Vous lisez actuellement les articles publié en septembre 2012

Page 1 de 3

My batteur is RICH…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

, ,

Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 30 septembre 2012, autant dire que c’est la fin du mois. Ce 9è jour de Vendémiaire était dédié au Panais, vieux légume qui revient à la mode.

Le coeur a ses raisons que la raison ignore dit-on. Et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu.

Buddy RICH lui, est né un 30 septembre 1917 à Brooklyn, New-York. Il est resté célèbre grâce à sa formidable puissance de frappe et sa rapidité d’exécution ainsi que sa capacité à improviser. Bref, il était né pour être batteur de jazz.

Dès 1937 il joue avec Joe Marsala, Artie Shaw, Benny Carter, ainsi que dans son propre groupe. Il assiste aux débuts de Franck Sinatra avec qui il va faire partie du Tommy Dorsey Orchestra. Au début des années 50 on le retrouve aux côtés de Art Tatum.

Jusqu’à sa mort il a mené son propre big band et sans doute son plus grand succès fut son interprétation de West side story.

Buddy était réputé pour son caractère disons…Tempétueux. La légende rapporte qu’alors qu’il était hospitalisé, l’infirmière lui demanda si il n’était pas allergique à quoi que ce soit; il répondit: « si, à la musique country ! ».

Sacré bonhomme que celui là. Il est décédé en 1987 et son corps est inhumé au Westwood village memorial à Los Angelès. La cité des anges, cela ne doit pas être très loin du paradis des jazzmen !

Allez, on va lui faire une petite place dans notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

L’amaranthe ne fait plus rire…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

,

Amis du soubassophone et de la tarte aux myrtilles réunis, bonjour !

Nous voici donc le samedi 29 septembre 2012 et, en ce huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amaranthe (non, c’est pas Cécile Duflot , la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette
plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts( tout à fait comme des épinards). Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparue de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci: Plates-bandes d’amarantes jusqu’à l’agréable palais de Jupiter…

Tiens c’est le jour anniversaire de la naissance Marius JACOB, étonnant personnage.

Né le 29 septembre 1879 Marius Jacob, d’origine alsacienne, est issu d’un milieu prolétaire à Marseille. A douze ans il s’engagea comme mousse et son voyage le mena à Sydney. Il approche le beau monde et les gens de moins bonne classe, sans que tout cela ne l’intéresse vraiment.

Sa personnalité particulière l’empêchait de commettre des vols et des crimes d’une trop grande cruauté. Il abandonne définitivement la marine en 1897 et retourne à Marseille. Il apprend la typographie et mène une vie alternative, fréquentant les milieux anarchistes et cambrioleurs. Dans cette fin de siècle, les socialistes parlementaires s’opposaient souvent de manière agressive face aux anarchistes libertaires du monde ouvrier. Embarqué dans cette confrontation, il fut serré dans une affaire d’explosifs. Après six mois de prison Marius peine à se réinsérer et il choisit d’agir dans une sorte d’illégalisme pacifiste et continuer de mener ses actions douteuse et quelques arnaques.

 

Marius fut arrêté le 31 mars 1899. Les policiers mandatés l’accusèrent du recel d’une montre. Une nouvelle fois arrêté à Toulon, il s’évade de sa prison pour se réfugier à Sète. Là bas il organise sa bande nommée   » Les Travailleurs de la nuit  » dont le principe est de voler sans tuer. Les principes étaient simples, ils ne volaient que les policiers, les juges, les militaires.

En revanche ce groupe de bandits ne s’attaquait jamais aux professions dites utiles, comme les médecins, les artistes ou les instituteurs. Un pourcentage de l’argent volé est redistribué à la cause anarchiste et aux compères dans le besoin. Marius évitait de travailler avec des anarchistes idéalistes tout comme avec la pègre, en choisissant des personnes défavorisées comme lui.

Lorsqu’il s’agissait d’arnaques, ses ressources étaient sans limites. Non seulement c’est un as du cambriolage mais du déguisement et de la tromperie tout autant. Il était très habile, il commettait ses délits de manière stylée et élégante. Bien que Maurice le Blanc s’en défende, Marius Jacob était l’un des escrocs dont il s’inspira pour créer le célèbre personnage d’Arsène Lupin.

