Germaine Montero…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chanson à textes et du tarot de Marseille réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 22 octobre 2012 et c’est le premier jour de Brumaire dédié à la pomme. Je voulais profiter de cette date pour évoquer une grande voix, que hélas, on n’entend plus guère. Germaine MONTERO.

Germaine Heygel naît à Paris le 22 octobre 1909, d’un père alsacien et d’une mère normande. Elle passe les premières années de sa vie à Montrouge en banlieue parisienne. Après des études au lycée de Versailles et un séjour en Grande-Bretagne, elle se rend en Espagne au début des années trente et suit des cours à l’université de Valladolid. À Madrid, où elle habite par la suite, elle rencontre le poète et dramaturge Federico Garcia Lorca. Il la fait débuter au théâtre en 1932-1933 dans l’interprétation des grands classiques espagnols. De retour à Paris après le coup d’État franquiste de 1936, elle prend le pseudonyme de Montero. En 1938, elle se révèle au public parisien dans la pièce Font aux Cabres de Lope de Vega. Elle joue ensuite dans Noces de sang de Garcia Lorca et dans Divines Paroles de Valle Inclan. En 1939, elle débute en tant que chanteuse dans le cabaret d’Agnès Capri en y interprétant un florilège de chansons populaires espagnoles. Voici une interprétation de La fille de Londres de Pierre Mac-Orlan (1952).

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Germaine Montero mènera toujours de front et avec un égal succès ses carrières de comédienne et de chanteuse. Au théâtre, elle joue Pirandello, Cocteau, Brecht (Mère Courage), Anouilh, Claudel, Montherlant… En 1947, elle participe à la création du festival d’Avignon aux côtés de Jean Vilar. Elle entre par la suite au TNP qu’il dirige. Au cinéma, elle tourne dans de nombreux films, dont Le soleil a toujours raison (1943, de Pierre Billon, adaptation et dialogues de Jacques Prévert), Lady Paname (1950, Henri Jeanson), Monsieur Ripois (1954, René Clément), Mélodie en sous-sol (1963, Henri Verneuil). En dehors des chansons espagnoles qui firent son succès, Germaine Montero mit sa voix au service des grands auteurs français. Elle est l’interprète fétiche de Pierre Mac Orlan : Je peux vous raconter, Ça n’a pas d’importance, La Chanson de Margaret, La Fille de Londres (titre repris par Juliette Gréco et Catherine Sauvage). Comme Yves Montand, Patachou, Cora Vaucaire, Mouloudji et d’autres chanteurs de la Rive gauche, elle a interprété les chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma (Barbara, Les Enfants qui s’aiment, Les Feuilles mortes, En sortant de l’école, Et puis aprèsJe suis comme je suis). Elle a aussi chanté Léo Ferré (Paris Canaille, Le Piano du pauvre), Mouloudji et Georges Van Parys (Un jour tu verras) et Léon Xanrof. Son répertoire contient par ailleurs des chansons plus anciennes : La Semaine sanglante Jean-Baptiste Clément, 1871, Nini peau de chien (Aristide Bruant, 1904), Du gris (Benech et Dumont, 1920), La Butte rouge (Montéhus, 1922), La Java Bleue (Vincent Scotto et Geo Koger, 1938). En mars 1955, elle enregistre dix chansons de Pierre-Jean de Béranger, parmi lesquelles Les Cinq Étages, Les Gueux, À mes amis devenus ministres et Ma grand-mère.

Elle a reçu le Grand Prix du Disque en 1953 et Le Grand Prix de l’Académie Charles Cros en 1970. Elle décède le 29 juin 2000, près d’Orange dans le Vaucluse. Sources

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

2 commentaires

  1. gueveur

    merçi pour ce petit billet sur germaine montero
    n’oublions pas monique morelli autre grande interprete de mac orlan ,dont j’apprécie
    particulierement la chanson  » marie-dominique  » ( mac orlan ) à ecouter en parallele
    avec la version tres solennelle de l’armée
    marie

    • erwandekeramoal

      Gueveur: Je partage ton goût pour Monique Morelli. Merci pour la visite.

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