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CROSSE EN L’AIR…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de l’apologue et du pâté Hénaff réunis, bonjour !

Nous voici le mercredi 20 juin 2012, deuxième jour de Messidor dédié à l’avoine.

L‘homme du jour est un militant anarchiste breton, François Le Levé, né dans le Morbihan, décédé un 20 juin au retour de déportation.

En 1900, il entre comme apprenti à l’arsenal de Lorient. Il devient très vite un militant actif du syndicat des travailleurs du port, animateur du groupe libertaire des « temps nouveaux » et surtout, administrateur de la bourse du travail. En contact avec Emile Masson, il collabore à la revue « Brug » (à ne pas confondre avec Bleun-Brug d’obédience catho. créée par l’abbé Perrot) qui tente d’implanter les idées libertaires dans le milieu paysan breton.

Fiché au fameux « carnet B » des antimilitaristes, il va pourtant rejoindre Jean Grave et Kropotkine et signer le « manifeste des seize » en mars 1916 favorable à l’intervention armée. En 36, il participe aux comités du Front populaire et poursuit son action syndicaliste.

En 43, sous le feu des bombardements qui frappent la ville de Lorient, il s’enfuit pour Vannes où il retrouve René Lochu (tu t’souviens Lochu ?) et prend part au comité départemental de la résistance. Il sera arrêté par la police allemande en mars 44 et déporté au camp de Neuengamme près de Hambourg. Libéré, il meurt d’épuisement le 20 juin 1945 durant le voyage de retour en France. Sources

Voilà pour aujourd’hui, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

Le petit commerce…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’allégorie et du véritable bretzel réunis, bonjour !

A force de l’attendre, c’est enfin arrivé, nous sommes le mardi 19 juin et c’est le premier jour de Messidor dédié au seigle. Vous remarquerez au passage que nos amis républicains avaient l’âme autrement plus poétique que les technocrates Onusiens d’aujourd’hui qui nous concoctent la journée de la femme, du braille, des zones humides, de la trisomie, du sommeil, de l’eau, de la tuberculose, j’en passe et des moins drôles. Messidor, tirait son nom « de l’aspect des épis ondoyants & des moissons dorées qui couvrent les champs de juin en juillet », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II par Fabre d’Eglantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ».

Avouez que les dames du calendrier républicain sont autrement plus affriolantes que celles du catalogue de la Redoute. On se souviendra donc que c’est Messidor 2012 qui vit la cinquième République repeindre en rose son hémicycle parlementaire.


En Finistère, ça ne rigole pas; quand on fait le ménage c’est à fond; même les artichauts du Léon ont viré au rose. Grand chelem comme on dit dans les gazettes, huit sur huit… Je regrette que nos voisins des Côtes d’Armor n’aient pas eu la même élégance et aient renouvelé son mandat au député de Loudéac au grand dam ne notre ami Loïc Cauret.

Le seul mandat que je suis disposé à délivrer à cette engeance de gougnafiers c’est un mandat d’amener. Amener à comparaître devant l’histoire en compagnie de leurs copains du FMI, de la BCE, de Bilderberg, de Goldman & Sachs, des marchands de lithium, de pétrole, de canons, les va-t-en guerre, les pousse au crime, les gros, les gras du bide, les ventripotents, les affameurs, les Thénardiers, les usuriers, les empoisonneurs de tout acabit, les prêteurs sur gages, les prédateurs hors d’âge, les tueurs à gage, et même les ratons laveurs soupçonnés de blanchir le fruit de leurs turpitudes…

 

Il fallait bien laisser la parole (et la musique) à ce vieux Boris Vian pour clore ce billet. Allez merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Tout sur le sept…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’écologie et du point de croix réunis, bonjour !

Nous voici le lundi 18 juin 2012, lendemain de vote pour ces législatives censées donner à Fanch les moyens de sa politique.  En vérité, c’est le 30è et dernier jour de Prairial consacré au chariot (avec un seul « r ») cela fait partie des mystères de la langue française… S’il se trouve parmi vous un prof de français, qu’il m’explique pourquoi on met un seul « r » à chariot et deux à carriole, charrette, charrue et carrosse, je suis preneur. Le chariot est le septième arcane majeur du tarot. Il symbolise la réussite, la victoire, le but atteint. Dans la kabbale il est le zain, chiffre sept, et exprime hiéroglyphiquement la flèche. C’est le signe de la main mise de l’homme sur son destin. Le char du Triomphe qui caractérise le hiéroglyphe de cette lame dans le livre de Thoth, indique qu’il échappera aux lois de causalité du destin si le conducteur parvient constamment à dominer les deux sphinx de polarités magnétiques différentes que sont Jakin et Boas. En termes profanes : choisis ton camp camarade… Par chez nous on n’est pas chiche et du coup, en breton, on en met deux à Karrig.

