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A vous de voir…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

Supplément du mardi 31 juillet.

Tiens, puisque c’est la fin du mois, deux billets pour le prix d’un. Je vous laisse le soin d’en tirer vos propres conclusions. Rappelez vous de Timisoara; on ne se méfie jamais assez des images…

Voici une photo prise en SYRIE par l’agence EPA le jeudi 26 juillet 2012. Un jeune couple et leur bébé.

 

 

 

 

 

Maintenant, voilà l’image qui est parue dans Krone (tabloïd autrichien), deux jours plus tard.

 

 

 

 

 

 

Maintenant, peut-être que tout ceci n’est que vraies fausses nouvelles… Quelle est la photo montage ? Aujourd’hui, inondé sous un flot d’informations, même en croisant, recoupant, multipliant les sources, on reste circonspect.

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 31 juillet, autant dire que c’est la fin du mois… A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès.

A part cela les jeux du cirque continuent d’endormir le petit peuple pendant que simultanément de l’autre côté de la Méditerranée on bombarde des populations civiles. Les envoyés spéciaux sont plus nombreux à Londres qu’à Alep et nos journaleux cocardiers s’égosillent à saluer les médailles en chocolat qui cachent mal l’hideux nationalisme de nos « monsieur-muscle » en string bleu-blanc-rouge.

Je rêve de Jeux Olympiques sans tambours ni fanfares, sans drapeaux ni oriflammes, sans sponsors, sans hymnes nationaux, sans primes autres que le plaisir d’avoir participer à une immense fête de la fraternité universelle. Un grand monsieur qui avait posé un oeil pertinent et amusé sur les Jeux d’Helsinki (Olympia 52) vient de nous quitter, il s’appelait Chris Marker. Je rêve, hé oui, madame Michu, je rêve…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le blues d’Alep…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la tragédie grecque et du savon de Marseille réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 30 juillet, douzième jour de Thermidor que nos amis républicains
avaient dédié à la salicorne dans leur calendrier. Abondantes sur nos côtes, ses pousses tendres sont comestibles. Confites dans du vinaigre, elles sont consommées comme hors d’œuvre, mon aïeule, qui avait une vision très personnelle de la gastronomie, en mettait dans l’omelette ou dans ses salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts, c’est vous qui voyez.

On s’en sert encore aujourd’hui pour produire de la soude végétale, qui était autrefois utilisée pour la fabrication du savon et qui entre encore aujourd’hui dans la composition du fameux savon d’Alep. Aujourd’hui à Alep, se sont les habitants qui sont en train de se faire passer un sévère savon par ce bon Bachar al Assad et ses sbires; et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’en lavent les mains au savon noir. Admirez l’enchaînement. En effet, la soude végétale est aussi présente dans le non moins fameux savon noir Le Briochin, inventé au début du siècle dernier par un certain Raoul Renaud, marchand cirier en Côte-du-Nord. Aujourd’hui on dit Côtes-d’Armor, ça fait plus chic… On dit encore que la soude servant à la production de verre, provenait de la combustion de la salicorne. Aussi, au 14e siècle, on raconte que les verriers déplaçaient leurs ateliers en fonction des zones de pousse de cette plante herbacée si étroitement liée à leur métier.

Tiens, c’est l’anniversaire de Buddy Guy dont je parle souvent ici, tant j’aime cette véritable légende du Chicago Blues. Alors, juste un petit morceau pour oublier la lacheté des hommes…

 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Pas de Panic…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’agriculture biologique et du canard laqué réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 29 juillet, autant dire, le 11ème jour de thermidor et,
surprise, c’est le jour de la panic… Ou plutôt du panic. Pas de quoi s’inquièter outre mesure, il s’agit d’une plante herbacée cultivée dans certaines contrées comme céréales alors qu’ailleurs on la considère comme une vulgaire mauvaise herbe. C’est-y pas triste…Et pourtant, cette plante pourrait constituer selon une étude publiée en 2008 une source intéressante d’agrocarburant; grâce à un bilan écologique et énergétique bien meilleur que celui du maïs selon Hen Vogel et ses associés (il produit 540% d’énergie par rapport à l’énergie fournie pour le produire). C’est pas beautiful ça mes body boys ? On apprend tous les jours quelque chose sur « les cénobites tranquilles ».

