inscrit en 1922 au barreau de Paris. Touché par les horreurs de la guerre, il réserve, en particulier, ses services aux tuberculeux, aux malades des poumons et aux gazés. Léo Lagrange se mêle ensuite au bouillonnement intellectuel des années 1930, s’unissant à nombre d’écrivains, historiens, artistes et savants. Devenu rédacteur au journal Le Populaire, organe de la SFIO, il y relate, dans sa chronique, l’actualité judiciaire.

Lors des élections de mai 1932, il est désigné comme candidat socialiste pour reconquérir la première circonscription d’Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord. Lors des réunions publiques, il met l’accent sur la nécessité, pour la classe ouvrière, d’être instruite et organisée si elle veut diriger un jour. Une fois élu, il est ensuite nommé sous-secrétaire d’État aux Sports et à l’organisation des Loisirs auprès du ministre de la Santé publique Henri Sellier sous le gouvernement du Front populaire, en 1936. C’est la première fois qu’un maroquin de cet ordre est créé en accompagnement des congés payés et de l’apparition pour les masses laborieuses d’un temps libre, dans lequel Léo Lagrange à la suite d’Albert Thomas voit la condition de la dignité de l’homme. Sa mission s’adresse donc à toute la société et non pas exclusivement à la jeunesse. Il se fonde néanmoins sur celle-ci parce qu’elle constitue le futur d’une société plus juste sans chercher à l’embrigader :( illustration de Jehan sennep ( 1894-1982) , in « Le diable au palais Bourbon » par Georges Suarez (1890-1944), editions litteraires de France)

« … Il ne peut s’agir dans un pays démocratique de caporaliser les distractions et les plaisirs des masses populaires et de transformer la joie habilement distribuée en moyen de ne pas penser. »

Il s’emploie à développer les loisirs sportifs, touristiques et culturels. Il est à l’origine de la création du billet populaire de congés annuels qui accorde 40 % de réduction sur les transports ferroviaires, tandis qu’il encourage et impulse le mouvement des auberges de jeunesse. Léo Lagrange s’occupe aussi des Olympiades populaires, Jeux olympiques alternatifs qui devaient se substituer aux Jeux olympiques de Berlin. Prévues à Barcelone, les épreuves officielles qualificatives pour ces Olympiades populaires se déroulent le 4 juillet 1936 au stade Pershing à Paris. À travers leur club, la FSGT, ou individuellement, 1 200 athlètes français s’inscrivent à ces olympiades anti-fascistes. Pourtant, le 9 juillet, toute la droite vote « pour » la participation de la France aux Jeux olympiques de Berlin, tandis que l’ensemble de la gauche (PCF compris) s’abstient — à l’exception notable de Pierre Mendès France. Néanmoins, des sportifs français se rendent tout de même à Barcelone, où les Olympiades sont interrompues le 18 juillet 1936 par le pronunciamento militaire du général Franco.

Après avoir quitté le sous-secrétariat, il devient alors président du Comité laïc des auberges de jeunesse. À la déclaration de guerre, en 1939, alors parlementaire, il rejoint volontairement le commandement militaire, avant d’être tué le 9 juin 1940 à Évergnicourt d’un éclat d’obus. (Wikipédia)

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Prise de tête dans le Léon…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la culture pour tous et du poulet aux marrons réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 27 novembre 2012 et en ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (finistère nord). Restons donc dans le Léon puisque aujourd’hui, nous célébrons les Tangi. Encore un moine me direz vous. Celui-ci, de son vrai nom Gurguy, fonda l’abbaye de St-Mathieu au Conquet et la légende dit qu’il était fils du seigneur Galono de Trémazan en Léon, près de portsall (à gauche les ruines du chateau de Trémazan). Ce seigneur donc, aurait épousé en seconde noce une femme qui n’avait de cesse de maltraiter le jeune Gurguy et sa sœur. Voici la façon dont Albert le Grand nous présente la chose: « Cette nouvelle dame ne fut gueres en son ménage, qu’elle commença à regarder de travers nos jeunes Saints & se montrer vraye marastre en leur endroit ; elle les rudoyoit & maltraitoit de parole & de fait & leur tint ces rigueurs huit ans durant ; lesquels expirez, Gurguy, déja grand, & à qui le sang commençoit à boilillonner dans les veines, ennuyé d’estre si mal-traité par cette femme, dans la maison de son pere, se résolut de quitter le pays pour quelque temps, & en obtint congé de son Pere, lequel luy donna une bonne somme d’argent & train honorable. » Envoyé à la cour du roi franc Childebert 1er, pour son éducation, il devint chevalier. (déjà à l’époque, il fallait monter à la capitale pour réussir). Il laissa sa sœur Haude (Eodez en breton) au pays; ce qu’il ne faut jamais faire, n’importe quel saint vous le dira. À son retour la marâtre lui parle de sa soeur comme ayant déshonoré la famille par son comportement et Tanguy la tue (la soeur, pas la belle-mère) en la décapitant d’un coup d’épée. C’est qu’on ne rigolait pas avec ces choses là. La victime, me croirez vous, prend alors sa tête dans ses mains et ses jambes à son cou et rentre à la maison pour demander les sacrements avant de mourir.

