Tu t’rappelles Saint-Servan ?

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’athéisme et du pâté en croûte réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 12 mai 2012, 23è jour de Floréal dédié à la Bourrache. Cela ne s’invente pas… C’est une plante herbacée qui, dit-on, se mange en salade. Mais bon, je dis ça, je dis rien…

En consultant mes calendriers, je remarque que lon fête aujourdhui les Servan. Encore une histoire de saint me direz vous, ce qui est tout de même plus respectable qu’une histoire de fesses… Saint Servan donc, serait le fils d’Obeth, bien connu dans sa paroisse, roi de Chanaan et d’Alpia, fille du roi d’Arabie. Âgé de 7 ans à la mort de son père, il est placé auprès de l’évêque d’Alexandrie, Magonius. De ce maître il recevra son nom, parce quil devait servir Dieu nuit et jour. À 20 ans, il reçoit l’habit monastique et retourne au Chanaan. Les habitants le choisissent comme évêque. Sur les conseils d’un ange,(oui, à cette époque là, les conseillers en com étaient des anges) il se rend à Jérusalem pour succéder à l’évêque Jacob décédé. Puis il gagne Constantinople, et Rome où il occupera le siège papal. Abandonnant cette charge, il se retire à Culross en Écosse, y fonde une église, puis rend visite à saint Adamnan à Lochleven et reste en sa compagnie. Il gagne le pays de Fife, et, après avoir fondé de nombreuses églises, meurt dans sa cellule de Dunning. L‘origine de son culte en Bretagne serait due à Charlemagne. L’empereur des Francs aurait fondé et dédié au saint une église à Alet, l’actuel Saint-Servan en Saint-Malo 35. Alet aurait alors perdu son nom au profit de Saint-Servan. Au bas Moyen-Âge, le clergé lui substituera le patronage de saint Servais. Cest au fond de l’anse de St-Servan que lon peut admirer la tour Solidor, édifiée de 1379 à 1384, et qui est l’oeuvre de l’architecte du duc Jean IV, Etienne Le Tur. Le duc de Bretagne bloque alors Saint-Malo en édifiant une tour à l’entrée de la Rance, à la place de l’ancienne tour viking d’Oreigle. Le nom de Solidor viendrait du vieux breton steir et dor cest à dire, la porte de la rivière.

Voilà pour aujourdhui, je vous abandonne là car je dois terminer la lecture de mon mensuel préféré. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

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