Toujours accompagné de complices, il commet près de cinq cent crimes, casses et cambriolages. Mais le 20 avril 1903, une opération qui se déroulait à Abbeville tourna mal. Après avoir tué un agent, Il prend la fuite mais se fait rapidement capturer par la police, ainsi que ses deux complices qui l’avaient assisté. Lors de son procès , il clame ses idées anarchistes. La tribune restera interloquée par son sens de la répartie, son idéalisme et son intelligence. Par la suite il tenta de s’évader dix sept fois de sa prison, faisant preuve d’une incroyable ingéniosité. Mais Jacob souffrait et sa santé déclinait. Libéré de prison en 1929, il ne reprendra pas ses activités d’escroc et de voleur. Il reconstruisit sa vie et comme il était très instruit, il s’investit dans la propagande et la rédaction d’articles ayant une relation de près ou de loin avec ses idées de toujours.

En 1939 il achète une maison à Reuilly et se marie la même année. Il vieillit entouré d’amis  partageant ses idées anarchistes.  Il rencontra en 1953 un jeune couple d’enseignants. Il se lie avec eux d’une profonde amitié et se confiera plus tard à Josiane (Josette), à propos de son désir d’en finir avec la vie. Marius Jacob ne supportait plus son corps qui le lâchait. Il s’empoisonna, lui et son vieux chien. En guise de dernier mot il laissera:  » Linge lessivé, rincé, séché mais pas repassé. J’ai la cosse. Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie. A votre santé. »

Sources:  - Il existe aussi un blog des plus réjouissants: Alexandre Jacob, l’honnète cambrioleur. Un blog de l’atelier de création Libertaire. Vous pouvez aussi consulter un passionnant documentaire de Laurent Termignon et Thomas Turner. visible ICI.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Ils ont des chapeaux ronds…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, , ,

Amis de la tradition et de la bolée armoricaine réunies, bonjour !

Nous sommes donc le vendredi 28 septembre 2012, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte. Par ici on fête les Conan, nom sans doute issu de celui qui fut le premier Duc de Bretagne. On peut par ailleurs supposer qu’il était plus romain que breton. Je dis ça pour les imbéciles heureux qui sont nés quelque part et qui voudraient nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne et les « desouches » pour une vérité historique.

Conan, dit Mériadec ou Caradog, naquit en Grande-Bretagne à la fin du IVe siècle, et passa dans les Gaules vers 384, avec le tyran Maxime, il fut créé duc d’Armorique et gouverna pendant 26 ans, sous la dépendance des Romains, la partie de l’Armorique connue depuis sous le nom de Bretagne. En 409, les Armoricains, s’étant soulevés, déférèrent à Conan l’autorité souveraine. Il conserva le pouvoir jusqu’à sa mort (421), et le légua à ses descendants, qui furent depuis ducs de Bretagne. Il résidait à Nantes.

Conan Meriadec ou « Caradog » (Kynan Meriadec en Gallois)  était le neveu d’ Octavius,  à la solde de Maxime,(Magnus Maximus) dont il servit les intérêts. D’après Grégoire de Tours, il serait devenu duc d’Armorique (dux bellorum, c’est-à-dire chef de guerre). Conan reconnu Théodore, le vainqueur de Maxime, comme empereur, mais ensuite il porta la guerre en Aquitaine et il se rendit maître du pays de Retz en 405. Pour enrayer les incursions dévastatrices et meurtrières des Bretons, l’empereur Honorius fit construire une ligne de fortifications ou « mur d’Honorius », entre des tours. Ces tours  ont été à l’origine de quelques villes et villages dont : Gétigné (44), Boussay (44), Clisson (44), Légé (44), Cugand ( 85), Bois de Céné (85), Saint Etienne des Bois (85), Tiffauges ( 85), etc. Le tout formant une frontière entre l’Armorique et les Gaules. Cette saga plus ou moins légendaire autour de Magnus Maximus  à fait l’objet de la fameuse chanson galloise de Dafydd IWAN Rwy yma o hyd.