Horrifié, et malgré le pardon de sa sœur, Gurguy se repent sévèrement demandant à Paul-Aurélien de le faire moine. Il serait apparu la tête auréolée d’un disque de feu et
Saint-Paul aurait alors changé son nom en Tanguy, du breton tan, feu, et lui aurait donné l’habit monastique. Plus tard il fonda sur la pointe St Mathieu (appelée en breton Locmazhé) une nouvelle abbaye où il fut enterré. Pourtant, faire perdre la tête à sa soeur, pour une vie de saint, ça commençait mal ! On peut admirer une magnifique statue en bois polychrome (XVIè) de sainte Haude dans la chapelle Notre-Dame-de-Kersaint à Landunvez.

Bon allez, vous prenez pas la tête (Hi,hi,hi) portez vous bien et à demain peut-être.

 

Il pleut sur Brest. Etonnant, non !

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis du jardinage et du droit à la paresse réunis, bonjour !

Nous voici en ce lundi 26 novembre 2012, 6è jour de Frimaire dédié à la mâche. Pas la mâche à pied madame Michu, non, la salade bien connue des nantais. Ici, sur la pointe du Finistère, il souffle depuis samedi un Suroit à décorner les boeufs. C’est pas demain que je vais m’occuper du potager: météo et lumbago… Le cénobite en a plein l’dos.

 

C‘est un 26 novembre 1966 que la centrale électrique sur la Rance fut connectée au réseau breton. Depuis, sans pétrole, sans charbon, sans nucléaire, elle fournit une grande partie des besoins locaux.Un premier chantier d’usine marémotrice commence à l’Aber-Wrac’h (Finistère) en 1925, mais est abandonné en 1930 faute de financement. Les plans de cette usine serviront d’ébauche pour ceux de la suivante. L’utilisation de l’énergie des marées n’est cependant pas nouvelle, puisque de longue date des moulins à marée ont existé en des lieux touchés par la marée, et en particulier le long de la Rance. L’idée de construire une usine marémotrice sur la Rance revient à Georges Boisnier, en 1921. Les premières études visant à la conception d’une usine marémotrice sur la Rance remontent à 1943, par la Société d’étude pour l’utilisation des marées (SEUM). Cependant, les premiers travaux ne commencent qu’en 1961. Pourquoi n’y a t-il pas d’autres réalisations de ce genre dans un pays où nous avons des taux de marnage exceptionnels ? J’entends les mauvaises langues murmurer: Lobby, lobby, lobby.

Et puisque le 26 novembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Paul Lafargue (1911), l’auteur du droit à la paresse, saluons ici son combat. Un siècle déjà qu’il s’est donné la mort en compagnie de son épouse Laura, la fille de Karl Marx. Je vais donc faire valoir mon droit et m’arrêter là. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Diableries…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis du légendaire breton et des moules marinières réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 25 novembre 2012, 5è jour de brumaire, et dans le calendrier républicain, c’est le jour du cochon… Dans celui des postes, c’est la Sainte Catherine là où tout bois prend racine; ce qui me fait me souvenir que j’ai promis à ma fiancée de planter un lilas… 

Et comme le disait mon aïeule qui n’en ratait pas une: pour la Ste Catherine, le porc couine! J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à ma neveuse Katell. Oui, à l’Ouest du Pécos du Couesnon, on dit Katell plutôt que Catherine. Il sont comme cela les bretons, il faut toujours qu’ils se singularisent; non contents de porter des chapeaux ronds, ils ne peuvent pas appeler un chat un chat et une Catherine une Catherine… Ma doue beniget!

Oyez plutôt la légende de Katel Gollet. Elle m’a été contée par un soir d’hiver et par un vieux colporteur dans une auberge des monts d’Arrée aujourd’hui disparue. Il affirmait la détenir de son grand-père qui lui même l’avait recueilli de la bouche d’un mourant alors qu’il croupissait dans la boue du camp de Conlie; là où l’armée bretonne du général de Keratry était censée se préparer à bouter le prussien hors des frontières. Katell était une belle jeune fille de 16 ans qui vivait dans le château de son oncle, à la Roche- Maurice, près de Landerneau.

