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La propriété…C’est le vol !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de l’Anarchisme méritant et du baba au rhum réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 30 juin 2012, 12è jour de Messidor dédié à l’artichaut qui est au léonard ce que la frite est au belge, la poule au pot, et la dette au FMI…

Le 30 juin 1840, sortie du livre de PROUDHON « Qu’est-ce que la propriété? ou Recherche sur le principe du droit et du gouvernement ». Ce premier mémoire est dédié à l’Académie de Besançon. Cela provoque un scandale; cette dernière exige le retrait de la dédicace, et somme Proudhon de venir s’expliquer devant elle.

Le bac est passé mais je ne résiste pas au plaisir de vous proposer ce petit devoir de vacances: «Sachant qu’il existe une quantité finie d’objets appropriables. Un droit de propriété sur ces objets va développer un nombre fini de propriétaires possédants les objets. Plus un propriétaire possède d’objet, plus il est puissant, plus il peut posséder d’objets. Nous avons donc ici une boucle de rétroaction positive. De plus, plus un propriétaire possède d’objets, moins les autres en possèdent, moins ils sont puissants, donc moins ils peuvent posséder. Nous avons ici une deuxième boucle de rétroaction positive. (Le terme de rétroaction positive est très souvent employé dans le domaine du changement climatique. Certains facteurs comme l’augmentation des températures vont provoquer des effets sur le climat qui à leur tour vont accentuer l’augmentation des températures. C’est alors un cercle vicieux qui s’enclenche et qui accentue le phénomène.) Par conséquence, l’état stationnaire d’un système économique basé sur le principe de la propriété a pour conséquence directe l’établissement de monopoles, et d’accroître les inégalités. Or l’homme doit pouvoir profiter des objets dont il a besoin, et ce de manière équitable. Le concept de propriété dépossède donc l’homme de ce droit. Donc, la propriété, c’est le vol. » Voilà, je ramasserai les copies en septembre mais, d’ici là vous pouvez déposer vos commentaires.

 Le foot, le foot, le foot.

C‘est donc vrai, la France et l’Allemagne sont sorti de la zone « Euro 2012″ et ce sont deux pays du bord de la Méditerranée et de la banqueroute réunies qui vont s’affronter en finale…

Décidément, le foot a ses raisons que la banque centrale ne connaît pas. Humiliante leçon de choses pour ces parangons de l’austérité que sont nos leaders de l’UE… Les « Bleus » n’ont plus que leurs yeux pour pleurer et leur prime pour rigoler. Quand à la « Mannschaft » ils viennent contredire  la célèbre citation du footballeur anglais Gary Lineker : « Le football est un jeu simple : 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent. ».

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Deux bouteilles de Vespreto contre une de teinture d’iode…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la quadrature du cercle et du carré de l’hypoténuse réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 29 juin 2012, 11è jour de Messidor dédié à la coriandre.

C‘est une plante aromatique  employée pour de nombreuses préparations culinaires, particulièrement en Asie, en Amérique latine et dans la cuisine méditerranéenne. Les feuilles sont généralement utilisées fraiches en accompagnement ou comme condiment. La coriandre est également une plante médicinale, reconnue notamment pour faciliter la digestion. La coriandre est aussi appelée « persil arabe » ou « persil chinois ». Son nom arabe est كزبور / kuzbūr (bien qu’à Alger, on l’appelle حشيش / hachiche – qui signifie, littéralement, « herbe »). Mais bon, ne rêvez pas… Les vieux savoyards se souviennent encore de la recette d’une liqueur appelée Vespretò: Elle tire son nom de trois verbes : vesser, péter, roter, soit les effets attendus lorsque l’on souhaite nettoyer un appareil digestif encombré. Prenez deux pintes d’eau de vie, ajoutez-y deux graines d’angélique, une once de coriandre, une pincée de fenouil. Rajoutez le jus de deux citrons avec le zeste, une livre de sucre. Faites infuser pendant quatre à cinq jours puis filtrez et mettez en bouteille… yec’hed mat !

Tout à fait autre chose.

Vous vous souvenez de Fukushima ? Et bien, la compagnie TEPCO a fait état de niveaux records de radiation dans les sous-sol du bâtiment qui abritait le réacteur N°1 dans la centrale accidentée. 10 300 millisieverts/heure, soit une dose avec laquelle l’homme devient malade au bout de quelques minutes et meurt en peu de temps…  « Les travailleurs ne peuvent pas pénétrer en ces lieux et nous devrons préparer le démantèlement à l’aide de robots », a expliqué Tepco. La compagnie dont les finances ont été dévastées par les conséquences de la catastrophe a été nationalisée mercredi, suite à une augmentation de capital grâce à un apport de l’Etat. Les nippons n’ont plus qu’à stocker de la teinture d’iode…

Euh, j’allais dire: portez vous bien… Allez, à demain peut-être.