Conan légua son trône à ses descendants, qui furent depuis princes, puis rois et enfin ducs de Bretagne. A-t-il vraiment existé ?  Quelques anciens  historiens fixaient la date de sa mort entre 392 et 411, d’autres vers 421, ce qui laisse des doutes sur la crédibilité de l’existence de Conan ou sur la rigueur de ses biographies. Son existence, vivement contestée par Dom Lobineau, a pourtant été accréditée pendant longtemps par Geoffroy de Montmouth au XIIe siècle,  sans doute encouragé par la famille de Rohan, qui prétendait se rattacher à cet illustre personnage. En outre, il existe à la Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon un sarcophage de style roman considéré jadis comme étant celui de Conan Meriadec, plusieurs historiens pensent que c’est plutôt celui d’un évêque du Léon, du XIIe siècle qui s’appelait également Conan.

Il y a sans doute eu un duc nommé par les Romains qui, a leur départ, garda son titre et ses pouvoirs, mais il est vraisemblable que la vie de Conan Mériadec a été enjolivée. Quoiqu’il en soit, Conan ou un autre « dux bellorum »,  nommé par le tyran Maxime, est celui qui a été à l’origine de la formation de la Bretagne et celui qui en a marqué ses limites.

Voilà pour la modeste leçon d’histoire de quelqu’un qui n’est en rien historien et qui fait appel à votre clémence en cas d’approximation. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La morale c’est comme la confiture…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

, ,

Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour !

Je sais, O lettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. » Je l’envoie à Peillon pour sa première leçon de morale à l’école…

Voilà, nous sommes le jeudi 27 septembre 2012, 6è jour de vendémiaire dédié à la balsamine, jolie fleur s’il en est. J’adore les dames du calendrier républicain, je les trouve nettement plus accortes que celles du catalogue de La Redoute. Celle-ci adresse au vieux bouc qui l’accompagne un regard que d’aucun jugerait concupiscent alors que d’ordinaire c’est plutôt le contraire. L’observateur aguerri aura remarqué en effet, que ce dernier, de toute évidence, en veut à sa fleur…

A propos de ce serpent de mer qu’est le thème, mille fois rabâché, de la morale à l’école, je me souviens de ce texte de Boileau qui sied parfaitement à nombre de blogueurs:

Muse, changeons de style, et quittons la satire :
C’est un méchant métier que celui de médire 
A l’auteur qui l’embrasse il est toujours fatal 
Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal.
Maint poète, aveuglé d’une telle manie,
En courant à l’honneur trouve l’ignominie ;
Et tel mot, pour avoir réjoui le lecteur,
A coûté bien souvent des larmes à l’auteur.

Médite cette pensée petit scarabée et continue néanmoins de visiter Les cénobites tranquilles. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

Il voit des Côme partout…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, bonjour !

Aujourd’hui, nous sommes le mercredi 26 septembre 2012, cinquième jour de vendémiaire dédié au cheval…Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval ! » On fête aussi la saint Côme, rien à voir avec le lac dont je vous rebats les oreilles. Côme et son frère Damien étaient des chirurgiens qui pratiquaient la médecine gratuitement d’où l’appellation d’anargyres; joli nom qui commence plutôt bien et qui me les rend sympathiques. Cela se passait en Cilicie (aujourd’hui en Turquie) vers l’an 300 et ces braves garçons n’ont guère eu de chance, en effet, ils furent arrêtés sur l’ordre du Préfet de Cilicie, un certain Lysias dont c’est le seul titre de gloire. Il leur ordonna d’abjurer sous la torture. Selon la légende ils restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités. Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre. Et voilà pourquoi on en a fait le patron des chirurgiens et des pharmaciens. Etonnant, non !

Tout à fait autre chose.

Le récent périple effectué en compagnie de mon aimable fiancée m’a permis de constater que le phénomène dont j’ai déjà parlé ici à traversé les frontières.  je veux parler de cette incongruité que représente  l’emploi démesuré et aujourd’hui largement répandu du désormais fameux  C‘aaaaété ?  qui ponctue votre repas. Que ce soit la crêperie bretonne, la taverne alsacienne ou la pizz au coin de la rue de Bellagio, il est difficile d’y échapper. J’avais imaginé un instant que la réduction de la TVA à 5,5% dans la restauration allait faciliter la mise à mort de cet horrible borborygme que la plus charmante serveuse qui soit n’arrive pas à transformer en aimable inquisition quand à votre état d’esprit au terme d’un repas forcément divin…Hélas, le mal semble profondément enraciné. Dès la dernière cuillerée de crème brulée engloutie, la serveuse s’approche et, elle annone dans cette étrange langue que je croyais propre à la restauration française: C‘aaaaaété, ioradécafé ? et bien force est de constater que les transalpins ont contracté le virus; quand bien même leur Va bene est plus chantant.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Allez, c’est reparti pour un an. Ou plus…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour !

