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La tarte à la Mirabeau…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’hypallage* et du kouign amann réunis, bonjour !

Cela n’a l’air de rien mais, on avance, on avance (*d’un pas décidé)…

Avez vous noté que nous sommes déjà le jeudi 17 mai 2012, 28è jour de Floréal et, je ne vous le cacherai pas plus longtemps, c’est le jour de la Buglosse… Plante herbacée de la famille des Boraginaceae ce qui, vous l’avouerez n’est pas commun. Cela fait partie des mystères du calendrier républicain qui reste pour moi source d’émerveillement autant que les noms donnés aux figures de rhétorique tel l’hypallage.

Recette de la tarte à la Mirabeau.

Tiens, une devinette. Qui a dit: « Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien ! Voici la liste des propriétaires français. Choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de citoyens ; mais choisissez ; car ne faut-il pas qu’un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple ? Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit. Ramenez l’ordre dans vos finances, la paix et la prospérité dans le royaume (…). Vous reculez d’horreur… Hommes inconséquents ! Hommes pusillanimes ! Et ne voyez-vous pas qu’en décrétant la banqueroute, vous vous souillez d’un acte 

mille fois plus criminel ? (…) Croyez-vous que les milliers, les millions d’hommes qui perdront en un instant, par l’explosion terrible ou par ses contrecoups, tout ce qui faisait la consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime ? Contemplateurs stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la France, impassibles égoïstes, êtes-vous bien sûrs que tant d’hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets dont vous n’avez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse ? Non : vous périrez.« 

Alors, est-ce Philippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud… Rayez les mentions inutiles. En vérité, il s’agit d’un discours prononcé par Mirabeau en 1789  et qui exhortait l’Assemblée constituante, face à la crise, à décider la confiscation d’un quart des plus grandes fortunes. Ce discours aurait très bien pu être prononcé hier à Athènes ou à Madrid tant il est d’une criante actualité. Mais, cornes de bouc…Qu’est-ce qu’on attend !

Allez, merci encore d’être passé par ici, j’espère que vous avez trouvé facilement. Portez vous bien et à demain peut-être.