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Amusons nous, faisons les fous…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des banquets républicains et du fromage de tête réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 18 octobre 2012, vous lisez le 1136 ème billet posté chez « les cénobites tranquilles » ce qui tend à prouver que vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur…Est-ce bien raisonnable ?

Nos aïeux Républicains avaient consacré ce 27è jour de vendémiaire au piment. Essayez donc d’en mettre un peu dans votre quotidien, de la fantaisie, de l’impromptu, surprenez vous, osez, sortez des chemins battus et, comme le dit cette vieille chanson libertaire du XIXè siècle: Amusons nous, faisons les fous, la vie passera comme un rêve…

En attendant, me revoici à mon tour, devant mon écran avec autant d’inspiration qu’une poule devant une clef à molette. Parler des grèves, des manifs, des retraites, du prix du gasoil, du traité européen et entretenir ce sentiment diffus et frustrant de prêcher dans le désert, de parler à un mur, de pisser dans un violon, de peigner la girafe bref, de bricoler dans l’incurable.

Le blogueur est comme le pêcheur au bord de l’eau, il lance sa ligne, ses lignes, et il attend que ça morde. Il rêve de la pêche miraculeuse, des milliers de lecteurs qui auront sucombés à la tentation du bon mot, et qui, dans un cri unanime, à travers mille et un commentaires enthousiastes viendront l’encourager à poursuivre sa croisade. 

Mais le voilà tel le chevalier de la Mancha guerroyant contre les moulins à vent, dénonçant l’indicible, fustigeant les nantis, vilipendant les gens de robe, apostrophant ceux qui nous gouvernent sans jamais connaître l’écho de ses prouesses. 

Non vraiment, je le dis à tous ceux qui descendent dans la rue pour protester contre leurs conditions de travail, la retraite n’est pas un long fleuve tranquille, ni une sinécure si vous avez choisi d’abreuver quotidiennement les sillons du web. S’il vous faut chaque jour, sur le métier remettre votre ouvrage. Ah, revienne le temps béni des cadences infernales, des heures sup’,et des journées qui finissaient à pas d’heure…

 


 

Allez, je plaisante bien sûr, mais quand je vous aurais remercié pour votre visite, j’aurai presque mis un point final à ce billet et dès lors, je pourrais écrire: Portez vous bien et à demain peut-être.