Et bien voilà, ca y est, nous sommes le mardi 25 septembre 2012 ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés ? Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ?

 

Quand à votre serviteur, il vient à peine de poser ses valises et s’apprête à reprendre le cours normal des choses après ces quelques jours consacrés à la (re)découverte des charmes de l’Italie du Nord. Je parle de la charcuterie, des vins (le Lugana), des pâtes et du risotto alla Milanèse mais aussi des fromages et pas des ligues fascistes naturellement. Bref, que des choses excellentes pour le cholestérol et le moral.

Tout ceci pour justifier mon infidélité et ces quelques jours sans billets. J’ajoute que j’ai dû faire face à quelques difficultés de connexion malgré les arguments de vente des hôtels « accès wi-fi » automatique. Néanmoins, quel plaisir de vous retrouver et de retrouver le crachin brestois…

Allez, portez vous bien et à demain où je vous raconterai, peut-être, le franchissement du Saint Gothard et l’absence de neige sur le lac Majeur.

21 septembre

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de la concorde universelle et du velouté de potimarron réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 21 septembre 2012, dernier jour complémentaire encore nommé jour des récompenses, avant le début de l’année de l’ère républicaine. Car demain c’est Vendémiaire et c’est donc l’équinoxe qui détermine le début de l’année; très précisément à 14:48:59.

Je vous adresse mon salut fraternel depuis le lac de Come ou plutôt non, je laisse Boris Vian le faire: Chanson reprise avec bonheur par Higelin.

Chérie, te souviens-tu du Lac de Come

Où nous avons passé huit jours jolis

Dans une petite auberge jaune de chrome

Au bord de l’eau près des galets polis

J’commençais  à r’ssentir tous les symptômes

Des nouveaux arrivants en Italie

Et malgra mon absence de diplômes

Je n’parlai qu’la langue du pays

Allez à demain peut-être; en attendant portez vous bien.

 

 

Portrait de dame…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis de la théosophie et des moules marinières réunies, bonjour !

Nous sommes le jeudi 20 septembre 2012, 4è sans-culottides, dédié à l’opinion. Bonne occasion pour vous donner la mienne à propos d’une femme qui n’en manquait pas.

Annie Besant (née Wood le 1 er octobre 1847 à Londres, décédée le 20 septembre 1933 à Chennai ) est une théosophe, socialiste, féministe et écrivain britannique qui prit part à la lutte ouvrière avant de devenir membre de la Société Théosophique puis de lutter pour l’indépendance de l’ Inde. Elle fit de nombreuses lectures philosophiques qui développèrent ses questionnements métaphysiques et spirituels. Elle prit aussi conscience à la même époque de la condition ouvrière. Jeune femme de la classe moyenne victorienne, elle n’avait alors pas d’autre avenir que le mariage. En décembre 1867, elle épousa Frank Besant, un pasteur anglican. Le mariage fut malheureux et après avoir eu deux enfants, le couple se sépara en 1873.

Elle s’engagea très tôt dans l’écriture. Elle écrivit des nouvelles, des livres pour enfants et des articles. Mais, en tant que femme mariée, elle ne pouvait disposer de ses revenus. Son mari s’en emparait. La politique les divisait encore plus: elle soutenait les ouvriers en lutte, alors que lui était conservateur. La rupture eut lieu lorsqu’elle refusa de recevoir la communion. Elle le quitta et partit à Londres avec sa fille. S’interrogeant sur sa perte de foi, elle consulta de nombreux ecclésiastiques de l’Église Anglicane. La principale réponse qu’on lui fit est qu’elle avait lu trop de livres. Le divorce n’étant pas pensable pour un ministre du culte, une séparation officielle fut décidée.  Ainsi, Annie s’appela Besant sa vie durant.

