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Une chanson pour Québec…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du potimarron et de la liberté réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 04 juin, 16è jour de Prairial dédié à l’Oeillet. Cette fleur restera pour moi éternellement liée à ce mois révolutionnaire, d’avril 1974 et à cette fête populaire dans les rues de Lisbonne. Mais aujourd’hui mes pensées se tournent vers les québécois et leur ténacité face aux forces ultralibérales. Je leur dédié donc une chanson pour la crise, à déguster sans modération aucune d’autant qu’elle est interprétée par « La Bolduc« . Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de cette chanteuse Québecoise, voici quelques éléments de référence.

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La Bolduc (née Mary Rose Anna Travers le 4 juin 1894 à Newport (Gaspésie), Québec et morte à Montréal le 20 février 1941) est un auteur-compositeur-interprète québécois. Musicienne autodidacte, considérée comme la première « chansonnière » du Québec, elle connaît un succès phénoménal auprès du public québécois et la consécration par le biais du disque.

Madame Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de fraîcheur: trouver les mots justes et l’humour nécessaire en plein cœur de la crise économique des années 1930, en racontant le quotidien des petites gens de la ville et des campagnes et ce, dans la langue du peuple.

Née à Newport, petit village de pêche et d’exploitation forestière sur la côte sud de la péninsule gaspésienne, Mary Travers vient d’une grande famille à ascendance Irlandaise. Même si sa famille avait peu ou pas de tradition musicale, elle apprend à jouer du violon, de l’harmonica, de l’accordéon et de la guimbarde et aussi, à turluter (oui, oui,). À 13 ans, elle quitte son village pour Montréal, où elle travaille comme domestique. En 1914, elle se marie avec un commerçant, Édouard Bolduc, et ils ont de nombreux enfants. Avec le début de la Dépression, elle se produit en public afin d’accroître le revenu modeste de la famille.

Du jour au lendemain, elle devient très connue au Québec, et tout le monde l’appelle «La Bolduc».

Durant les années 1930, elle enregistre 85 de ses chansons sous étiquette Starr. Celles-ci sont écrites en français familier et portent sur des événements banals, exprimant les joies et les peines des gens ordinaires durant cette période difficile. Surtout, elles font rire les gens au sujet des choses qui les accablent le plus.

J’aurais aimé vous faire écouter « Johnny Monfarleau » que j’avais entendu dans les années 70 interprétée par Bernard Lavillier lors d’une soirée, disons, festive, mais je n’ai pas trouvé l’enregistrement que je voulais de ce titre. Afin que nul ne se méprenne, je précise que « la turlute » est un art musical Québecois qui consiste à chanter sans paroles en répétant un motif sonore sur un rythme rapide et comme si les sons roulaient dans la gorge, à la façon d’une rengaine. Dans les années 30, en Gaspésie ou à Montréal, on disait « La Bolduc » comme ailleurs, plus tard, on dira « La Callas », c’est vous dire !

Allez, haut les coeurs les amis, continuez à turluter, hasta la victoria siempre…