Tiens, on me glisse à l’oreille que par chez nous on célèbre (ou pas) les Gwilherm… Ou Guillaume en « bon » français. Voici ce qu’en dit Kristen Tonnelle sur son site:   »Guillaume Pichon ou Pinchon était né à St-Alban (22) vers 1180. Évêque de St-Brieuc, il vécut à une époque de conflits très durs entre le pouvoir ducal et le clergé, envers lequel d’anciens griefs avaient ressurgi lors de l’assemblée des vassaux tenue à Nantes en 1225. Au cours de cet affrontement entre le Duc Mauclerc et les prélats de Rennes, St-Brieuc et Tréguier, Guillaume acquiert la considération de Rome qui en fait un autre Thomas Beckett, persécuté en défendant les libertés de l’Église. Mort le 29 juillet 1234, il deviendra ainsi l’un des rares saints d’Armorique canonisés à Rome, le 15 avril 1247 par le pape Innocent IV (le premier ndlr). Le peuple breton l’a aussitôt intégré dans son corpus de croyances ; à Langueux (22) par exemple, une table de pierre en granit dans un champ de la Ville-Néant, sur laquelle on remarque des caractères indéchiffrables, était dite table de saint Guillaume. A gauche son reliquaire en la cathédrale de Saint-Brieuc.

Guillaume est un prénom d’origine germanique qui se décompose en wil, volonté, et
helm, casque. Désignait peut-être à l’origine quelqu’un de volontaire pour porter un casque (ceux-ci pesant dans les 3 ou 4 kgs). A droite: la chapelle saint-Guillaume à loudéac. 

À noter la prononciation du prénom Guillaume en français local qui fait entendre le u de Guillaume, se rapprochant ainsi de la forme bretonne du nom, Gwilhom. De plus le breton Gwilhom, prononcé djuilhom à la vannetaise, semble bien être à l’origine du gallo local saint-Diaume ou Saint-Djaume, différent de la forme Glaume plus classique et d’origine romane. »

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

ICI, LONDRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Olympe éthéré et des nouilles à la Boudoni réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 28 juillet 2012, dixième jour de Thermidor dédié à l’arrosoir dans le calendrier républicain. Alors qu’à Londres, les Nations étalent leurs muscles et leurs drapeaux avec la bénédiction des marchands du temple, je vous surprend encore devant votre écran d’ordinateur… Saperlipopette, c’est qu’il s’agit de savoir qui c’est qu’a la plus grosse. La City est en état de siège permanent, des porte-avions de la Royal Navy sont réquisitionnés, des batteries antiaériennes décorent les toits d’immeubles, des avions armés de missiles sont en alerte, 40 000 personnes dont 17 000 soldats sont sur le pied de guerre… Hé oui, madame Michu, on célèbre la fraternité, l’humanisme et l’idéal Olympique…

Par exemple, ce sont les membres de la famille de Lakshmi Mittal, milliardaire PDG d’Arcelor-Mittal, le fossoyeur de toute une région ouvrière de notre bonne vieille Europe, depuis les hauts-fourneaux de Liège-Seraing (en Belgique) jusqu’aux aciéries de Florange (en France), en passant par le bassin sidérurgique de Schifflange-Rodange (au Luxembourg), qui seront parmi les derniers porteurs de la flamme. Et ce pour le remercier, argue le Comité international olympique (CIO), d’avoir dépensé 18 millions d’euros, au moment même où il supprimait des dizaines de milliers d’emplois avec la fermeture de ces différents sites, pour la construction de la fameuse « Tour Orbit » : une structure d’acier rouge destinée à symboliser, précisément, ces JO de Londres.

