Vous lisez actuellement les articles publié le octobre 11th, 2012

Page 1 de 1

D’une expo à l’autre…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Amis de la culture pour tous et du pâté en croûte réunis, bonjour !

Nous sommes donc le jeudi 11 octobre 2012, il pleut toujours sur Brest et c’est le 20è jour de vendémiaire dédié au pressoir.

C’est l’évènement de la rentrée. Hopper à Paris, pour la première fois. Le commissaire de l’exposition a parcouru les Etats-Unis pendant des mois pour convaincre les conservateurs de se séparer des tableaux du maître, et tout le monde ne va parler que de ça. Problème: dans les prochaines semaines, vous n’avez pas quatre heures devant vous (+ quatre autres de TGV pour les non parisiens) pour poireauter sous un parapluie devant le Grand Palais, ni la santé pour étouffer peu à peu, pressé par la foule, devant chaque tableau, jusqu’à finir piétiné devant Nightawks.

Avant de peindre Gas ou Hotel Room que vous avez peut-être en poster dans votre chambre, Hopper était illustrateur. Le Hopper que l’on connaît ne le devient qu’à 42 ans. Avant cela, il se forme à la New York School of Illustrating, et pour subvenir à ses besoins, travaille à partir de 1908 à New York comme dessinateur publicitaire puis comme illustrateur. «Hopper le vit très mal. A tort, car son ancrage dans l’illustration sera la clef de son succès» note le commissaire de l’exposition Didier Ottinger. Hopper connaît donc un début de carrière difficile, et n’est reconnu que dans l’entre-deux-guerres, avec sa première exposition personnelle au Whitney Studio Club en 1920. Le documentaire de Jean-Pierre Devillers «La toile blanche d’Edward Hopper» (2012 – 52 min) sera diffusé dimanche 14 octobre à 16h45 sur Arte, à l’occasion d’une programmation spéciale tout au long de la journée.

Ouvert tous les jours, sauf mardi, de 10h à 20h les lundis et dimanches, jusqu’à 22h les mercredis, jeudis, vendredis et samedis. Entrée dans la 1/2 heure suivant l’horaire réservé. Jusqu’au 28 janvier. Sources: Annabelle Laurent.

Personnellement j’adore, je vois bien un de ses dessins pour illustrer une nouvelle de Stéphane Grangier (je vous en ai déjà parlé ICI). Hopper était un grand francophile, qui «récitait du Verlaine dans le texte», dit-on. Entre 1906 et 1910 il fait trois longs séjours à Paris qui l’inspirent beaucoup. Il étudie de près les grands tableaux du Louvre, s’intéresse à la photographie avec Eugène Atget, et produit une trentaine d’œuvres sur Paris. Quelques-unes sont présentes dans l’exposition.

Bon, avec celle consacrée à Django, cela fait deux expos pour la virée parisienne. Je ne suis pas certain de supporter la file d’attente… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.