Embrassons-nous, Folleville…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis des cénobites tranquilles et des félidés réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 28 juin 2012, 10è jour de Messidor dédié à la faucille et, normalement c’est l’été depuis quelques jours… Oui, l’ÉTÉ, en vieux françois: ESTÉ, du grec  aithein, qui signifiait « faire brûler » et qui a donné aithêr « ciel lumineux », « région supérieure de l’air ».
Le fait que le mot été soit aujourd’hui un masculin est certainement dû aux autres noms de saison, tous masculins. La forme aestivus signifiant « de l’été », a donné en bas latin aestivalis, qui a donné estival.

En tous cas, c’est désormais chose faite: Le Président, préside, le gouvernement gouverne et l’assemblée légifère… Tout est en place pour « le changement c’est maintenant ». Les premiers à remporter la médaille en chocolat avec la ficelle du même métal ce sont les smicards. Compte tenu du rattrapage dû à l’inflation, ils percevront environ six euros supplémentaires en fin de mois. Autant dire qu’avec l’augmentation du prix du gaz, des clopes, des transports, de la communication et du reste; leur pouvoir d’achat va diminuer encore un peu plus… Pendant ce temps là, les fouteux de l’EDF (oui, c’est comme cela qu’on cause aujourd’hui: EDF pour équipe de France) vont palper un peu plus de 100 000 euros en récompense de leurs exploits et de leur conduite exemplaire au cours de l’Euro 2012. Comme le titre le « Canard »: le changement, c’est lentement…

Or donc, une météo à gerber, une équipe de France à ch…, une politique rose-bonbon, mon lumbago qui se réveille et on voudrait que je chante embrassons-nous Folleville. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ida Mett, militante oubliée…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’utopie libertaire et du caramel au beurre salé réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 27 juin 2012, 9è jour de Messidor et c’est le jour de Stéphanie alias madame dansmacuizine. Non contente d’être quasiment le N°1 des blogs culinaires, elle s’offre le luxe d’avoir son anniversaire le jour que les républicains dans leur calendrier ont dédié à l’absinthe… C’est très fort ! J’ajoute qu’elle a eu la délicatesse de rejoindre la chaine « la radio des blogueurs » chère à Lolobobo, ce qui dénote une ouverture d’esprit remarquable. Donc, bon anniversaire.

Un autre anniversaire, c’est celui de la disparition d’une militante anarchiste, fort injustement oubliée: Ida Lazarévitch-Gilman, dite Ida Mett.

Née dans une petite ville industrielle de Russie et issue de parents (dont Meyer Gilman) marchands d’étoffe, Ida Mett se consacre à la médecine. Elle est arrêtée pour menées subversives, quelques semaines avant d’obtenir son diplôme. À vingt-trois ans, elle s’enfuit seule de Russie avec des contrebandiers juifs. Elle vit deux ans chez des parents en Pologne, puis arrive à Paris en 1926.

Avec Voline et Pierre Archinoff, elle co-rédige la revue Dielo-Trouda (L’œuvre du travail). En 1928, elle se voit exclue du groupe pour rites religieux. Elle avait allumé une bougie à la mort de son père. (cela me rappelle l’histoire du groupuscule « Molotov » qui sévissait  après 68 à Rennes. Proche du PCMLF, c’étaient des purs et durs. En fait, ils étaient trois; deux furent exclus par le troisième pour déviance petite bourgeoise, ils étaient sortis ensemble.) Ida Mett et son mari Nicolas Lazarévitch seront expulsés la même année.

En 1932, elle donne naissance à un fils qu’ils appellent Marc. Ils s’installent en Belgique jusqu’en 1936. Ils font des incursions illégales en France, pendant deux ans, puis en Espagne. Là, ils rencontrent  Ascaso et Buenaventura Durruti. Grâce à leur aide, ils y organisent plusieurs réunions publiques. À cette même période, Ida Mett fréquente les milieux anarchistes et pacifistes belges.

Elle reprend ses études de médecine et obtient son diplôme en 1930, mais n’a le droit d’exercer ni en Belgique ni en France. Avec son mari, elle revient clandestinement en France en 1936. En 1938 éclate la polémique entre Ida Mett et la Révolution prolétarienne qui a pour contexte l’antisémitisme.