Mais le sommet, dans cette série de scandales, se situe ailleurs, bien plus grave encore sur le plan éthique. Ce que ces pétrodollars auront finalement réussi à imposer, à travers ses principaux pourvoyeurs de fond que sont les théocraties du Golfe persique (l’Iran, le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Brunei, le Bahrein, les Émirats Arabes Unis…), au CIO sans que celui-ci ne bronche, et justifie même au contraire ce genre de décisions au nom du respect des cultures, ce sont les très phallocrates et spécifiques règles de la charia plutôt que les principes les plus sacrés, théoriquement universels depuis deux millénaires, de la charte Olympique. Raison pour laquelle les femmes en provenance de ces pays pourront porter, y compris lors de leurs différentes compétitions sportives, le voile islamique. Sources: (extrait d’un article de Daniel Salvatore Shiffer )

Bon, voilà que je vitupère à nouveau et, c’est pas bon pour ce que j’ai alors que mes tomates réclament toute mon attention. Et, comme disait mon aïeule, qui s’y connaissait en maréchage, y’a pas plus susceptible que la tomate… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Juste quelqu’un de bien…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des blés dorés et de la crèpe de froment réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 27 juillet, 9è jour de Thermidor dédié à la mûre. L’été étant le temps des rediffusions et de la légitime paresse, je vous propose un billet déjà paru.

Le 27 juillet 1949, mort de Jean ROUMILHAC dans un accident de voiture   à Aix-en-Provence. Militant libertaire français, Il naît le 2 novembre 1892, à Compreignac (Haute-Vienne), dans une famille de paysans limousins. J’ai beaucoup de sympathie et même d’admiration pour ce libertaire éloigné des clichés de l’anarchiste poseur de bombes. Très jeune, il fréquente les libertaires de Limoges puis part à Paris faire des études commerciales. Il séjourne ensuite en Angleterre où il s’initie à la technique des filatures. De retour en France au moment de la guerre, il est alors réformé et profite de ses activités commerciales pour voyager en Espagne où il entre en contact avec les groupes anarchistes de Bilbao et de Barcelone. Après la première guerre mondiale, il crée à Marseille sa propre filature « La Compagnie du Fil de Lin », les 250 employés qui la composent bénéficient alors de nombreuses mesures sociales. Il reste fidèle malgré ses responsabilités patronales à ses amitiés libertaires, et c’est tout naturellement qu’il apporte son aide aux anarchistes espagnols après le déclenchement de la révolution en Espagne le 19 juillet 1936, effectuant de nombreux voyages à Barcelone. Il est le premier président de S.I.A. (Solidarité Internationale Antifasciste) fondée par Louis Lecoin. En 1939, après la défaite du camp républicain, il se dépense sans compter pour faire libérer le plus grand nombre possible de réfugiés espagnols des camps de concentrations français, et embauche plusieurs libertaires espagnols dans sa filature. En 1940, il crée « la Fraternelle agricole provençale », et poursuit sa solidarité en hébergeant de nombreux républicains espagnols et en créant des colonies d’accueil pour les enfants. Parallèlement à ses activités, il prend part au mouvement de résistance « Combat ».

Arrêté en novembre 1941, et emprisonné durant l’hiver 41-42, il parvient à s’enfuir et à poursuivre des actions de résistance dans les Alpes. A la Libération, il reprend la direction de sa filature tout en continuant à apporter son aide aux réfugiés. Il était également un membre actif de la Franc-maçonnerie depuis 1920. Jean Roumilhac, fut initié à l’âge de 28 ans après une entrée atypique, ayant connu la Maçonnerie par la Grande-Bretagne. Il travailla dans la Loge La Parfaite Union du Grand Orient de France à Marseille, dont il fut vénérable en 1935. Il fut élu au conseil de l’ordre en 1937 puis en 1946, élu enfin grand maître adjoint de l’ordre en novembre 1948.

Voila un personnage qui a toute sa place dans notre galerie. Allez, n’hésitez pas à repasser par ici, c’est ouvert tout l’été. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Santez Anna ar Palud…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS, TRADITION

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Amis de la cuisse de grenouille et de celle de Jupiter réunies, bonjour !

Voici venu le 26 juillet, 8ème jour de thermidor consacré au Carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire d’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux, dont les graines sont utilisées dans l’élaboration des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle. Bon, maintenant, je dis ça…

Tiens, c’est la sainte Anne !

