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Que d’eau, que d’eau…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des activités aquatiques et de l’anisette réunies, bonjour!

Nous sommes le lundi 30 avril, onzième jour de Floréal dédié à la Rhubarbe. Vous ne m’en voudrez pas de plagier Mac Mahon qui s’était exclamé devant une inondation de la Garonne: que d’eau, que d’eau…Les mauvaises langues assurent que le Préfet du coin lui aurait répondu: et encore, monsieur le Président, vous ne voyez que le dessus… C’était une belle époque, celle-là où les propos d’un Président de la République faisaient sourire dans les chaumières. Aujourd’hui les discours du Matamore élyséen ne font plus rire personne.

Les parisiens, toujours empressés à l’idée de moquer la petite bruine qui rafraichit de temps en temps notre chère Bretagne et plus particulièrement le Finistère, la ramène beaucoup moins quand ils offrent aux visiteurs deux jours de déluge sans discontinuer…Tout ceci pour vous dire que la ballade parisienne fut particulièrement arrosée et qu’il n’était guère aisé de slalomer sur les trottoirs de la capitale  entre les parapluies des étudiantes nipponnes et des familia transalpines…Comme disait un fameux procureur du tribunal des flagrants délires (Luis Rego):les chiffres sont accablants, il y a de plus en plus d’étrangers dans le monde…

Allez, retour vers le calme de l’ermitage, portez vous bien et à demain peut-être.

Un samedi parisien…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis du kan ha diskan et du kig ha farz réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 29 avril, dixième jour de Floréal, dédié au rateau; dans une semaine, les dés seront jetés et, j’en connais un qui va s’en prendre un…

Hier nous nous sommes précipité du côté de la rue Cadet au musée de la Franc-Maçonnerie pour visiter l’expo consacrée à Hugo Pratt ou plutôt à Corto Maltese. Quel régal ! L’exposition, présentée au musée de la franc-maçonnerie à Paris, nous invite à découvrir une quarantaine d’œuvres d’Hugo Pratt (aquarelles et planches) dont la plupart sont inconnues du public. Des pièces et documents maçonniques, qui l’ont inspiré pour ses albums, sont également présentés. L’expo ayant lieu dans l’espace profane, nul besoin de se faire « tuiler »…

Après cela, retour vers la Rhumerie, du côté de St Germain pour un Planteur bien mérité… A chaque fois que je retourne dans ce quartier, il me revient en mémoire les longues soirées passées dans les clubs de jazz à la fin des années… Oui, bon, n’insistez pas. Tiens, cadeau pour vous: Big Joe William

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Un Iris, une Hyacinthe. Coïncidence…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’histoire ancienne et du roti Wellington réunis, bonjour !

Nous voici le 28 avril, jour de la Hyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ?

Oyez, gens d’ici, la belle histoire de ces divins amants. Alors qu’Apollon lui apprend à lancer le disque, Hyacinthe est accidentellement (ou à cause de Zéphyr, selon la version) frappé à la tempe par le disque, et meurt. De son sang naissent des fleurs à qui l’on va donner le nom du jeune homme. Ce ne sont probablement pas des jacinthes mais plutôt des iris, mais bon, on va pas chipoter… Voyez cette représentation de la mort de Hyacinthe par Jean de Broc, c’est-y pas mignon?

Aucune représentation antique connue ne montre Hyacinthe et Apollon ensemble — à l’exception peut-être d’une coupe du peintre d’Akestorides, montrant un jeune garçon à califourchon sur un cygne. En revanche, il est souvent représenté dans la céramique attique en compagnie de Zéphyr, soit qu’il soit enlevé par ce dernier, soit que ce dernier pratique un coït intercrural couché. Comme diraient Vanneste et Lucas, les deux phares culturels de l’UMP: avec des moeurs comme ceux là, faut pas s’étonner que la Grèce ait des problèmes.

Ce matin je fais court car, avec ma fiancée, nous prenons la route pour la capitale, histoire de revoir Paris une dernière fois avant l’arrivée des hordes sauvages de bolcheviks le couteau entre les dents qui viennent violer nos compagnes, nationaliser les bains-douches et manger le pain de nos enfants.