Sa beauté dit-on, n’avait d’égal que son goût pour le plaisir et la danse. Le tonton, voulant se décharger de cette lourde tutelle, voudrait bien lui trouver un mari qui prendrait soin de la raisonner. Mais la belle entêtée préférait se livrer aux plaisirs de la danse et de la fête plutôt que de songer au mariage. Pour faire patienter son oncle, elle déclara qu’elle épouserait tout homme capable de la faire danser douze heures d’affilée. Nombreux furent les jeunes gens du canton à tenter leur chance. Mais elle les épuisait tant que certains, morts de fatigue, ne voyaient pas le jour suivant.

L‘hécatombe était telle que son oncle l’enferma dans une des tours du château. Mais Katell s’en échappa et se rendit au pardon de la Martyre accompagné d’un nouveau cavalier. Gavottes, plinns, jabadaos s’enchaînèrent, les deux danseurs s’en donnant à coeur joie.

Mais le jeune homme non plus ne résista pas à l’infatigable Katell qui, prise dans le feu de la danse et de l’alcool, invoqua les puissances de l’enfer demandant de nouveaux musiciens. C’est ainsi que le diable l’entraîna dans une gigue infernale et lui fit franchir les portes du royaume des damnés (le Yeun ellez). La scène est représentée sur le calvaire de Guimiliau (29) ainsi que sur celui de Plougastel-Daoulas (29). Vous pouvez par ailleurs voir le film « Non ma fille tu n’iras pas danser » de Christophe Honoré (2009) et qui reprend le thème de la légende de Katel Gollet, Catherine, fille damnée.

Allez, à raconter aux petits nenfants le soir à la veillée. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

 

A la saint Pourçain, le cénobite va bien…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des belles lettres et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Nous sommes le 24 novembre, 4è jour de frimaire dédié à la nèfle. Les frimas font leur apparition et les vanneaux sont au rendez-vous. 

Aujourd’hui on fête la St Pourçain, mais, connaissez vous le St Pourçain ? Voilà un vin dont le rapport qualité/prix est imbattable. Le vignoble de St Pourçain sur Sioule est un des plus vieux de France. On dit que les Papes en Avignon en raffolaient déjà. Récemment promu au rang d’AOC, il couvre une vingtaine de communes dans l’Allier. Pour les rouges,ce sont des cépages Gamay et Pinot noir et pour les blancs, Chardonnay et Sauvignon. Il y a aussi le Tressallier, c’est une variété locale qui, à ma connaissance, n’est exploitée nulle part ailleurs qu’à St Pourçain. On trouve, y compris en grandes surfaces, quelques St Pourçain VDQS qui font d’excellents vins de table pour trois ou quatre euros. Avec ça et une fourme d’Ambert, vous faites un repas à damner tous les saints. Ah oui, Saint Pourçain fut ermite bien entendu. C’est à partir du VIsiècle que l’on trouve des traces de la ville dans l’histoire lorsque Porcianus ou Purcianus ou encore Portien, un ancien porcher dit-on, devint abbé d’un monastère établi à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, je me dois à ma cueillette de trompettes de la mort. Portez vous bien et à demain peut-être.

Jazz in Paris…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la nostalgie et du maquereau-vin-blanc réunis, bonjour !

Oui, nous sommes le vendredi 23 novembre 2012, c’est à dire le troisième jour de Frimaire (mais non, pas fruits d’mer) dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) mais aussi cette jolie fleur bleu moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. Parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

 

Tout à fait autre chose.

Les amateurs et les amoureux du bebop ne manqueront pas de célébrer la disparition de Anita O’DAY survenue un 23 novembre en 2006, elle était âgée de 87 ans.

Anita est née à Chicago of course, pure autodidacte, elle devient chanteuse professionnelle en 1939. Elle va connaître le succès dès ses premiers enregistrements avec Gene Krupa, comme celui qui illustre ce billet: let me off uptown 1941. Elle va évolué avec d’autres big bands comme celui de Stan Kenton avant de prendre le virage du bebop dans les années 50. Son heure de gloire, elle va la connaître lors du festival de jazz de Newport en 1958 alors qu’elle fut filmée à son insu pour le film Jazz on a summer’s day qui la fit connaître à travers le monde.