Le 8 juin 1940, ils sont de nouveau arrêtés puis emprisonnés. Lui est envoyé au camp
du Vernet et en ressort au bout de trois mois ; quant à Ida Mett et son fils, ils sont enfermés au camp de Rieucros jusqu’en avril 1941. Ils sont transférés à Marseille, prévoyant un exil aux États-Unis. Mais cela leur est refusé. Elle devient secrétaire du syndicat du gaz de banlieue à la bourse du travail. De 1948 à 1951, Ida Mett travaille comme médecin dans un préventorium d’enfants juifs à Brunoy (Var). En février 1948, elle termine d’écrire son seul livre rédigé en français Souvenirs sur Nestor Makhno et dans La Commune de Cronstadt, crépuscule sanglant des soviets, elle est une des premières à dénoncer la répression de Kronstadt. À partir de 1950, elle est traductrice technique dans l’industrie chimique et ce jusqu’à la fin de ses jours.

Allez, voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Une trompette bien embouchée…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la géométrie et du caviar d’aubergine réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 26 juin 2012, il pleut toujours et c’est le 8è jour de Messidor dédié à l’échalote. Autant vous dire que dans le Léon où réside votre serviteur, c’est fête nationale… Aujourd’hui, histoire de ne pas se laisser gagner par la désespérance des jours de pluie; je vous invite à (re) découvrir un trompettiste de jazz.

Clifford Benjamin Brown (ou de son surnom Brownie) est un trompettiste de jazz et compositeur américain né à Wilmington dans l’État de Delaware le 30 octobre 1930 et mort lors d’un accident de la route le 26 juin 1956. embraceable you. Je vous laisse traduire.

Dernier des huit enfants de la famille Brown, et dont le père rêvait d’avoir un descendant artiste de jazz, Clifford n’a pourtant commencé à jouer vraiment de la musique qu’à partir de 14 ans. Son père lui offrit pour son anniversaire une trompette, qui attendait
dans un écrin au fond d’un cagibi, mais qui attirait l’attention de l’adolescent depuis quelques années.

En 1944, Clifford Brown commence à suivre des cours auprès d’un trompettiste local très doué, Robert Lowery, ami de Dizzy Gillespie. À l’âge de quinze ans, Clifford, devenu lycéen, approfondit auprès de Lowery ses connaissances musicales de façon intensive à la Howard High School, s’initiant même au piano, au vibraphone et à la contrebasse.

Au début des années 50 il enregistre pour la première fois sous son nom pour le label Blue note. En 53 il rejoint Lionel Hampton pour sa grande tournée européenne.

En fin 1954, il accompagne Sarah Vaughan.  Ses derniers enregistrements en studio se font le 22 mars 1956 avec Sonny Rollins. Suivent deux enregistrements « live » avec Max Roach, et une ultime jam session en compagnie de musiciens locaux après une brillante jam session au « Music City Club », à Philadelphie, le 25 juin 1956.

La même nuit, Brown et Powell (le frère de Bud Powell) prennent la Pennsylvania Turnpike pour rejoindre Chicago dans une voiture conduite par Nancy, la femme de Richie. Sous la pluie battante, celle-ci perd le contrôle du véhicule et sort de la route. Aucun des trois occupants ne survécut à l’accident.  Clifford Brown étant tellement modeste qu’il a cherché tout au long de sa courte carrière à se faire oublier. Il a inspiré de nombreux artistes dont Winton Marsalis.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La bataille de Little Big Horn…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’histoire ancienne et du vin nouveau réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 25 juin 2012, 7è jour de Messidor dédié au concombre. Pas celui de Mandryka dont la philosophie à peine masquée me fait toujours autant rigoler. Mais profitons de cette date pour nous souvenir de ce 25 juin 1876 où les tuniques bleues de Custer ont mordu la poussière des Black Hills.

La bataille de Little Big Horn, surnommée aux États-Unis Custer’s Last Stand (« l’ultime résistance de Custer »), et en sioux la bataille de la Greasy Grass, est une bataille qui opposa les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l’US Army du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux rassemblés sous l’influence de Sitting Bull.

Elle s’est déroulée les 25 et 26 juin 1876 à proximité de la rivière Little Bighorn (« petit mouflon », un affluent du Bighorn), dans l’est du Territoire du Montana, près de ce qui est aujourd’hui Crow Agency dans l’état du Montana.