Allez portez vous bien et à demain peut-être.

La fin de la démocratie?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’insoumission et du Picon-bière réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi (jour des crèpes) 27 avril, 8è jour de Floréal dédié au champignon…J’avance l’idée que notre Président-candidat a du en faire une consommation exagérée car il présente de plus en plus de troubles de mémoire. Les soubresauts de la campagne m’interpellent (comme on dit) quand à la validité actuelle de ce que l’on continue à nommer démocratie. Je vous soumets ce petit texte que j’ai déniché après une visite du blog de Marc Lafontan, toujours très bien documenté. Il y proposait une interview de Loïc Blondiaux, professeur en science politique et disponible sur Agoravox.

« Loïc Blondiaux exprime dans cette interview pour La Vie des idées ce que nombre d’entre nous ressentons et avons déjà pu exprimé : nous avons fini de croire ce qui paraissait une évidence, à savoir que nous vivons en démocratie.

Il rappelle que la « démocratie » représentative inventée au XVIIIe siècle, l’a été contre la démocratie véritable. Cette usurpation d’identité avait fini par être acceptée, le régime représentatif finissant, insensiblement, par être assimilé à la démocratie. Cette illusion commence à prendre fin aujourd’hui : « Les masques tombent, et l’on découvre que nous ne sommes pas, et que nous sommes de moins en moins en démocratie ». »

« Alain Cotta, auteur du Règne des oligarchies, avait été l’un des premiers à dire dans un média, le 14 février 2011, que la démocratie était « un leurre ». L’idée était encore peu répandue. Etienne Chouard, au fil de ses interventions sur Internet, l’a popularisée. Depuis, elle s’est répandue comme une traînée de poudre, jusqu’à s’incarner en Espagne dans le mouvement des Indignés. Même s’il est encore faible en France, ce mouvement qui conteste la représentation témoigne, selon Blondiaux, de cette prise de conscience. »

« Loïc Blondiaux considère que le vote n’est plus suffisant pour faire vivre notre démocratie, le processus représentatif doit être enrichi par une implication plus forte des citoyens : « Il faut multiplier, entre les élections, les épreuves de légitimité, il faut donner la possibilité aux citoyens d’interpeller le pouvoir, il faut obliger le pouvoir à rendre des comptes. » Il faut aussi permettre aux citoyens de participer davantage. Des capacités d’auto-organisation existent selon lui à l’intérieur de la population, comme en témoignent les Indignés, et le processus politique doit apprendre de ces expériences.

Blondiaux évoque, en guise d’exemple, l’expérience islandaise, injustement méprisée en France : « L’Islande a pensé un dispositif constituant, dans lequel une assemblée de citoyens tirés au sort a élaboré des projets, a essayé de définir des perspectives, qui ont été reprises par un groupe de citoyens ordinaires élus, c’est-à-dire qu’on s’est débarrassé des représentants. Ces citoyens ont consulté, sous la forme d’une wiki-constitution, le peuple entier, qui a annoté cette constitution, et cette constitution sera soumise in fine au référendum. Ce mélange de démocratie participative, de débat public approfondi, et de démocratie directe, qui laisse à chacun la possibilité de peser sur le processus, me paraît aller dans le bon sens. » Une bonne idée sans doute, à injecter – comme un gentil virus – dans la campagne présidentielle… »

Maintenant, c’est à vous de voir. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A la sainte Prudence, les moutons dansent…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des mystères de l’Ouest et du crabe mayo réunis, bonjour!

Nous sommes le jeudi 26 avril, 7è jour de Floréal dédié au Muguet. A l’heure ou j’écris ce billet, un coup de tabac, force 7 à 8 balaie la pointe du Finistère. Un vent de Sud-Ouest porteur de grains qui nous arrive en ligne directe de l’Atlantique et ça bastonne ferme au dessus des jardins de Keramoal. Vraiment pas un temps à mettre un cénobite dehors… Cela tombe bien car le spectacle du monde n’incite guère à la rêverie ni même à la flanitude (c’est joli ça: flanitude). Or donc, plutôt que d’aller faire mon tour sur le port, je me promène sur twitter et je visite quelques blogs amis.