Elle publie, avec Charles Bradlaugh, un pamphlet sur la limitation des naissances
(The Fruits of Philosophy, or the Private Companion of Young Married People) qui lui vaut d’être condamnée à la prison après un procès en 1877, au terme duquel une peine d’emprisonnement fut bientôt commuée en une simple amende. Annie continua à rédiger des livres sur l’orthogénie et l’athéisme, et devient présidente de la Ligue malthusienne. Elle adhère à la Fabian Society et elle fut membre du comité directeur. Ici à gauche en compagnie d’ouvrières grévistes d’une manufacture d’allumettes.

En 1889, après avoir lu La Doctrine Secrète de Helena Blavatsky elle devient membre de la Société théosophique. En 1893, elle va vivre en Inde pour développer la Société théosophique et établit son centre à Adyar, près de Chennai, y découvre Krishnamurti en 1909 et prépare activement le pays à l’indépendance. Très influencée par la culture indienne, elle devient présidente de la Société théosophique en 1907, succédant au colonel Henry Steel Olcott. A l’heure où le débat sur la présence de « la morale » à l’école refait surface, il faudrait relire son texte dans lequel elle écrivait:   » que la morale devait être séparée de la religion et ne venir que de la réflexion et l’expérience. mais considérait qu’admirer la grandeur, la beauté et l’ordre du monde était une sorte de prière« . Annie Besant considérait l’athéisme non seulement comme une libération du joug de la religion, mais aussi comme une véritable morale.
Sa contribution à la lutte pour l’indépendance de l’Inde est remarquable : elle fonde la Home Rule League avec le soutien et la coopération de Lokmanya Tilak. En 1915, elle est élue président du Parti du Congrès à Kolkata.

Annie Besant fut l’une des premières initiées de l’Ordre Maçonnique Le Droit Humain, créé par Maria Deraisme, dont elle fonda la fédération britannique et qu’elle répandit à travers l’empire britannique. Elle étudia également au cours de sa vie les enseignements de l’islam et notamment le comportement et la vie de Mahomet. Ici à droite, portant les insignes du 33è degré.

Grande dame injustement oubliée et qui vient rejoindre notre galerie de portraits. Allez, je continue mon périple vers la Lombardie, je vous salue et surtout, portez vous bien et à demain peut-être.

 

7777, par Toutatis…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

, , , ,

Amis de l’histoire bretonne et des cailles au raisin réunies, bonjour !

Nous sommes le mercredi 19 septembre qui fait partie des jours « complémentaires » rajoutés au calendrier républicain ; celui-ci était dédié au travail. Quelle drôle d’idée… En Bretagne on honore les Riware qui a laissé son nom à la commune de Lanrivoare.

Lanrivoaré est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Milizac. Cette commune doit son origine à la création d’un ermitage par Rivoaré (frère de Riwanone et oncle de Hervé). Lanrivoaré était autrefois une trève de Plourin et dépendait de l’ancien évêché du Léon.

Paroisse de l’ancien archidiaconé d’Ach, sous le patronage de saint Rivoaré, ou saint Riwal, oncle de saint Hervé, qui est honoré en Cornouaille dans la trève de Saint-Rivoal, en Brasparts, et c’est peut-être à cause de sa parenté avec saint Hervé, qu’il est considéré comme ayant une grande puissance sur le démon, dont auraient hérité les Curés ou Recteurs de Saint-Rivoal, qui, selon la tradition populaire, ont la charge de conduire dans les marais du mont Saint-Nicolas les démons ou sorciers transformés en chiens noirs (ki du), qu’ils ont conjurés.

Rivoaré aurait été le chef d’une tribu d’émigrés bretons qui aurait été immolée par des païens en haine de leur foi, et c’est en souvenir de ce massacre qu’on aurait conservé leurs restes dans un cimetière tout particulier, entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu’en se déchaussant (photo de gauche). On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme des pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par saint Rivoaré à l’étalage d’un boulanger qui lui aurait refusé l’aumône. Ce cimetière est dit communément, des 7777 Saints martyrs. Mais en breton, l’on dit 7 mille, 7 cents 7 vingts et 7 — c’est-à-dire 7847 — auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854. Tout le monde suit ? Je continue.