C‘est l’action la plus célèbre de la Grande guerre Sioux de 1876 (aussi connue sous le nom de guerre des Black Hills) et résulta par une victoire écrasante des Indiens menés par Crazy Horse, le chef Sioux Gall et le chef cheyenne Lame White Man. Custer et 267 de ses hommes périrent dans cette bataille. Tiens, une vidéo de Johnny Cash et Buffy Sainte-Marie qui nous parlent de Custer…

À Little Big Horn, 263 hommes du 7è de cavalerie  trouvent la mort, et 38 sont blessés. Les dernières recherches des historiens laissent penser que les pertes amérindiennes ont été très lourdes, allant de 190 morts et 200 blessés au total à 200 morts sur le champ de bataille, sans compter les morts par blessure. Globalement, la moitié de ses 647 hommes du 7e de cavalerie est hors de combat (tués/blessés) et les Amérindiens ont perdu environ un tiers de leurs 1 500 guerriers disponibles. A droite: Sitting Bull.

Durant cette bataille, le lieutenant-colonel CUSTER ainsi que le chef Cheyenne Lame White Man trouvèrent la mort. Cette bataille eut un grand retentissement dans l’opinion publique américaine, et conduisit au massacre de la Wounded Knee Creek, quatorze ans plus tard. Devenue un mythe, elle est l’une des batailles les plus célèbres de l’histoire des États-Unis, étudiée de façon approfondie par les historiens et faisant toujours l’objet d’une littérature abondante. Souvenez vous de  Little Big Man avec Dustin Hoffman.  Le site de la bataille est préservé comme monument national.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La mémoire des vaincus…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis du rite Ecossais et des petits pois extra-fin réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 24 juin 2012, sixième jour de Messidor dédié au romarin.

Le 24 juin 1924, naissance de Michel RAGON et je voulais profiter de cette date anniversaire pour vous en dire quelques mots.

Michel Ragon est né par hasard à Marseille le 24 juin 1924, mais il passe toute son enfance à Fontenay-le-Comte dans une famille paysanne vendéenne misérable. Orphelin de père à 8 ans, il arrive à 14 ans avec sa mère à Nantes où il exerce plusieurs petits métiers (garçon de courses, aide-comptable, mécanicien, emballeur…). Déjà passionné de lecture depuis son enfance, il découvre de nouveaux auteurs (Rousseau, Hugo, Verne, Gide…) grâce entre autres aux bibliothèques des appartements que sa mère est chargée de garder. Dans cette grande ville de Nantes, il découvre également la peinture au Musée des Beaux-Arts de Nantes, où il se rend souvent, ainsi que la musique classique au théâtre Graslin. En 1943, à 19 ans, il rencontre les poètes de « l’école de Rochefort », Jean Bouhier et René-Guy Cadou et le peintre James Guitet qui restera son ami. Fin 1943, auteur de tracts contre l’occupant allemand, il est recherché par la Gestapo. Prévenu à temps, il s’échappe de justesse et retourne se cacher dans sa famille, dans le bocage vendéen. Il rentre à Nantes en 1944. Mais il n’y reste pas longtemps. Avide de connaissances, de rencontres et de nouveaux horizons, il monte à Paris en 1945.

De sa rencontre avec Henry Poulaille et peut être surtout avec Armand Robin et le mouvement libertaire naîtra sa vocation d’écrivain et son engagement anarchiste. Véritable autodidacte (il présentera néanmoins un doctorat d’Etat à plus de cinquante ans), il collabore à divers journaux comme « Les cahiers du peuple » dont il est rédacteur en chef. Sa soif de connaissance l’amène à découvrir et fréquenter le milieu des peintres. Il devient critique d’art, membre du groupe Cobra en 1949. Il publie ses premiers romans autobiographiques : « Drôles de métiers » « Drôles de voyages ». En 1954 son recueil de poésie « Cosmopolites » reçoit le « Prix des Poètes ». Il se passionne ensuite pour l’architecture et écrit plusieurs ouvrages qui font toujours référence en la matière. Il réalise également une nouvelle « Histoire de la littérature prolétarienne en France » (1974), puis des romans tel que « Les mouchoirs rouges de Cholet » (1983) qui rencontrent un vif succès.

Personnellement j’ai particulièrement apprécié « la mémoire des vaincus » paru chez Albin Michel en 199O. Une fresque passionnante de l’histoire prolétarienne, véritable traversée du XXè siècle où le héros croise tour à tour, Lénine, Durruti, Nestor Makhno, la bande à Bonnot… Un voyage parmi les oubliés de l’histoire, anarchistes, libertaires et utopistes.Mais il faut lire aussi « le roman de Rabelais » et son exceptionnel « dictionnaire de l’anarchie ».