La plupart d’entre-eux expriment, chacun à sa manière, leur dégout devant la droitisation extrême du régime sarkoziste. C’est à qui sera le plus outrancier dans le racolage. Rappelons que l’article 225-10-1 du code pénal énonce que « le fait, par tous moyens, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui…est puni de 2 mois d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende« . Mais, les voix de la majorité silencieuse sont aussi impénétrables que celles d’un « Buisson » d’épines.

 

L‘humour étant souvent au rendez-vous, le dimanche 06 mai, deuxième tour des élections, est celui de Ste Prudence et, comme le disait mon aïeule, qu’un petit coup de vent n’arrêtait pas, « à la sainte Prudence, s’il fait du vent, les moutons dansent!« . Il y a d’ailleurs une statue de la Prudence en question qui orne le tombeau de François II duc de Bretagne dans la cathédrale de Nantes (c’est la dame qui est à gauche sur la photo), ce qui, vous en conviendrez n’a strictement rien à voir avec ce qui précède… Quoique, elle fait partie des quatre valeurs cardinales avec la justice, la force, et la tempérance que les amateurs du tarot de Marseille connaissent bien même si dans le tarot la prudence est représentée par l’Hermite…Mais bon, cela nous emmènerait trop loin; gageons que le prochain président possède toutes ces vertus.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 1er mai appartient à l’Anarchisme…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, TRADITION

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Amis de la vérité historique et de la quiche lorraine réunie, bonjour!

Nous sommes le mercredi 25 avril, 6è jour de Floréal dédié à l’Ancolie.

 

Puisque nous approchons du 1er mai, et que la grande récupération pour cette date hautement symbolique a commencé; rafraichissons un peu nos mémoires. Il serait fâcheux de se tromper de défilé et de se retrouver, bêlant, dans celui de Sarko ou de Le Pen…

Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.
Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers. A gauche, une reproduction de la couverture de « L’assiette au beurre » du 28 avril 1906. Huit heure pour le travail,huit pour les loisirs,huit pour le repos. Slogan inventé par OWEN dès 1810.
Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887 (Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolcheviques(1920), puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Aujourd’hui, Nicolas 1er, par l’odeur alléché et sentant la fin de règne s’approcher, veut faire du 1er mai, la fête du « vrai » travail. Droite et extrême-droite s’entendent comme larrons en foire pour récupérer tous les symboles de ce qui fit et qui fut la classe ouvrière. Ne laissons pas ces rapaces s’emparer de notre héritage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Zéro de conduite…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la méditation transcendentale et du coq au vin réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 24 avril, cinquième jour de Floréal dédié au Rossignol.

Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

L24 avril 1905, naissance de Jean VIGO à Paris. Cinéaste libertaire, (fils de l’anarchiste Eugène VIGO dit Miguel ALMEREYDA). Son enfance, misérable, est durement marquée par les activités de son père et ses fréquents séjours en prison. A la mort « mystérieuse » de celui-ci dans sa cellule, en 1917, (et le scandale politique qui s’en suit), Jean n’a que 12 ans, et est déjà atteint de tuberculose. C’est grâce à sa rencontre avec Lydou, fille d’un industriel polonais, qu’il peut entamer sa courte vie de cinéaste engagé.
En 1930 son premier film voit le jour : « A propos de Nice ». Il s’agit d’une virulente satyre sociale. En 1933, il tourne « Zéro de conduite ». Ce film est immédiatement interdit par la censure pour « Eloge de l’indiscipline et atteinte au prestige du corps enseignant ».