Ce nombre de 7 répété à dessein a intrigué les savants qui ont voulu y voir un nombre mystérieux, et M. de Kerviler, sans vouloir nier la tradition d’un massacre de chrétiens en ce lieu, y voit une formule des anciens druides rendant facile à retenir, la théorie du cercle et en même temps mettant en relief l’importance des nombre 7 et 3. « Etant arrivés, dit-il, à trouver que la circonférence de 10 unités de diamètre avait une longueur de 314 unités, ils en avaient conclu que la surface d’un cercle était de 7854 unités carrées, et remarquant ensuite que ce nombre contenait l’expression de propriétés merveilleuses sur le nombre 7 et sur le nombre 3 ils en firent l’objet d’une légende mnémonique pour leurs adeptes ». Cette légende nous aurait été conservée grâce à ce nombre des « 7 mille 7 cents 7 vingts et 7 Saints martyrisés, et des 7 pains de saint Hervé », que les nouveaux convertis ont adopté sans y voir trace d’une opinion scientifique quelconque. Sources:

Bon et bien voilà, encore une histoire de saints mais, il y avait longtemps. Allez, portez vous bien et à demain peut-être. Enfin si mes pérégrinations m’en laissent le loisirs car je prends la route avec ma fiancée; direction le Sud.

 

Les belles dames du temps jadis…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis de la littérature polissonne et du poulet au gingembre réunis, bonjour !

Nous voici le 18 septembre et pour le calendrier républicain, c’était le deuxième jour supplémentaire, encore nommé: jour du génie… Les calendriers de cette époque, il faut le dire, étaient illustrés par des images des dames du temps jadis comme celles-ci et ornés de maximes à la gloire de la République et de la Laïcité. Avouez qu’elles étaient plutôt girondes à l’époque (normal, les Girondins…), rien à voir avec Kate Moss ou autres anorexiques du calendrier Pirelli. Hélas, le calendrier républicain, censé inaugurer une nouvelle ère de l’humanité ne dura guère. Le « Grégorien » avec ses fêtes chrétiennes fut rétablit le 1er janvier 1806.

 

Bel enchaînement pour vous rappeler que tous les 18 septembre, les afficionados du nanar célèbrent la disparition de Russ Meyer, le créateur des super vixens qui n’avait rien de révolutionnaire mais les aimait girondes….

Réalisateur et photographe, il a fait ses classes en accompagnant les troupes américaines lors du débarquement. Il mis les pieds en Europe à Omaha beach le 6 juin 44 et il entrera à Paris avec la 2ème DB de Leclerc le 25 août. Certaines de ses prises de vue seront utilisées 25 ans plus tard dans le film Patton de Franklin J. Schaffner. Après la libération de la capitale française, il fonce vers l’Est avec l’armée de Patton, participe à la bataille des Ardennes, pénètre en Allemagne en février 1945 où il photographie les camps de concentration avant d’atteindre la Tchécoslovaquie.

Une fois démobilisé, il va très vite se spécialiser dans l’exploration d’une sexualité rurale à travers des intrigues rudimentaires mais pimentées de violence et servies par des héroïnes à la poitrine démesurée. A la fin des années 70 il va produire toute une série depuis Super Vixens jusqu’à Ultra Vixens en passant par Méga Vixens. Il est mort à Hollywood en 2004 en laissant le souvenir impérissable d’un roi de la série B.

Les films de Russ Meyer se distinguent des films pornographiques traditionnels par une volonté subversive. Dans une Amérique puritaine, il se plaît à provoquer la censure et à pourfendre les valeurs morales chrétiennes, au premier rang desquelles la famille et le mariage, en faisant l’apologie des perversions sexuelles et de l’homosexualité ainsi qu’en montrant crûment des scènes de violence. Il concourt à « l’insurrection artistique » qui aboutira à l’abrogation du code Hays en 1966 qui soumettait l’industrie du cinéma aux exigences de la morale judéo-chrétienne

Voilà qui nous change de nos sérieux et graves militants anarcho-syndicalistes mais, comme le disait mon aïeule, il faut de tout pour faire un monde et, ajouterais-je…Pour faire un blogue !

Sur ces considérations qui nous éloignent un peu de cette actualité déprimante, je vous laisse vaquer à vos occupations. Merci mille fois d’avoir pris un peu de temps pour visiter « les cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.