Vous lisez actuellement les articles publié le avril 25th, 2012

Page 1 de 1

Le 1er mai appartient à l’Anarchisme…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, TRADITION

, , , ,

Amis de la vérité historique et de la quiche lorraine réunie, bonjour!

Nous sommes le mercredi 25 avril, 6è jour de Floréal dédié à l’Ancolie.

 

Puisque nous approchons du 1er mai, et que la grande récupération pour cette date hautement symbolique a commencé; rafraichissons un peu nos mémoires. Il serait fâcheux de se tromper de défilé et de se retrouver, bêlant, dans celui de Sarko ou de Le Pen…

Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.
Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers. A gauche, une reproduction de la couverture de « L’assiette au beurre » du 28 avril 1906. Huit heure pour le travail,huit pour les loisirs,huit pour le repos. Slogan inventé par OWEN dès 1810.
Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887 (Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolcheviques(1920), puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Aujourd’hui, Nicolas 1er, par l’odeur alléché et sentant la fin de règne s’approcher, veut faire du 1er mai, la fête du « vrai » travail. Droite et extrême-droite s’entendent comme larrons en foire pour récupérer tous les symboles de ce qui fit et qui fut la classe ouvrière. Ne laissons pas ces rapaces s’emparer de notre héritage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.