Les belles dames du temps jadis…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la littérature polissonne et du poulet au gingembre réunis, bonjour !

Nous voici le 18 septembre et pour le calendrier républicain, c’était le deuxième jour supplémentaire, encore nommé: jour du génie… Les calendriers de cette époque, il faut le dire, étaient illustrés par des images des dames du temps jadis comme celles-ci et ornés de maximes à la gloire de la République et de la Laïcité. Avouez qu’elles étaient plutôt girondes à l’époque (normal, les Girondins…), rien à voir avec Kate Moss ou autres anorexiques du calendrier Pirelli. Hélas, le calendrier républicain, censé inaugurer une nouvelle ère de l’humanité ne dura guère. Le « Grégorien » avec ses fêtes chrétiennes fut rétablit le 1er janvier 1806.

 

Bel enchaînement pour vous rappeler que tous les 18 septembre, les afficionados du nanar célèbrent la disparition de Russ Meyer, le créateur des super vixens qui n’avait rien de révolutionnaire mais les aimait girondes….

Réalisateur et photographe, il a fait ses classes en accompagnant les troupes américaines lors du débarquement. Il mis les pieds en Europe à Omaha beach le 6 juin 44 et il entrera à Paris avec la 2ème DB de Leclerc le 25 août. Certaines de ses prises de vue seront utilisées 25 ans plus tard dans le film Patton de Franklin J. Schaffner. Après la libération de la capitale française, il fonce vers l’Est avec l’armée de Patton, participe à la bataille des Ardennes, pénètre en Allemagne en février 1945 où il photographie les camps de concentration avant d’atteindre la Tchécoslovaquie.

Une fois démobilisé, il va très vite se spécialiser dans l’exploration d’une sexualité rurale à travers des intrigues rudimentaires mais pimentées de violence et servies par des héroïnes à la poitrine démesurée. A la fin des années 70 il va produire toute une série depuis Super Vixens jusqu’à Ultra Vixens en passant par Méga Vixens. Il est mort à Hollywood en 2004 en laissant le souvenir impérissable d’un roi de la série B.

Les films de Russ Meyer se distinguent des films pornographiques traditionnels par une volonté subversive. Dans une Amérique puritaine, il se plaît à provoquer la censure et à pourfendre les valeurs morales chrétiennes, au premier rang desquelles la famille et le mariage, en faisant l’apologie des perversions sexuelles et de l’homosexualité ainsi qu’en montrant crûment des scènes de violence. Il concourt à « l’insurrection artistique » qui aboutira à l’abrogation du code Hays en 1966 qui soumettait l’industrie du cinéma aux exigences de la morale judéo-chrétienne

Voilà qui nous change de nos sérieux et graves militants anarcho-syndicalistes mais, comme le disait mon aïeule, il faut de tout pour faire un monde et, ajouterais-je…Pour faire un blogue !

Sur ces considérations qui nous éloignent un peu de cette actualité déprimante, je vous laisse vaquer à vos occupations. Merci mille fois d’avoir pris un peu de temps pour visiter « les cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.

 

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