Et puisque vous êtes dégouté de la télé, de son foot, de ses jeux débiles, de ses infos décérébrées, (re)mettez vous à la lecture et offrez vous quelques pages de Michel Ragon. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

La radio des blogueurs…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du marais poitevin et du p’tit salé aux lentilles réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 23 juin, cinquième jour de Messidor, habituellement dédié au mulet. Attention, pas le poisson hein. Non non, cette bonne vieille mule issue d’une jument trait mulassier poitevin et d’un baudet du Poitou, c’est la plus grande et la plus forte des mules. Autrefois fleuron de la production mulassière française et reconnue dans le monde entier, elle a failli disparaître. Il y avait la mule du pape, voici celle du Poitou. Je crois entendre dans le fond de la classe quelques ricanements sardoniques, à l’idée sans doute, que j’allais évoquer la figure d’une élue fort entêtée et rétive comme pas deux. Que nenni.

Tout à fait autre chose.

Je me suis fait « altaggé » par MHPA pour faire écho à la virevoltante initiative de Lolobobo sous le nom de: la radio de l’été des blogueurs. Je m’y plie donc avec plaisir. Voici comment ça marche. Euh, c’est lui qui cause, j’ai laissé les fôtes et tout…:

  • Tu choisi ta chanson de l’été (ça peut être une chanson que tu écoute en ce moment, un groupe qui joue du coté de chez toi, ou une chanson qui a accompagné un de tesEtés précédents)
  • Tu fais un beau billet sur ton blog avec :
  • Un lien vers ta chanson de l’été (ou une video youtube de la chanson)
  • une copie de la règle du jeu
  • Un lien sur ce billet (çà me simplifiera la tache pour retrouver ta participation)
  • Une liste de deux ou trois blogueurs que tu souhaites tagger dans cette chaine pour qu’a leur tour ils nous proposent leur chanson de l’été. ensuite, à partir de la semaine prochaine, le player de radio va commencer à diffuser. tu pourras donc écouter la radio des blogueurs :
  • Sur ton site en intégrant le player (qui sera disponible dans quelques jours par là)
  • Sur Facebook en allant aimer la page de la radio
  • ou sur Twitter (via le compte @radioblogueurs ou le tag #radioblogueurs2012).
  • Voilà, pour ma part, j’ai en mémoire l’été 68 qui succédait à un printemps relativement agité (je dis ça pour les plus jeunes) et avec ma belle amie, on écoutait ça:
  • Je vois bien madame dansmacuizine nous mijoter une chanson de l’été. Bon, ça c’est fait; je me suis un peu emmêlé les pinceaux dans les paragraphes, les alinéas, les liens; mais l’essentiel, c’est de participer. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

« Nous vivons la fin de l’évidence démocratique »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’utopie galopante et de la chicorée Leroux réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 22 juin 2012, quatrième jour de Messidor dédié à la Véronique, jolie petite fleur qui doit son nom à sainte Véronique (bien connue dans son immeuble) qui aurait recueilli un linge portant les traits du Christ et aurait, grâce à ce linge, guéri l’empereur Tibère  de la lèpre. Or la véronique officinale était utilisée autrefois en application sur les plaies des lépreux (d’où son nom familier d’herbe-aux-ladres).

Tout à fait autre chose:

Je vous propose une petite réflexion, amicalement copiée sur le site Agora vox, et qui reprend une idée déjà exprimée ici: Vivons nous la fin de la démocratie?

Professeur en science politique, Loïc Blondiaux exprime son point de vue dans une interview pour La Vie des idées : nous avons fini de croire ce qui paraissait une évidence, à savoir que nous vivions en démocratie.

Loïc Blondiauxévidence, à savoir que nous vivons en démocratie.

 

Il rappelle que la « démocratie » représentative inventée au XVIIIe siècle, l’a été contre la démocratie véritable. Cette usurpation d’identité avait fini par être acceptée, le régime représentatif finissant, insensiblement, par être assimilé à la démocratie. Cette illusion commence à prendre fin aujourd’hui : « Les masques tombent, et l’on découvre que nous ne sommes pas, et que nous sommes de moins en moins en démocratie ».