Un autre film « Evadé du bagne », censé retracé la vie d’Eugène Dieudonné, restera en projet, et ne pourra être tourné, et c’est « L’Atalante », tournée début 1934, qui voit le jour. Jean VIGO est déjà très malade. Mais, sous des prétextes commerciaux et par peur de la censure, le film ne sortira pas dans sa version intégrale. Ah, le géantissime Michel SIMON ! La Gaumont ira même jusqu’à remplacer la musique du film que l’on devait à Maurice Jaubert par une chanson à succès de Lys Gauty « le chaland qui passe ». C’est Henri Langlois de la Cinémathèque Française qui, dans les années 50 tentera de restaurer ce qu’il restait du film.

Jean VIGO est membre de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires à partir de 1932, il continua à fréquenter les libertaires (et notamment Jeanne Humbert qui était sa « marraine laïque »).
Sa carrière de cinéaste sera stoppée par la maladie, il meurt le 5 octobre 1934, âgé seulement de 29 ans. sources:Ephéméride Anarchiste.

Voila pour ce mardi de l’entre-deux tours où chacun va chercher sa chacune. Hollande à 30%, il en manque encore 20,01 pour être élu… Mon « zéro de conduite » à moi, s’adresse aux millions de franchouillards qui ont voté Le Pen, nous rappelant une fois encore que 20% de l’électorat ne rechigne pas à se vautrer dans les vomissures extrême-droitistes que la médiacratie à largement contribué à dédiaboliser…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les lendemains qui (dé)chantent…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des lendemains qui chantent et du vin chaud réunis, bonjour!

Vous voudrez bien noter, chers lecteurs, que nous sommes le lundi 23 avril, autrement dit le 4è jour de floréal dédié à l’aubépine. Comme celle-ci à Bouquetot dans l’Eure, et que l’on dit la plus vieille de France, puisque plantée en 1355 au début du règne de Charles V pour célébrer le rattachement de la Normandie à la France….

Ah l’aubépine, outre le fait qu’elle vient souvent au secours du contrepèteur de base, c’est une fleur qui illumine nos talus de la plus belle façon. Que n’a t-on raconté sur cet arbuste si décoratif…Son bois était parait-il le mieux adapté pour fabriquer les pieux qui convenaient pour se débarrasser des vampires. Sa facilité d’hybridation fait qu’on en recense plus de 1200 espèces. D’ailleurs, un jardinier espagnol, Miguel Sulcudor, de la ville de Vigo, s’était passionné pour les greffes sur les aubépines. il greffait de l’aubépine rose, du poirier, du néflier, en mélangeant sur un même arbre ces variétés. Il produisait ainsi des arbres qui donnaient des fruits d’un côté et des fleurs de l’autre. Il réalisait aussi des greffes en écusson sur un même tronc en panachant aubépine rose, poirier, néflier, ce qui donnait des arbres où chaque branche était différente. Il donna à ces créations le nom de Sulcudus et plusieurs dizaines de ce type d’arbres furent plantées dans les différents parcs et jardins de la ville. Faute d’entretien, beaucoup de ces arbres ont dégénéré et seul subsiste le greffon d’aubépine rose qui a supplanté le reste ; néanmoins, on peut encore admirer quelques magnifiques spécimens de Sulcudus dans le parc de Pontevedra où chaque année au mois de mai, ces arbres se  couvrent de fleurs roses et blanches (aubépine et poirier) et qui dès août produisent profusions de belles poires pour le bonheur des promeneurs. En France, des greffeurs amateurs se sont inspirés des créations de Miguel Sulcudor et l’on peut trouver, notamment en Bretagne, sous le nom de « Soulcoudus » des aubépines donnant plusieurs sortes de fleurs et de fruits sur un même arbre.

Voilà pour la petite histoire de l’aubépine qui a séduit Marcel Proust lui même dans «  A la recherche du temps perdu »: « je revenais devant les aubépines comme devant ces chefs-d’oeuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder … ». Et puis, si le coeur vous en dit, vous pouvez vous lancez dans la culture de l’aubépine bonsaï, c’est très zen !

Nous voici donc ce lundi 23 avril au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle et, je vous fais copie de mon bulletin de vote, emprunté à Frédéric LORDON, sociologue, chercheur au CNRS.

Demandez-vous, Messieurs, pour qui vous gouvernez,
À qui le politique a-t-il à s’adresser ?
Est-ce à des créanciers ou à ses citoyens ?
Où sont ses vrais devoirs, à qui doit-il le bien ?