En breton, sainte Anne est surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des Bretons. Des légendes la décrivent comme originaire de Plonévez-Porzay. Anatole Le Braz publie un récit dans laquelle Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque. Selon la volonté de Dieu, l’ange l’amène jusqu’en Galilée. Bien des années plus tard, la petite Marie qui s’est bien dégourdie épouse Joseph un gaillard du coin, charpentier de son état. Tout allait bien dans le ménage jusqu’à l’apparition d’un certain Gabriel et, vous connaissez la suite.  Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribuer ses biens aux pauvres.  Son corps aurait disparu après sa mort, mais des pêcheurs auraient retrouvé une statue à son effigie en baie de Douarnenez. Celle-ci, installée près de l’endroit où Jésus avait fait jaillir une source, est devenue le but du plus ancien pèlerinage consacré à Sainte Anne et a pris le nom de Sainte-Anne-la-Palud. Le Grand Pardon qui, depuis l’antiquité, rassemble des milliers de pèlerins, le dernier week-end d’août de chaque année, est certainement le plus authentique et le plus ancien d’Armorique comme disent les dépliants touristiques. J’ai dans l’idée qu’il s’agit là d’une résurgence de l’ancien culte Celte dédié à Dana la déesse-mère des Tuatha de Danann. Les publicistes évangélistes de l’époque ne reculaient devant rien pour convaincre le petit peuple. Alors, expliquer aux Bas-bretons que la grand-mère du Christ est née dans le pays Glazik… Même Séguéla il oserait pas un truc pareil.

Lpardon de Sainte Anne, pour nous autres jeunes douarnenistes, faisait partie de ces rites initiatiques qui ouvraient les portes entre l’enfance et la jeunesse. On s’y rendait en bande en suivant le littoral entre la plage du Ris et celle de Ste Anne. C’était en quelque sorte le festival des vieilles charrues de l’époque. On couchait à même les dunes et on buvait en trois jours plus de bière et de cidre qu’un moine en six mois… C’était aussi bien souvent l’occasion de connaître ses premiers émois sous le regard complice de Mamm Goz ar vretoned. Car bien évidemment c’est l’aspect profane qui déplaçait les foules, quand bien même chacun faisait mine de croire que c’était la dévotion ; y compris les parents qui nous donnaient la permission de découcher puisque c’était pour la « bonne cause ». Aujourd’hui tout cela est loin et l’évènement se limite à une sortie pour les pensionnaires des maisons de retraite…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est un jardin extraordinaire…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du rêve éveillé et de la potée bretonne réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 25 juillet de l’an de grâce 2012. Ce jour correspond au 7è de thermidor dédié à l‘armoise, plante de la famille des astéracées dites Artémisia du nom de la déesse (remarquez que je vous épargne le jeu de mots sur l’armoise normande). Les Aztèques et autres indiens des Amériques utilisaient l’armoise pour des rituels et la médecine. Depuis les époques reculées en Europe l’herbe était un remède contre la fatigue et pour protéger les voyageurs contre les mauvais esprits et les animaux sauvages. Les indiens utilisent l’armoise toujours comme sauge. Ils utilisent l’herbe pour la purification spirituelle, pour chasser des mauvais esprits et des énergies négatives. En Chine, des faisceaux de feuilles de Calamus avec l’armoise sont toujours utilisées comme talisman pendant le festival des bateaux dragon. Mon aïeule, que décidément rien n’arrêtait, s’en faisait une ceinture avant de nous emmener caracoler autour du feu de la St Jean. Avant l’extinction du feu il fallait y jeter la ceinture afin de se protéger de tout un tas de tourments durant l’année à venir. D’où son nom d’herbe de la st Jean.

Si l’on en croit Albert le Grand, dans ses conseils aux pélerins, il convient de s’en faire une ceinture en marchant et ensuite la faire cuire pour s’en laver les pieds. Ainsi on ne se fatigue jamais; il reprend ainsi les conseils déjà prodigué par Pline l’ancien aux voyageurs… Ici à gauche: cueillette d’armoise au Maroc. On dit que les coureurs de marathons enduisaient les semelles de leurs sandales de suc d’armoise pour se donner « des ailes aux talons ». Et puis tiens, puisqu’on en est aux confidences, savez vous que le nom de la ville de Tchernobyl (de sinistre mémoire) ou plutôt чорнобиль (tchornobylj) en ukrainien, désigne l’armoise, en particulier l’armoise ordinaire (Artemisia vulgaris). Il vient de tchorno = noir et bylj = herbe. Ces « herbes noires » sont très communes dans les steppes, où elles finissent pas se casser et par rouler sur de longues distances. Etonnant, non !

