Encore un grand bonhomme…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’insurrection et du Fernet branca réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 11 juin, 23è jour de Prairial dédié au Chèvrefeuille.

Après avoir évoqué samedi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui lui aussi a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay Haute Loire. Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes où il est renvoyé du lycée. En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’État en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père qui ne partage pas ses idées, le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. à droite: son portrait réalisé par Nadar. Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire », dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé, « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune. Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge », appel à l’insurrection, c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante » puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édités sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Encore un sacré bonhomme. J’ai franchement l’impression que le moule est cassé et qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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