J’ai peur à vous entendre que sens dessus dessous,
Vos esprits, vos idées, désormais se dévouent
À ignorer le peuple et servir la finance
Et du contrat social à faire déchéance.

(Frédéric Lordon)

C‘est assez pour aujourd’hui, chacun a eu son compte d’émotion. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Here’s to you Nicola & Bart…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de mes amis, de leurs chiens et de leurs femmes, bonjour!

Nous sommes le dimanche 22 avril, troisième jour de Floréal dédié à la Fougère et premier tour de l’élection présidentielle. Si vous me suivez depuis un moment, vous connaissez mon positionnement; si je pense que le résultat d’élections peut permettre quelques avancées sociétales (par exemple abolition de la peine de mort) je crois que les grandes avancées sociales naissent dans la lutte et le rapport de force. Voila pourquoi en ce jour de vote mes pensées vont vers N.S. Oyez pourquoi…

C‘est amusant car c’est un 22 avril en 1891 qu’est né un petit bonhomme qui allait laisser sa trace dans l’histoire du monde ouvrier et de ses luttes. Ferdinando SACCO, plus connu sous le nom de Nicola SACCO. Pour un autre Nicolas Sa…. ça pourrait bien être le début de la fin…

Militant anarchiste italo-américain victime du terrorisme étatique né un 22 avril 1891.En 1908, âgé de 17 ans, il émigre à Boston, aux USA, où il trouve un emploi d’ouvrier dans la métallurgie, puis dans l’industrie de la chaussure. D’abord socialiste, il rejoint ensuite, en 1913, le cercle anarchiste d’ Etudes Sociales où il participe avec sa compagne aux activités politiques ou culturelles du groupe jouant des pièces de théâtre. En 1916, lors d’une manifestation de soutien à la grève de Mesabi Range, dans le Minnesota, il est arrêté avec les compagnons du Cercle social. Condamné pour trouble à l’ordre public, il sera finalement gracié en appel.

En 1917, les Etats-Unis entrent dans le conflit mondial. Pour échapper à la mobilisation, Sacco se réfugie au Mexique avec une trentaine d’insoumis, dont Bartolomeo Vanzetti c’est celui qui a une grosse moustache, dont il fait la connaissance. Sacco rentre trois mois plus tard aux Etats-Unis sous un faux nom. En 1918-1919, les nouvelles lois sur l’immigration suscitent la colère des anarchistes et des attentats visent les responsables du mouvement anti-étrangers.

En 1920, la répression policière s’abat sur le mouvement anarchiste, provoquant la mort d’Andréa Salsedo.Par ailleurs, deux braquages ont lieu, le 24 décembre 1919 à Bridgewater, et le 15 avril 1920 à South Braintree, où deux convoyeurs sont tués. Le 5 mai 1920 Sacco et Vanzetti sont arrêtés par la police.Le 16 août, Vanzetti est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison. Le 11 septembre 1920, Sacco et Vanzetti sont accusés du meurtre des convoyeurs. C’est le début de l’affaire « Sacco et Vanzetti« . Le procès du 31 mai au 14 juillet 1921 les déclare coupables. Des comités de soutien se créent dans le monde entier pour clamer l’innocence des deux inculpés. Mais ni les immenses manifestations internationales, ni le manque de preuves formelles ne feront reculer la « logique » juridico-politique.Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Dans la nuit du 22 au 23 août 1927, Sacco et Vanzetti sont exécutés sur la chaise électrique, suscitant une réprobation mondiale. En 1977, 50 ans après leur exécution, leurs noms sont réhabilités par le gouverneur du Massachusetts…La belle affaire !