Alain Cotta, auteur du Règne des oligarchies, avait été l’un des premiers à dire dans un média, le 14 février 2011, que la démocratie était « un leurre ». L’idée était encore peu répandue. Etienne Chouard, au fil de ses interventions sur Internet, l’a popularisée. Depuis, elle s’est répandue comme une traînée de poudre, jusqu’à s’incarner en Espagne dans le mouvement des Indignés. Même s’il est encore faible en France, ce mouvement qui conteste la représentation témoigne, selon Blondiaux, de cette prise de conscience. Il considère que le vote n’est plus suffisant pour faire vivre notre démocratie, le processus représentatif doit être enrichi par une implication plus forte des citoyens : « Il faut multiplier, entre les élections, les épreuves de légitimité, il faut donner la possibilité aux citoyens d’interpeller le pouvoir, il faut obliger le pouvoir à rendre des comptes. » Il faut aussi permettre aux citoyens de participer davantage. Des capacités d’auto-organisation existent selon lui à l’intérieur de la population, comme en témoignent les Indignés, et le processus politique doit apprendre de ces expériences.

Blondiaux évoque, en guise d’exemple, l’expérience islandaise, injustement méprisée en France : « L’Islande a pensé un dispositif constituant, dans lequel une assemblée de citoyens tirés au sort a élaboré des projets, a essayé de définir des perspectives, qui ont été reprises par un groupe de citoyens ordinaires élus, c’est-à-dire qu’on s’est débarrassé des représentants. Ces citoyens ont consulté, sous la forme d’une wiki-constitution, le peuple entier, qui a annoté cette constitution, et cette constitution sera soumise in fine au référendum. Ce mélange de démocratie participative, de débat public approfondi, et de démocratie directe, qui laisse à chacun la possibilité de peser sur le processus, me paraît aller dans le bon sens. »

Bon, ben, allez, en avant, yaka faut qu’on… Réfléchissez, portez vous bien et à demain peut-être.

I’m in the mood…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la boule bretonne et du café serré réunis, bonjour !

Aujourd’hui, jeudi 21 juin, troisième jour de Messidor dédié à l’oignon, c’est le solstice d’été et j’avais donc le choix (pas dans la date) entre l’histoire de cette plante à bulbe de la famille des liliacées, les feux de la St Jean, la fête de la musique, l’anniversaire de la naissance de Guy Lux ou celui de la mort de Bolko II, Duc d’Opole, en 1356… J’aurai pu parler de fouteballe et de cette affligeante démonstration de néantitude que nous devons à l’équipe de France face à de fiers suédois. De ces grands garçons qui s’efforcent de jouer à la baballe pendant que Loulia Timochentko se fait des tresses dans sa cellule; à tel point que je m’interroge depuis fort longtemps sur l’état du lobe frontal gauche de ces sportifs. D’ailleurs, la photo ci-contre en dit plus que le ferait un long discours sur les us douteux de ces gus fouteux…

Finalement j’ai opté pour un petit hommage à John Lee HOOKER, décédé il y a onze ans le 21 juin 2001.

John Lee Hooker est un des onze enfants d’un métayer du Delta, prédicateur de son état et qui décédera peu après sa naissance. Il sera initié au blues par son beau-père Willie Moore. A treize ans John Lee quitte le domicile familial et atterrit à Memphis où il va pouvoir jouer avec B.B. King. En 1937, il gagne Cincinnati dans le Nord et exerce plusieurs petits boulots. Quelques années plus tard il rejoint Detroit, cité de l’industrie automobile, comme des milliers de Noirs sudistes. Très vite il devient le principal bluesman de la ville. Ce n’est qu’en 48 qu’il va enregistrer et devenir professionnel. C’est de cette époque que date le célèbre I’m in the mood.

Au début des années soixante il va écumer les festivals avec un répertoire de blues et de folk-songs accompagné par sa guitare acoustique. En 62 il fait partie de la toute première tournée européenne de l’American Folk Blues Festival. 1970 le voit s’adapter avec facilité et succès à l’émergence du Rock-blues. Succès colossal qui va faire de lui une figure emblématique, quasi patriarcale du Rock. Dans les années qui suivirent John lee Hooker va devenir une star internationale incontestée. Parmi ses derniers albums, retenez Urban blues qui contient l’original de Motor city is burning appelé à devenir le premier tube de MC5. Hooker a influencé et collaboré avec les plus grands tel Van Morrisson, les Beattles, Santana ou Keith Richards. Une pensée émouvante pour sa participation dans le film The Blues Brothers dans lequel il interprète son tube Boom Boom.

Son style, unique et authentique à la fois, en a fait l’un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le blues  et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.