On dit que l’armoise est utile pour l’induction de rêves lucides et du voyage astral. Fumer ou consommer de l’armoise sous forme de plante ou en solution avant de dormir pourrait intensifier les rêves ou leur contrôle et aider à s’en souvenir. Au Mexique, l’herbe est souvent fumée comme substitut de la marijuana. Bon, et bien tout cela m’a l’air très sympathique… A vous d’expliquer aux pandores que vous avez une ordonnance. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Trompettes de la renommée…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 24 juillet, sixième jour de Thermidor dédié à la Prêle. Je me souviens d’un compère, sonneur de bombarde du côté de Bolazec, qui s’en servait pour abraser ses anches; quand à mon aïeule, toujours à faire son intéressante, elle l’utilisait pour récurer se casseroles et Dieu sait si elle en avait quelques unes des casseroles…

Alors que j’hésite sur le thème de ma chronique quotidienne, me  remonte à la mémoire ce texte de Stendhal:

« Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout » (Stendhal).

En cherchant plus loin, je trouve celui-ci de Beaumarchais:

« Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs »

Force est de constater que l’on a rien inventé. Nos illustres ainés savaient déjà que pour la tranquillité d’esprit et les gros tirages, il est préférable de parler de tout et de rien, surtout de rien, de la pluie et du beau temps, des amours tarifées des footballeurs, du dernier lauréat de la « star’ac », et de l’ascension dantesque du col du Tourmalet…

Ainsi un blogue qui s’entête chaque jour à vous parler de l’anarchisme, des valeurs Républicaines, des luttes ouvrières, de justice sociale et autres billevesées a peu de chance de créer le buzz sur le Net et à se retrouver dans le top 10. Mais bon, cela tombe bien car ce n’est pas du tout le genre de la maison. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La sainte et le baron…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’onomastique et du Télégramme de Brest réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 23 juillet, 5è jour de Thermidor dédié au bélier (ar maout en breton). C’est aussi, la sainte Sève au nom aussi énigmatique que la vie. Les experts de l’expertise ne sont même pas d’accord pour affirmer qu’il s’agit d’un saint ou d’une sainte…

En effet, on trouve aussi bien: Sev (breton), Sewo (gallois), Sewa, Loève, Loaven (breton), mais aussi Santsegne (XIè siècle), Sentseguot(1128), sainte Scevat (1598). On sait très peu de chose sur cette sainte, semi-légendaire du VIè siècle, non reconnue par l’Église de Rome. Et pourtant…

Fille de Hoël Ier, roi de Domnonée  et de sainte Koupaia (Pompée), sœur de saint Tugdual, évêque, l’un des sept fondateurs de la Bretagne christianisée, sœur de saint Lunaire (Léonor) et de Hoël II.

Albert le Grand de Morlaix (1637) raconte que son saint frère Tugdual

parcourant l’Armorique avec ses disciples, reçut au cours de ses prêches, en dons, plusieurs terres (appelées paroisses dans les textes), où il installa des monastères. Sur le domaine de l’actuelle village de Sainte-Sève, où se trouve le joli manoir du Grand-Plessis, près de Morlaix, il fonda une abbaye pour sa sœur, vers 530.

Sainte Sève est la patronne des paroisses de Sainte-Sève et de Langoat. Elle a donné son nom à l’île de Loaven (située à deux encablures dans l’Ouest-Nord-Ouest de Roc’h Skeiviec face à Plougrescant, je peux assurer par expérience, qu’elle offre un très bon mouillage par gros temps.) où est inhumée, dans sa chapelle, sainte Elibouban aussi mystérieuse qu’elle, dont j’ai déjà parlé ici.

Tout à fait autre chose.

Amis sportifs, vous en aviez ras le bob Ricard de tour de France de la seringue; voici les JO de Pierre de Fredy de Coubertin, baron de son état. C’est à lui que l’on doit cette magnifique affirmation:   »le seul véritable héros olympique est le mâle individuel, une olympiade femelle est impensable, elle serait impraticable, inesthétique et incorrecte. » in: pédagogie sportive 1922.

Bref, un grand progressiste qui applaudirait certainement devant les sprinteuses voilées et les marathoniens qui refusent de s’alimenter durant l’épreuve because ramadan.

Allez, c’est assez pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.