Mon aïeule, dont je vous parle si souvent avec de l’émotion dans le clavier et qui avait le don inné de la pédagogie active avait toujours sous la main une histoire de l’Ankou et de son chariot.. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la  lueur vacillante de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir. Il est vrai qu’à cette époque là, on craignait davantage les manifestations surnaturelles que celles de la nature. Je ne sais si les proches de Thierry Roland ont entendu les sinistres et annonciateurs grincements de karrig an ankou mais ce qui est remarquable c’est que, le temps de monter dans la charrette et ce beauf xénophobe est devenu d’un seul coup un sacré brave type à qui tout le monde veut rendre hommage… Comme le dit si bien Georges Brassens dans « Le temps passé »:                                                                                                         Il est toujours joli, le temps passé
Un’ fois qu’ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types.

Allez, voilà pour ce lundi de juin qui entérine (de lapin) une majorité constituée d’une gôche plan-plan qui ne devrait guère effrayer les banksters. Néanmoins, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

La muse et le blogueur…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’hypotaxe* et de la TVA sociale réunies, bonjour !                                                  *Ex : « Le sceptique est le désespoir du diable. C’est que le sceptique, n’étant l’allié de personne, ne pourra aider ni au bien ni surtout au mal. »
(Émile Michel Cioran / 1911-1995 / Cahiers 1957-1972)

Nous sommes le dimanche 17 juin 2012 et malgré mes recommandations, vous êtes encore devant votre ordinateur. C’est le 29è jour de prairial dédié à la pivoine, plante magique s’il en est. Son nom vient du grec Paiôn qui était un dieu guérisseur. On lui doit le prompt rétablissement de Hadès et Arès de leurs blessures de guerre. Hyppocrate la prescrivait comme remède pour bon nombre de maux de femmes « Remède qui attire les règles et qui les fixe. Ayez trois ou quatre graines de pivoine, noires ou rouges : pilez-les dans du vin et faites boire. ». Maintenant, c’est vous qui voyez…

Il y a des jours comme ceux là ou les muses qui inspirent les blogueurs s’en retournent dans les montagnes de l’Hélicon laissant ceux-ci aussi désemparés qu’une poule devant une clé à molette… Rien à glander today au club des métaphores disait Léo Ferré. Polymnie ou Clio, Euterpe ou Thalie; elles ont déserté les jardins de Keramoal incommodées par les vents de Suroit qui balayent la région. Je ne suis pas certain qu’elles aient fait le bon choix. La Grèce, par les temps qui courent, ne me parait pas être précisément l’Eden auquel elles sont en droit d’aspirer. Vous allez me dire qu’elles auraient pu opter pour la Costa-Brava mais là encore elles eussent été confrontées à la désespérance. Il leur restait le choix entre le camping des flots bleus à Palavas et un mobilhome à Carantec équipé de la wi-fi pour  assister les cénobites tranquilles dans leurs aventures blogosphériques…

Du coup, je me suis à rêver d’une muse détachée des contingences de l’Olympe et rejoignant mon modeste ermitage…A bicyclette. (cliquer sur l’image pour l’animation)

Allez, merci d’avoir fait le détour par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Des jeux et du pain…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du pain perdu et de la liberté retrouvée réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 16 juin 2012, soit le 28è jour de prairial et c’est le jour du thymus que des paresseux ont pris l’habitude de nommer le THYM.

Cette plante de la famille des lamiacées est aussi appelée, serpolet et, dans le sud, les occitans  disent farigoule. Le thym est utilisé depuis fort longtemps et pas seulement pour arômatiser les côtes de boeuf. Je dis cela en imaginant une météo normale comme un président et qui nous verrait sortir le barbecue… oui, bon, celui-ci est un peu bricolé mais, ça marche !

Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage; ils en mettaient aussi dans leurs plats; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain.

La légende veut que Pâris enleva la belle Hélène et que la princesse était fort triste: à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym. C’est beau comme du Guy des Cars, non !

Des jeux et du pain…

Pendant que l‘Euro 2012 bat son plein, un autre match, autrement plus important, se joue en Israël. Espoir de toute une nation, le footballeur palestinien Mahmoud Sarsak serait aujourd’hui entre la vie et la mort, enfermé dans une prison israélienne, rapporte Le Monde.fr. Originaire de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le petit Mahmoud a toujours rêvé de devenir footballeur professionnel. Encore adolescent, il joue déjà pour la sélection nationale gazaouie. Très vite, il tape dans l’oeil des recruteurs de Batala, un camp de réfugiés dont l’équipe est l’une des plus brillantes des territoires palestiniens. Problème, il est presque impossible pour les habitants de Gaza de sortir de l’enclave, soumise à un blocus par Israël… Mais, conscients de détenir leur future pépite, les dirigeants de Batala vont tout mettre en oeuvre pour permettre au joueur de traverser la frontière israélienne, et de pouvoir gagner la Cisjordanie. Mais le rêve va se heurter à un mur. Le 22 juillet 2009, le transfert, pourtant concrétisé, s’arrête net au terminal d’Erez. Le considérant comme un
« combattant ennemi », les forces israéliennes l’arrêtent sur-le-champ, avant de le placer en détention administrative…

…Craignant de tomber dans les oubliettes de l’histoire, le joueur recourt à la dernière arme de prisonniers palestiniens : la grève de la faim. Mardi, Mahmoud Sarsak a bénéficié d’un soutien de poids en la personne d’Éric Cantona. «Il est temps de mettre fin à l’impunité d’Israël et d’insister sur les mêmes critères d’égalité, de justice et de respect de la législation internationale que nous exigeons des autres États», indique sa missive, adressée au ministre britannique des Sports et au président de l’UEFA, Michel Platini, et également signée par l’intellectuel américain Noam Chomsky et le réalisateur de cinéma britannique Ken Loach. Sources

Allez, vive le sport, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La reine du scat…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Jazz et de la purée andouille réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 15 juin, 27è jour de Prairial dédié à la verveine…

Ce n’est pas parce que l’on aime le scat que l’on est scatophile, disait mon aïeule qui savait distinguer le vrai du faux. La preuve.

Décédée un 15 juin en 1996, elle était née au mois d’avril 1917. Elle s’appelait ELLA FITZGERALD. Un timbre de voix remarquable, une grande capacité d’improvisation, particulièrement en scat, voila ce qui a fait son succès. Personne n’a oublié cette interprétation de « Mack the knife » d’après « l’opéra de quat’sous » de Brecht (vidéo). La complainte de Mackie illustrait le thème de la pièce: la lutte entre le roi des mendiants et Mackie-le-surineur à Soho…

Au cours d’un concert à Berlin en 1960, elle est victime d’un trou de mémoire… Elle poursuit en improvisant alternativement, scat et paroles inventées.

Elle commence à chanter dès l’age de seize ans au théatre Apollo de Harlem à New York. Elle débute véritablement sa carrière solo en 1941. Au début, chanteuse de swing, elle aborde aussi le bebop, elle est la reine du scat, et elle a joué du blues, de la samba, du gospel etc., et même des chants de Noël. Ses concerts sont souvent enrichis par des imitations d’autres chanteurs; elle imite en particulier à la perfection les voix et les gestes aussi bien de Rose Murphy que de Louis Armstrong. On la voit ici à gauche en compagnie de Louis Armstrong.

ELLA FITZGERALD a interprété les plus grands compositeurs comme Cole Porter, Gershwin, Duke Ellington, avec qui elle fera une tournée fantastique en Europe. Elle a accompagné aussi bien Dizzy Gillespie que Count Basie ou Franck Sinatra. S’il fallait citer un ou deux disques de sa production, je garderai, « Porgy and Bess » et « Ella and Louis ». Mais toute son oeuvre est à consommer sans modération.

Voilà pour ce vendredi, jour des crèpes; le temps de faire ma pâte, qui doit reposer trois heures comme disait qui vous savez. Allez portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

La cerise sur le chaos…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour !

