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To puff…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE

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Amis de l’humour noir et du puffisme (voir plus bas) réunis, bonjour !

Ce 4 mai correspond au 15è jour de Floréal dédié au ver à soie, à ne pas confondre avec le taenia qui est le ver à soi…

C‘est le 4 mai 1895 que paraît le premier numéro du journal Les temps nouveaux, à l’initiative de Jean Grave, dont j’ai souvent parlé ici même. Cet hebdomadaire qui vivra jusqu’en 1914 sera un formidable outil de propagande des idées anarchistes. De nombreux artistes et intellectuels y ont collaboré: Kropotkine, Elisée Reclus, Octave Mirbeau, Felix Nadar… On peut voir ici, à droite, une lithographie de Maximilien Luce pour illustrer le supplément littéraire du journal. C’est donc plus de 900 numéros qui verront le jour ainsi que quelques suppléments et brochures consacrés à Malatesta, Elisée Reclus, Proudhon… Voici ce que l’on pouvait lire dès le premier numéro: « Par ces temps de tripotages financiers, de réclame sans vergogne, la presse est devenue la servante de la banque et du commerce. Il est admis, aujourd’hui, qu’un journal ne peut vivre sans bulletin financier et qu’en abandonnant sa quatrième page aux petites correspondances amoureuses, aux marchands de « curiosités », aux charlatans de la « spécialité ». Sans capitaux et sans avance, nous

Jean GRAVE

lançons notre journal, ne comptant que sur l’appui du public intellectuel et la bonne volonté de ceux qui nous connaissent. Nous n’insérerons ni bulletin financier, ni réclame payée, ni annonces commerciales, n’espérant pour faire vivre notre journal qu’en la seule vente de ses numéros. Cette tentative réussira-t-elle ? – Au public d’en juger s’il doit continuer à servir le puffisme qui se fait sur son dos, ou apporter son concours à une œuvre d’idée. »

Cela vous rappelle quelque chose ?

En tous cas, ce petit billet m’a permis de découvrir ce qu’était le « puffisme », cet art de la réclame outrancière. De l’anglais to puff. Sources:Ephéméride Anarchiste

 

Allez, merci à vous d’être passé, je vous sais très occupés par les temps qui courent, hé oui, libération: J-2, portez vous bien et à demain peut-être.