Allez, à 20h Champomy pour tous, portez vous bien et à demain peut-être…


NE ME QUITTE PAS…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la sinécure et du merlan poché réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 21 avril (J-1) et nous sommes le deuxième jour de Floréal dédié au chêne…

Souvenons de cette magnifique interprète qu’était NINA SIMONE

La chanteuse noire américaine est morte un lundi 21 avril en 2003, à Carry-le-Rouet Bouches-du-Rhône, à l’âge de 70 ans. Cette artiste fut l’interprète de standards comme « My Baby Just Cares For Me » ou « Ne me quitte pas ». J’ai retrouvé un article que lui avait consacré Véronique Mortaigne dans « Le Monde » à l’époque, je m’en inspire pour ce billet.Large , grande, magnifique j’aime bien cette photo avec sa coupe à la Angéla Davis, Nina Simone jouait du piano habillée en peau de panthère ou coiffée d’un turban. Femme noire longtemps exploitée par les hommes de son entourage, traitée par le milieu musical comme il se devait à l’époque de ses débuts – c’est-à-dire très mal -, Nina Simone avait changé les paroles du classique de Jacques Brel, Ne me quitte pas, car elle ne supportait pas que quiconque, et surtout pas une Noire, prononce des mots aussi dégradants que « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ».Derrière Nina la star, il y eut toujours Eunice Waynon, la jeune noire née d’un père barbier et prédicateur méthodiste. Son histoire est celle d’un sacrifice, celui de la jeunesse, passée dans l’étude du piano. Au début des années 1950, Eunice s’enfonce dans le destin obligatoire du musicien noir. Par admiration pour Signoret, elle adopte le nom de Simone. Trois ans plus tard, Nina Simone, avec ses dons hypnotiques, ses drôles d’arrangements au piano et sa voix poignante, enflamme les clubs. I Love’s You Porgy, My Baby Just Cares For Me : les tubes s’enchaînent, Nina a vingt-quatre ans. La jeune et gracieuse jeune fille qu’elle fut avant d’adopter des courbes de madone s’engage dans la bataille pour les droits civiques aux Etats-Unis, avec ses chansons rebelles : Young, Gifted and Black, Mississippi Goddam pour les quatre enfants noirs morts dans un attentat raciste en Alabama en 1963, Why pour l’assassinat de Martin Luther King. « Mes amis -Stokely Carmichael, Malcom X-, tous morts ou en exil.

 

Nina Simone précisait qu’elle se sentait totalement africaine: » Myriam Makeba, chanteuse sud-africaine, interprète de Pata Pata, exilée aux Etats-Unis et fer de lance de la lutte contre la ségrégation- nina_simone_était dans le secteur. Elle me demande : « Nina, es-tu prête à rentrer à la maison ? » Je lui dis oui. Après avoir réglé quelques affaires, nous sommes parties directement en Afrique. C’est elle qui a choisi le Liberia, car elle y connaissait du monde, de plus, le Liberia était symboliquement important dans l’histoire de l’esclavage », déclarait-elle au Monde en 1991 à la veille d’un des nombreux passages qu’elle fit à l’Olympia.Nina, portée sur l’alcool et les paradis artificiels, fut lâchée et lâcha tout le monde, entama un chemin de croix solitaire, borné d’humeur et d’envies, de petits escrocs amoureux qui partaient avec la caisse. Des humeurs, des envies… Elle eut de brusques illuminations qui la faisaient abandonner les salles de concert au désespoir de tous. D’autres, belles et profondes, qui lui firent porter des stades et des salles vers le swing et la chaleur. Nina Simone était aussi une voix, spéciale, inimitable, grave, avec la quelle elle pouvait chanter aussi bien My Way, I Love’s You Porgy, ou un classique du blues.Nina Simone avait chanté Brel, mais aussi Brassens  » Il n’y a pas d’amour heureux », évidemment. Dans les années 1980, un ami lui avait offert une cassette de Jacques Brel. « J’étais à New York, je l’écoutais et à chaque fois que Brel disait : « Ne me quitte pas », je pleurais. Puis, je suis partie en Suisse et j’ai appris la chanson avec un professeur. Je l’ai répétée pendant trois ans avant d’oser la chanter. »

Allez, demain j’en connais un qui aimerait bien qu’on lui chante « ne me quitte pas »…Et bien c’est râpé mon poulet. Portez vous bien et à demain peut-être.