Nous voici le jeudi 14 juin 2012, 26è jour de prairial dédié au jasmin. Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin blanc est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopatre serait allée à la rencontre de Marc Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin…Il est vrai qu’elle avait du nez !

Tout à fait autre chose.

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la disparition de Mouloudji (14 juin 1994) dont je suis un inconditionnel. Je vous renvoie vers le billet que je lui ai consacré l’année dernière.

Allez, tiens, le temps des cerises car, comme disait mon aïeule: A la saint Rufin, des cerises plein la main.

Et autre chose encore.

Au Québec la police est sur les dents (les dents des autres évidemment). Les Grecs continuent leur descente aux enfers. (Si l’on en croit Ovide dans ses Métamorphoses: Le Chaos est un gouffre sans fond où l’on fait une chute sans fin..) En Espagne les banques vont se goinfrer de 100 milliards d’euros… En Tunisie, c’est reparti pour un tour, mais sans BHL. L’OTAN nous prépare un coup de Jarnac en Syrie; sans doute une répétition grandeur nature avant l’Iran… En Afghanistan, les piou-piou continuent à se faire dézinguer. L’UMP n’en finit pas de se FNiser. En Russie, des milliers de manifestants défilent… Et en douce-France-cher-pays-de-mon-enfance les médias consacrent leurs « Unes » à un malheureux tweet de la copine du président. On marche sur la tête, madame Michu.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

T’es rock coco ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 13 juin, 25è jour de Prairial dédié à la Tanche (c’est le moment de s’en payer une…)

Vous connaissez dorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ».

Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles.

Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE.

Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété.

Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarnenez, il y avait surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passaient Georges Perros, à peine débarqué de son invraisemblable moto, ou Yan Balinec et on se rapprochait d’eux comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait tard dans la nuit.

M…., v’la le cénobite nostalgique. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

Leçon de choses…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la pédagogie active et du gros-lait réunis, bonjour !

Nous sommes donc mardi 12 juin 2012, 24è jour de prairial dédié au gaillet, encore
surnommé le caille-lait. On dit que cette plante possède une enzyme qui permet au lait de cailler. Mais d’une manière générale, on la considère comme de la mauvaise herbe. Le gaillet gratteron est assez connu car il a la particularité de s’accrocher à tout ce qui passe à sa portée. Mon aïeule, qui se targuait d’en connaître un rayon en plante médicinale, en faisait une sorte de pommade qui était censée lutter contre les irritations. 100G de cette plante, 50g d’écorce d’orme, 500g de saindoux et vous faites chauffer en tournant sans cesse. Regardez cette jolie photo, il s’agit d’un papillon que l’on nomme le sphynx du caille-lait. Etonnant, non !

Enfant, je fréquentais l’école communale de garçons, rue Victor Hugo à Douarnenez. C’est d’ailleurs la seule école que j’ai réussi à fréquenter vraiment; après les choses se sont franchement dégradées. Le maître d’école (oui, on disait maître d’école) faisait tous les mercredis après-midi « leçon de choses ». Car à cette époque là, le mercredi c’était le jeudi, vous suivez…

Donc, lorsque le temps le permettait, la leçon de choses se déroulait en extérieur et, avec trois bouts de ficelle le maître nous faisait découvrir les lois de la nature. c’était une double leçon tendant à faire apprendre à la fois une chose et un mot, un fait et son expression, un phénomène et le terme qui le désigne, et par extension toute une classe de phénomènes et toute une classe de mots qui les expriment. 

Ce week-end, la leçon de choses c’était pour la droite en Bretagne; sauf pour Marc Le Fur dont la démagogie populiste n’a d’égale que celle de son acolyte le maire de Loudéac. Allez Loïc faut mobiliser… Allez portez vous bien et à demain peut-être.

Encore un grand bonhomme…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’insurrection et du Fernet branca réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 11 juin, 23è jour de Prairial dédié au Chèvrefeuille.

Après avoir évoqué samedi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui lui aussi a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay Haute Loire. Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes où il est renvoyé du lycée. En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’État en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père qui ne partage pas ses idées, le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. à droite: son portrait réalisé par Nadar. Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire », dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé, « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune. Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge », appel à l’insurrection, c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante » puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édités sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Encore un sacré bonhomme. J’ai franchement l’impression que le moule est cassé et qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.