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Il voit des Côme partout…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, bonjour !

Aujourd’hui, nous sommes le mercredi 26 septembre 2012, cinquième jour de vendémiaire dédié au cheval…Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac dont je vous rebats les oreilles. Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres; joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques. Cela se passait en Cilicie (aujourd’hui en Turquie) vers l’an 300 et ces braves garçons n’ont guère eu de chance, en effet, ils furent arrêtés sur l’ordre du Préfet de Cilicie, un certain Lysias dont c’est le seul titre de gloire. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture. Selon la légende ils restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités. Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. Et voilà pourquoi on en a fait le patron des chirurgiens et des pharmaciens. Etonnant, non !

Tout à fait autre chose.

Le récent périple effectué en compagnie de mon aimable fiancée m’a permis de constater que le phénomène dont j’ai déjà parlé ici à traversé les frontières.  je veux parler de cette incongruité que représente  l’emploi démesuré et aujourd’hui largement répandu du désormais fameux  C‘aaaaété ?  qui ponctue votre repas. Que ce soit la crêperie bretonne, la taverne alsacienne ou la pizz au coin de la rue de Bellagio, il est difficile d’y échapper. J’avais imaginé un instant que la réduction de la TVA à 5,5% dans la restauration allait faciliter la mise à mort de cet horrible borborygme que la plus charmante serveuse qui soit n’arrive pas à transformer en aimable inquisition quand à votre état d’esprit au terme d’un repas forcément divin…Hélas, le mal semble profondément enraciné. Dès la dernière cuillerée de crème brulée engloutie, la serveuse s’approche et, elle annone dans cette étrange langue que je croyais propre à la restauration française: C‘aaaaaété, ioradécafé ? et bien force est de constater que les transalpins ont contracté le virus; quand bien même leur Va bene est plus chantant.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.