Le champ de Lin mais pas de l’autre…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du développement durable et du linoléum réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 4 août et pour nos amis du calendrier républicain, ce 17ème jour de thermidor était celui du lin. La Bretagne a été une grande productrice de lin à tel point qu’à la Renaissance, les toiles servant à la broderie portaient le nom de « Bretagne superfine ».

Mais le lin est présent depuis beaucoup plus longtemps. On en trouve dans les bandelettes qui emmaillotent les momies égyptiennes. C’est une plante qui connait aujourd’hui une seconde jeunesse tant on s’accorde à lui trouver de vertus. Riche en fibre, on en fait ce merveilleux tissu mais aussi des isolants et sa richesse en oméga 3 en fait un excellent additif alimentaire. Sa culture est il est vrai assez difficile et demande une technicité particulière. Le Trégor était avec le Nord de la France terre de production. J’ai eu le bonheur de résider quelques temps dans une ancienne fermette du Trégor qui possèdait encore son routoir, cette cuve maçonnée qui servait à faciliter le rouissage du lin. Dans le Nord, ces cuves étaient appelées « Poc à lin » c’est l’origine du nom de famille Poclain… De plus, sa culture offre à la vue dès le mois de juin de magnifiques champs tout bleus du plus bel effet.

En terme d’environnement le lin offre de multiples avantages et particulièrement celui de réclamer peu d’engrais et peu de produits phytosanitaires (cinq fois moins que le coton par exemple). Par ailleurs, sa culture étant rotative, elle  n’épuise pas les sols et ne nécessite aucune irrigation. Mais le lin est une plante exigeante car au moment de la récolte elle est arrachée et non coupée, exportant ainsi beaucoup de matière organique du sol ce qui nécessite un délai entre deux cultures sur une même parcelle de cinq ou six ans. A droite: Le champ de lin – huile sur toile de Denis Dumets, peintre normand.

 

Mais, on papote, on papote et on voit pas le temps passer même si, c’est pas le temps qui passe, c’est nous qui passons dans le temps comme disait le poète.

Allez, merci de votre amicale visite; il est vrai que « les cénobites tranquilles » font désormais partie des sites incontournables quand bien même l’Unesco ne l’a pas encore intégré dans le patrimoine universel. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un commentaire

  1. romain

    Merci encore pour toute cette (agri)culture!
    Je suis un vrai citadin (un peu contre mon gré) et c’est toujours un bonheur d’écouter ou de lire quelqu’un ayant l’expérience et la connaissance de la terre.

    Quand à ce « poc à lin », aurait-il aussi donné naissance au patronyme de ce cher Molière?

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