CARPE DIEM…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’ichtyologie et du sandre au beurre blanc réunis, bonjour !

Puisque nous sommes le 14 mai, 25 de floréal, célébrons la carpe puisque les républicains lui ont dédié ce jour.

 

Selon une légende chinoise, les carpes du fleuve jaune, après avoir remonté le fleuve, s’envoleraient vers le ciel en se transformant en dragons. Cette légende serait à l’origine des koi nobori, qui représentent plus généralement la force et la persévérance des carpes qui remontent à contre-courant les rivières et cascades. Les Koinobori signifiant comme chacun le sait, « banderole de carpe » en japonais, sont des manches à air en forme de carpe Koï hissées au Japon pour célébrer Tango no sekku , évènement traditionnel qui est désormais une fête nationale, le Kodomo no hi (jour des enfants).

Ces bannières sont accrochées le long de perches en bambou, La première et la plus large, magoi, est noire et représente le père ; la deuxième, higoi , est rouge et représente la mère, puis l’on ajoute une carpe pour chaque enfant de la famille. Parfois, on suspend aussi des rubans rouges et blancs ou une manche à air multicolore symbolisant les flots des rivières.

Après Fukushima et avant la prochaine catastrophe, les japonais doivent surtout se dire aujourd’hui, CARPE DIEM en relisant le célèbre poème d’Horace:

Tremble, Leuconoé, de chercher à connaître
L’heure de notre mort; fuis les calculs pervers
De Babylone. À tout il vaut mieux se soumettre
Que Jovis te concède encor d’autres hivers,
Qu’il les borne au présent, dont mugit l’onde étrusque,
Sois sage, emplis ta cave, et d’un si court chemin
Ôte le long espoir. Je parle, et le temps brusque
S’enfuit. Cueille le jour, sans croire au lendemain.

Cultureux, le cénobite aujourd’hui… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

3 commentaires

  1. jancyve

    Cltureux, cultureux, très cultureux aujourd’hui, il manque la petite pointe d’humour habituel, le cénobite serait-il un peu taciturne par les temps qui courent?

  2. Bargougnan

    Continuons dans le cultureux pour rester dans l’ambiance…
    Une petite remarque, pas pédante pour un euro mais pour juste pour faire avancer le shmilblick, rapport à la traduction du cher Horace… « Emplis ta cave » n’est pas vraiment dans l’esprit du poème… Quand on met du vin en cave on est dans le futur… En fait il est demandé au lecteur de filtrer son vin (« vina liques »). Or le vin était alors filtré deux fois : la première effectivement pour le mettre en cave, et la deuxième au moment de le boire… et cette dernière version semble mieux convenir : là on est bien dans le diem qu’il faut carper !
    On peut donc dire plutôt : « Sers à boire »…
    Voilà. À la bonne vôtre !

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