A l’instar de tant de musiciens de jazz de l’époque, elle fut accro à l’héroïne ce qui a failli lui coûter la vie lors d’une overdose en 1968 comme elle le raconte dans ses mémoires. Une anecdote l’a profondément marquée dans sa carrière: En octobre 1970, lors d’un passage à Paris en première partie du grand Charlie Mingus, elle fut huée et insultée par le public au motif qu’elle était blanche. C’est difficile d’être plus cons ! C’est Charlie Mingus lui même qui est venu sur scène pour calmer les choses et déclarer: « Ce que vous faites subir à Anita ce soir, c’est ce que nous vivons tous les jours, nous, les noirs américains ! ». Néanmoins elle est revenue chanter à Paris, au New morning, en 1987 ou 88, je crois; ainsi qu’au Franc Pinot (Hélas, ce club de l’Ile saint-Louis est aujourd’hui fermé) en 2003 (photo de gauche sur le site Jazz in Paris). J’aime particulièrement Sings the most avec Oscar Peterson, ça date de 1957.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Kan bale Nevenoe…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

Amis de la bretonnitude et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 22 novembre 2012, deuxième jour de Frimaire dédié au navet.

Skoulmet mat eo hirie chadenn ar goskoret kousket noz kousket de kalon ar vretoned.

« Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le coeur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour célébrer cet anniversaire de la victoire des troupes bretonnes de Nominoë sur celles
(Franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 novembre de l’an de grace 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc. C’est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront le titre de Duc.

 

Nominoë, grand guerrier et fin stratège, réussi à négocier le départ des guerriers venus du Nord après avoir pourtant subi trois défaites consécutives. Il mourut en 851 près de Vendômes non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou. On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France.

Etait-ce un Etat, un royaume, une Nation ? Appartient elle aujourd’hui à cette liste de nations invisibles, nations fossiles et sans Etat comme disent certains historiens. Kurdes, Basques, Corses, Tsiganes, Amérindiens, Aborigènes, Catalans, Berbères, Bretons, Palestiniens, Touaregs, Bonis, Québécois, Tibétains, Ouighours etc… La question vaut d’être posée et débattue.

Il tonne sur Keramoal, il pleut bergère, comme je le disais hier à propos de Fabre d’Eglantine, en tous cas, pas un temps à mettre un cénobite dehors. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Raiponce pour un champion…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis Républicains, bonjour ! Nous voici donc le mercredi 21 novembre 2012, 1er jour de Frimaire et il est vrai que les frimas font leur apparition.

Les initiateurs du calendrier qui nous intéresse, en ont fait le jour de la Raiponce. Je me suis souvent demandé d’ou venait cette imagination débordante. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Églantine, écrivain, poète, théatreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on s’appelle Églantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux… Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793… Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poète qui le conduisit à doter les jours de l’année de noms champêtres et buccoliques aussi improbables que ceux la.

 

En photo (ici à gauche), Campanula rapunculus,  plante de la famille des campanulacées mais ça, je suppose que c’est le cadet (de Gascogne) de vos soucis. La Raiponce est un légume dont on consomme toute la plante, racines et feuilles, à partir du mois de novembre, en même temps que les Mâches.

Ses jolies racines allongées, pointues, d’un blanc nacré à chair blanche, et croquante, sont d’une saveur douce et se mangent crues en salade, ainsi que ses feuilles, qui sont très tendres et analogues comme saveur à la mâche.

 

Raiponce (en allemand Rapunzel) c’est aussi le titre d’un conte recueilli par les frères Grimm. Une histoire de sorcière, de jeune fille aux longs cheveux et de prince charmant. Raiponce (Rapunzel) est le douzième des Contes pour les enfants et le foyer (Kinder- und Hausmärchen) de Jacob et Wilhelm Grimm, une place qui restera inchangée entre la première édition de 1812 à Berlin et la dernière de 1857, à Göttingen.

Et quand je vous aurais dit que Owen Hurley s’en est inspiré pour réaliser un film d’animation dont l’héroïne n’est autre que la fameuse Barbie, vous pourrez vous présenter à « Questions pour un champion ».

Et bien, si un jour on m’avait dit que je parlerai de Barbie dans ce blog… Il est vrai que l’éclectisme, y compris en philosophie, n’est pas pour me déplaire. Dans un commentaire récent, notre ami Marcailloux déplore « le voile qui recouvre la mémoire de philosophes comme Palante ». Il en est un autre, bien plus ancien, et qui a disparu des tablettes, lui qui fut chef de file des néo-Platoniciens, je veux parler de Potamon « inventeur » de l’éclectisme. Il aura fallu attendre le XIXè siècle pour que Victor Cousin et ses disciples le remette au goût du jour.

Allez, sur ces considérations, je vous abandonne non sans vous remercier d’avoir consacré un peu de votre temps à visiter ce blog. Portez vous bien et à demain peut-être.