Gaza, j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la couche d’ozone et du paris-Brest réunis, bonjour !
Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le 18 mars, c’est à dire le 28ème jour de Ventôse qui est comme vous le savez, consacré à la capillaire dans le fameux et désormais célèbre calendrier républicain. Moi qui fut, comme Fabrice Lucchini,  apprenti coiffeur (la comparaison s’arrête là) je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais… Je vais au capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: Cheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée (jolie expression même si elle n’est plus guère usitée). En Bretagne elle fait partie des espèces protégées alors qu’en Bavière on l’utilise sous forme de sirop dans la fabrication d’un breuvage incertain à base d’infusion de thé ou de café additionnée de lait. Ach, le modèle allemand !

Tout à fait autre chose.

Dans la famille HESSEL, je demande Madame… Si l’épouse de Stéphane Hessel a voulu écrire « le nom de Gaza », c’est pour que le peuple de cette bande de terre de 360 km2 au bord de la Méditerranée demeure visible, au-dessus des ténèbres que lui impose l’administration israélienne avec ses checkpoints, son blocus la privant de l’accès à ses propres richesses : son eau, sa pêche… Avec, aussi son goût de la vie, sa liberté affleurant sous les massacres. « Des femmes en pleurs qui «se cramponnent aux ruines de leur maison», des hommes «anéantis», des enfants ne sachant plus jouer sinon à courir «de façon incohérente». Des chars d’assaut dans les jardins publics, des quartiers rasés et laissés comme autant d’«espaces lunaires». Mais où l’on croise encore des habitants capables de s’évader par l’œilleton d’un télescope braqué vers Jupiter et ses satellites… »

La présidente de l’antenne palestinienne de la Voix de l’enfant – une association fédérative ayant pour but l’écoute et la défense de tout enfant en détresse – appartient, écrit-elle, à cette «génération qui a applaudi à la création de l’Etat d’Israël, en mai 1948». Elle dit aujourd’hui ne plus pouvoir se taire ni se «réfugier dans une attitude de neutralité». Elle a déjà ouvert les yeux de son époux, Stéphane Hessel qui, rappelle leur éditeur commun, ne supporte pas «que des juifs puissent perpétuer eux-mêmes des crimes de guerre».
Prenant la plume, elle espère désormais que ses mots et ceux, tout aussi forts et sobres, qu’elle a entendus dans ces ruines puissent amener chacun à seulement jeter un regard sur le sort des Gazaouis coupés du monde. (Association france-Palestine Solidarité)« Gaza, j’écris ton nom » un livre de Christiane Hessel-Chabry . 3 euros – éd:indigène-éditions

C’est paru au mois d’octobre mais, je n’en avais pas parlé à cette époque là. La recrudescence de la violence en Palestine me le remet en mémoire. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

2 commentaires

  1. Sceptique

    Dans l’esprit d’Ariel Sharon, le retrait de l’occupant israélien de Gaza devait laisser le champ libre à une ébauche d’État palestinien. Le premier acte des gazaouis libérés a été de raser les colonies juives évacuées de force par l’état israélien. Puis, de faire du territoire une tête de pont pour la reconquête d’Israël et son anéantissement. Pour commencer, harceler le voisin honni avec des roquettes tirées à l’aveugle sur les villes proches.
    Pour faire la paix, il faut être deux. La continuation de la guerre (les guerres sans crime, je ne connais pas) est de la responsabilité des deux parties, Israël et le Hamas, qui dirige de fait le territoire de Gaza.

    • erwandekeramoal

      Point de vue que je ne partage absolument pas mais qui a, bien entendu, droit de cité entre nos colonnes…

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