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L’encyclopédie pour les nuls…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’arlésienne et du canotier réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi cinq du mois d’octobre 2012, date qui correspond au quatorzième jour de vendémiaire dédié au réséda. C’est d’ailleurs le 14 de vendémiaire de l’an II que fut crée par décret le calendrier républicain. Le nom de réséda vient du latin resedare qui signifie calmer en raison de ses propriétés médicinales. Certains feraient bien d’en consommer quelque peu…

C‘est aussi le jour anniversaire de la naissance de cet immense libre penseur que fut Denis DIDEROT.

Ce libre penseur précurseur de la pensée libertaire, naît le 5 octobre 1713 à Langres
(Haute-Marne). Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites et destiné à la prêtrise (tonsuré à 13 ans). Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées »(1747), violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie. En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les 7 premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité.

Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse »(1760), « Le Neveu de Rameau »(1761), « Jacques le Fataliste et son maître », etc.

Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement.

« Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans le « Supplément au Voyage de Bougainville » (1772). Nombre de ses romans seront éditées après sa mort, mais cela n’empêchera pas les interdictions et les condamnations. Sources: Ephéméride Anarchiste

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.